01 - Sommaire


LA FAMILLE FORTESCU
(Etude généalogique)

Jean-Luc Thouroude
__

Evolution sociale d’une ancienne famille noble du Cotentin



Présentation

Les Sources :
-
Les sources Manuscrites
-
Les sources imprimées
-
Recherches de Noblesse

Les Origines :
-
Onomastique
-
Ancienneté de la Maison
-
Armoiries
-
La Branche Anglaise

Etude Généalogique :
° 1350-1450 :
-
Un Siècle d'Or
-
Les Seigneurs de la Vieille-Court
-
Les Seigneurs de Langlet

°1650-1780 :
-
Les Bourgeois de Carentan


Les descendants du dernier Sieur de la Vieille-Court :
-
Les Derniers Sieurs de Langlet
-
Les Sieurs de la Chesnée et de Morfleur
-
Les Sieurs du Taillis et de Banneville


Un modèle Caractéristique de la Noblesse du Côtentin à Travers les siècles ?? :
Une Noblesse Ancienne,
Une Noblesse Pauvre,
Une Noblesse Rurale.

Origine des Conjoints

Preuves

Conclusion

Annexe

Index Sélectif des Noms de Personnes

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02 - Présentation

LA FAMILLE FORTESCU

( étude généalogique )

Evolution sociale d'une ancienne
famille noble du Cotentin

JEAN-LUC THOUROUDE

1986





Le choix de la famille Fortescu a été motivé par des facteurs géographiques et chronologiques :

- Géographiques, car le territoire envisagé est assez vaste. L'ouvrage a pour cadre le Nord de la Manche, et principalement les actuels cantons de St-Jean-de-Daye, Carentan, St-Sauveur-le-Vicomte et Valognes.

- Chronologiques, car l'ancienneté de la famille a permis d'étudier son évolution sociale sur une longue période.

Le but de ce travail sera de déterminer si cette famille est un modèle caractéristique de la noblesse du Cotentin à travers les siècles.

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03 - Les Sources


Les sources consultées sont nombreuses. Malheureusement, leur qualité fut très diverse. Par ailleurs, bon nombre de sources manuscrites, conservées aux Archives Départementales de la Manche (A.D.M.), furent détruites en 1944.


La famille Fortescu n'a pas fait l'objet d'études récentes. Seuls, deux ouvrages de base subsistent :
-
Thomas (Fortescue) Lord Clermont, "A history of the family of Fortescue in all its branches",
2e éd., London, 1880, in-4°, XIX-503-88 pp.,
(avec une notice sur les Fortescu normands et le chartrier de Richard Fortescu).

L'ouvrage de Lord Clermont est en majeure partie consacré à la branche anglaise des Fortescue. L'auteur, lui-même descendant direct de cette famille, fait l'apologie de ses ancêtres, certes plus brillants que leurs confrères du continent. L'étude de la branche normande est sommaire (chapitre XVI, pp. 448-481). En fait, le grand intérêt de cet ouvrage réside dans la publication des sources et du chartrier de Richard Fortescu (XVe siècle, annexe, pp. 1-70). L'auteur a publié les généalogies de MM. O'Gilvy et de Magny. Mais il n'a malheureusement pas pu vérifier leurs dires qui sont pour le moins aléatoires.

-Lepingard (E.), "Etude sur les Fortescu français",
in N.M.D.,12e volume, St-Lô, 1894, pp. 131-152.


Cet article est intéressant à plus d'un titre. D'abord, et ce n'est pas le moindre de ses mérites, parce que l'auteur est le seul à avoir fait une réelle approche des Fortescu normands. Ensuite, parce qu'il a pu consulter diverses sources, conservées aux A.D.M. (aujourd'hui détruites). Enfin, parce qu'il s'est efforcé de fournir des filiations suivies, malgré quelques erreurs et confusions. On regrettera qu'il n'ait pas envisagé la publication de preuves ni la descendance des Fortescu au XIXe siècle.


Les sources Manuscrites

Les sources imprimées

Recherches de Noblesse

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04 - Les sources manuscrites

A - Bibliothèque Nationale, au cabinet des Titres :

- Nouveau d'Hozier
- Carrés d'Hozier
- Pièces originales
- Dossiers Bleus
- Armorial Général officiel de d'Hozier (1696)
Plusieurs pièces contenues dans ce fonds concernent la famille Fortescu. Malheureusement, nous n'avons pas pu les consulter, pour des raisons matérielles.





B - Archives Départementales de la Manche :


Les Registres Paroissiaux
Les registres des paroisses intéressées sont pour la plupart lacunaires et conservés en mairie.
- Alleaume : 1619-1792, en mairie à Valognes.
- Besneville : 1639-1664 et 1710-1792, en mairie.
- Carentan : 1642-1792, en mairie.
- Le Dézert : 1650-1791, aux A.D.M. (nombreuses lacunes : seules 13 années subsistent au XVIIe siècle).
- Graignes : 1626-1632 et depuis 1700, en mairie (lacunes).
- Le Hommet d'Arthenay : 1694-An X, aux A.D.M.
- Le Mesnil-Angot : 1668-1792, aux A.D.M. (lacunes au XVIIIe siècle).
- Le Mesnil-Véneron : Depuis 1604 ?, en mairie (lacunes).
- Montmartin-en-Graignes : Depuis 1700, en mairie.
- St-André-de-Bohon : Depuis 1671, en mairie.
- St-Georges-de-Bohon : 1693-1792, aux A.D.M.
- St-Pierre d'Arthenay : 1626-1792, aux A.D.M.
- St-Sauveur-le-Vicomte : 1700-1730 et depuis 1741, en mairie.
- Ste-Marie-du-Mont : Depuis 1662, en mairie.
- Valognes : Depuis 1580, en mairie.


En outre, des dépouillements d'état-civil sur fiches INED (16 J) sont conservés aux A.D.M.
- Dépouillements portant sur la totalité des actes :
* St-Georges-de-Bohon : 1693-1792.

- Dépouillements sélectifs portant sur les actes relatifs aux notables :
* Alleaume
* Besneville
* Le Mesnil-Véneron
* Sainteny
* Valognes


Archives Notariales et Tabellionages
De nombreux notariats ont péri en 1944, dont :
- Pont-Hébert, notariat de la Meauffe, dont ne subsistent que les années 1668-1669 : 5E 17258.
- St-Lô, depuis 1541, fonds sinistré totalement en 1944.
- Le Hommet (d'Arthenay), dont ne subsistent chez des particuliers que les années 1522-1540 (lacunes), 1601, 1608-1609.

Nous avons consulté :
- Carentan : 1628-1806 (lacunes), 5E 1424-1678.
Inventaires, 1702-1786, 5E 1679-1733.
- Coutances : Inventaires, 1678-An X, 5E 2926-2996.
- La-Haye-du-Puits, notariat de St-Sauveur-de-Pierrepont : 1715-1874, 5E 4700-4852 (nombreuses lacunes-état médiocre).
- Lessay : 1637-1874 (lacunes), 5E 5481-5711.
- Octeville, notariat de Vauville : 1676-1909, 5E 6555-6814.
- Ste-Marie-du-Mont : 1630-1870, 5E 10916-11192.
- St-Sauveur-le-Vicomte : 1616-1886 (lacunes), 5E 11776-12108.
- Valognes : 1624-1880, 5E 14537-14830 et 5E 15081-15433.


- Minutes isolées du notariat de Valognes : 5E 15434. SERIES A, C, H, J. La plupart de ces séries ont été détruites en 1944. On se reportera aux inventaires imprimés, qui avaient été dressés avant la dernière guerre :
- Série A : Dubosc (M.), Inventaire sommaire des Archives Départementales antérieures à 1790, tome 1, articles 1-4202, (domaine), St-Lô, 1865.
- Série C : Dolbet (F.), Inventaire sommaire des Archives Départementales antérieures à 1790, articles 1-822, (intendance), St-Lô.
- Série H : Inventaire sommaire des Archives Départementales antérieures à 1790, (archives ecclésiastiques), 2 volumes, St-Lô.
- Série J : Cette série comporte des notes et des fonds d'érudits, ainsi que des chartriers déposés aux A.D.M. par des particuliers.

*Fonds Durant de St-Front, cote 130 J 37. Ce fonds contient quelques pièces originales du début du XVe siècle, concernant Jehan Fortescu, garde des sceaux de la vicomté de Valognes, ainsi qu'une généalogie effectuée par M. Durant de St-Front.

*Notes Descoqs, cote 6 J 6. Elles concernent St-Lô et ses environs.

*Chartriers : Nous nous sommes référés aux inventaires de M. Rémy Villand :
- "Inventaire du chartrier du château de Courcy", Publ. Mult., fasc. 18, 1974.
- "Inventaire du chartrier Simon du Buisson", Publ. Mult., fasc. 27, 1975.
- "Inventaire sommaire du chartrier de Capelle", Publ. Mult., 1981.
- "Inventaire du chartrier de la famille de Morel", Publ. Mult., 2 tomes, fasc. 58, 1985.

Le seul chartrier familial connu a été publié par Lord Clermont. Il fera l'objet d'une analyse succinte dans cette étude.



C - Archives diocésaines :

Les actes d'état-civil du XIXe siècle (région de St-Lô) ont été détruits en 1944. Les archives diocésaines à Coutances conservent les registres de catholicité depuis 1804. Ils nous ont permis d'établir des généalogies succintes pour le XIXe siècle.



D - Archives Départementales du Calvados (A.D.C.)

La série C : Fonds de l'intendance. A principalement concerné les rôles de capitation.



E - Archives personnelles - papiers de famille

Ils ont été égarés, comme en témoigne un extrait d'une lettre adressée par le Comte Auguste de Bonvouloir (du Dézert), à Lord Clermont, vers 1866 (31) :

" Je reçoit à l'instant, Monsieur, la réponse de M. Hervé de Fortescu, et malheureusement, il ne lui reste plus de papiers de famille. Il me dit que son père avait encore beaucoup de vieux titres qu'il se rappelle d'avoir vus dans son enfance, et dont il a souvent entendu parler; mais comme ils sont tombés dans un état voisin à la pauvreté, son frère aîné entre les mains duquel étaient tombés ces papiers, n'en a pas apprécié l'importance et les a laissés perdre complètement (...). Mon père se rappelle d'avoir vu au commencement du siècle un vieux chevalier de Fortescu qui est le dernier de la famille qui ait vécu noblement, les derniers ayant été forcés d'apprendre des métiers pour vivre ".

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05 - Les sources imprimées

A - Ouvrages




Abbé BERNARD, Notes historiques sur l'arrondissement de St-Lô, (aux A.D.M.).
BRIDREY (E.), Cahiers de doléances du bailliage de Cotentin, 3 tomes, Paris, 1907-1912.
CHAIX D'EST-ANGE (G.), Dictionnaire des familles françaises anciennes, Evreux, 1903-1929, 20 vol.
DELISLE (L.), Histoire du château et des sires de St-Sauveur-le-Vicomte, Valognes, 1867.
Dom MAURICE, Histoire de Bretagne, Paris, 1744, 5 vol.
DROUET (L.), Recherches historiques sur les vingt communes du canton de St-Pierre- Eglise, Cherbourg, 1893.
DUBOSC (M.), Cartulaire du Prieuré de la Perrine, St-Lô, 1878.
DUPONT (G.), Histoire du Cotentin et de ses îles, Caen, 1873, 4 vol.
FLEURY (J.), Essai sur le patois normand de la Hague, Paris, 1886.
FOURREY (G.), Vos ancêtres sont-ils depuis longtemps à Geffosses ?, 1980, dactylographié.
GODEFROY (F.), Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes, du 9e au 15e siècle, Paris, 1881-1902, 10 vol.
HECQUET (H. du), La maison du Hecquet, Paris, 1915.
JOUGLA de MORENAS (H.), Grand armorial de France, tome 4, Paris, 1934.
LABBEY DE LA ROQUE, Recherche de Montfaut, 2e éd., Caen, 1818.
LA CHESNAYE-DESBOIS (A. de), Dictionnaire de la noblesse, Paris, 1866, 20 vol.
LA ROQUE (G.A.), Histoire généalogique de la maison de Harcourt, Paris, 1662-1668, 4 vol.
LECACHEUX (P.), Actes de la chancellerie d'Henri VI, concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Soc. Hist. de Normandie, 1907, 2 vol.
LE COCQ d'ARMANDVILLE (J.H.I.), Etude historique et généalogique sur les Le Coq, 1933-1937, dactylographié.
LE SAGE DE LA HAYE (Y.), L'évolution sociale des Le Sage, seigneurs de Chandon en Touraine et de St-Pierre-Eglise en Cotentin, de 1337 à 1438 (aux A.D.M.).
LE TENNEUR (R.), Carentan à travers les siècles, Coutances, 1970.
LETURCQ (J.F.), Généalogie de la famille de l'Empérière, Paris, 1904.
LUCE (S.), Chronique du Mont-St-Michel, 1343-1468, 2 tomes, Paris, 1879-1883.
MAGNY (E. de), Nobiliaire de Normandie, 2 tomes, Paris, s.d.
MAUDUECH (G.), Recherche de noblesse de d'Aligre (1634), multigraphié, aux A.D.M.
MONSTRELET et MASSEVILLE, Histoire sommaire de Normandie, 2e éd., Rouen, 1708-1727, 6 vol.
PITHOIS (C.), Brix, berceau des Rois d'Ecosse, Ch. Corlet, 1980.
PONTAUMONT (E.de), Histoire de la ville de Carentan et de ses notables, Paris, 1863.
PONTGIBAUD (Comte de), Le chartrier de Fontenay, Caen, 1913.
PREVOST (G.A.), L'armorial général de France (généralité de Caen), Rouen et Paris, 1913, 2 vol.
PUISEUX (L.), L'émigration normande et la colonisation anglaise en Normandie au XVe siècle, Caen et Paris, 1866." Recherche de la noblesse de la généralité de Caen en 1666 ", publié par A. du Buisson de Courson, Caen, 1887-1889.
SAINT-ALLAIS (de), Nobiliaire universel de France (d'après Chevillard), n° 5-6, nobiliaire de Normandie, Paris, 1873-1874.
SEVESTRE (E.), Valognes, Valognes, 1926.
SIMON (G.A.), Histoire généalogique des Clérel, Caen, 1954. " Supplément à la liste des biens des émigrés situés dans le département de la Manche ", Coutances, imprimerie Joubert, 1792.
TOUSTAIN de BILLY (R.), Mémoires sur l'histoire du Cotentin et de ses villes, ville de St-Lô, St-Lô, 1864.
VAUTIER (C.), Extrait du registre des dons, confiscations, maintenues (...)par le roi Henri V d'Angleterre, Paris, 1828.



B - Articles

Liste des abréviations de revues utilisées dans cet ouvrage :

A.M. : Annuaire du Département de la Manche.
B.S.A.N. : Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie.
B.S.H.L. : Bulletin de la Société Historique de Lisieux.
C.A.N. : Cahiers des Annales de Normandie.
C.L.D. : Cahiers Léopold Delisle.
M.S.A.N. : Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie.
M.S.L.V. : Mémoires de la Société Archéologique, Artistique, Littéraire et Scientifique de l'Arrondissement de Valognes.
M.S.C. : Mémoires de la Société Nationale Académique de Cherbourg.
N.M.D. : Notices, Mémoires et Documents du Département de la Manche.
P.M. : Publications Multigraphiées de la Société d'Archéologie et d'Histoire de la Manche.
R.A. : Revue de l'Avranchin.
R.M. : Revue du Département de la Manche.
R.N. : Revue Nobiliaire.



"Les d'Anneville", P.M., fasc. 54, 1984.
CAMPSERVEUX (M.), "La condition économique et sociale de la noblesse du Cotentin à la fin du Moyen-Age", in Revue de l'Avranchin, Tome 54, 1982.
DUPONT (A.), "Pour ou contre le roi d'Angleterre", in B.S.A.N., Tome 54, 1957-1958, Caen et Rouen, 1959.
DURANT de ST-FRONT (J.), "Aveux du Cotentin sous les rois Charles 5 et Charles 6", in R.M., Tome 3, fasc. 9, 1961.
DURANT de ST-FRONT (J.), "Recherche de la noblesse de l'élection de Valognes (1523)", in R.M., Tome 10, fasc. 40, 1968.
FONTAINE de RESBECQ (F. de), "Les rapports du gouvernement anglais et de la noblesse normande dans la vicomté de Valognes pendant l'occupation (1418-1450)", in M.S.L.V., Tome 9, 1907-1912.
JOUET (R.), "La résistance à l'occupation anglaise en Basse-Normandie (1418-1450)", in Cahiers des Annales de Normandie, n° 5, Caen, 1969.
LE CLERC (R.), "Apothicaires Saint-Lois", in N.M.D., 39e vol., St-Lô, 1927.
LE MELLETIER (J.), "Les droits des habitants (...) dans les marais des Bohons", P.M., fasc. 53, 1984.
LEPESANT (M.), "Répertoire des informations analysées par Dom Lenoir", in Cahiers Léopold Delisle, Tome 18, fasc. 3-4, 1969.
LEPINGARD (E.), "La Chevauchée du Mainellu", in N.M.D., 14e vol., St-Lô, 1896.
LEPINGARD (E.), "Le fief de Thère et ses seigneurs", in N.M.D., 13e vol., St-Lô, 1895.
LEPINGARD (E.), "Messire Michel Bastard du Guesclin, seigneur de Prétot en Cotentin", in
N.M.D., 16e vol., St-Lô, 1898.
Abbé LOUIS, "Recherches sur la paroisse de Ste-Marie-du-Mont", in M.S.A.N., Tome 14-15, Paris, 1844.
MARSY (A. de), "Familles nobles résidentes à Vallognes en 1698", (par Pierre Mangon du Houguet), in La Revue Nobiliaire, Paris, 1863.
"Mémoires de la Société d'Archéologie et d'Histoire de la Manche", P.M., 7e série, fasc. 32, 1978.
NORTIER (M.), "Les rôles de fouage (...)", in Cahiers Léopold Delisle, Tome 25, 1976.
PONTAUMONT (E. de), "Livre de raison des filles de la Congrégation de Notre-Dame à Carentan", in M.S.C., 1875.
RENAULT, "Notes historiques et archéologiques sur les communes de l'arrondissement de Valognes", in Annuaire du Département de la Manche, 1873.
"Rôles de l'Echiquier en 1200", in M.S.A.N., Tome 16, Paris, 1852.
"Rôle de la noblesse du bailliage de Cotentin (1640)", in N.M.D., 11e vol., St-Lô, 1893.
"Rôles normands et français (par Bréquigny)", in M.S.A.N., 23e vol., Paris, 1858.
SAUVAGE (H.), "Les capitaines et gouverneurs du château de St-Lô pendant la guerre de Cent Ans, de 1337 à 1453", in N.M.D., 19e vol., St-Lô, 1901.
SAUVAGE (H.), "Recherche de Jean Le Venart (1523)", in N.M.D., 24e vol., St-Lô, 1906 et 26e vol., St-Lô, 1908.
VILLAND (R.), "Besneville", non publié, aux A.D.M.
VILLAND (R.), "La famille de Cussy", P.M., fasc. 12, 1971.
VILLAND (R.), "Inventaire sommaire des archives des Augustines de Valognes", 1982, (multigraphié), 35 pp.
WOELMONT de BRUMAGNE (Baron de), "Essai de nomenclature des familles nobles subsistantes de Normandie", in B.S.H.L., années 1926-1930, n° 27, 1930.

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06 - Recherches de noblesse

A - Recherche de Montfaut (1463) (139)

- Tristan, trouvé noble au Mesnil-Angot, sergenterie de Carentan.

Richard, à Ste-Marie-du-Mont, sergenterie de Ste-Marie.




B - Recherche de Le Venart (1523) (140)

- Nicolas : "deffaillans et dillayans d'apporter leurs généalogies, nonobstant les commandemens et adjournemens à eux faictz".

Cette généalogie des périodes anciennes fait cruellement défaut.




C - Recherche de Roissy (1598) (141)

- "François de Fortécu, demeurant au Mesnil-Ango, sergenterie du Hommet, ellection de Carenten; veu ses tiltres, jouira : a deux fils mineurs, scavoir Nicolas et Michel".

"Jacques, sieur de Langlet, fils Richard, demeurant au Désert, sergenterie du Hommet, ellection de Carenten, et Pierre, son cousin germain, fils Pierre, demeurant à St-André-de-Bouhon, sergeanterie de St-Eny, ellection de Carenten; jouiront".




D - Recherche de Paris (1624) (142)

- Guillaume Fortescu, sr de Langlet.
- Antoine Fortescu, pour lui et ses frères.
- Nicolas Fortescu, sr de la Vieille-Court, pour lui et ses frères.

Cette recherche fournit plusieurs mentions de contrats.




E - Recherche de d'Aligre (1634) (143)

- Antoine Fortescu était commis et fermier du greffe du bailliage de Carentan : "imposés à la taille en laditte paroisse de St-André-de-Bohon, à la somme de 100 livres chacun de principal et pour avoir dérogé, les avons condamné à la somme de 100 livres chacun d'amende. Ils ont esté greffiers fermiers au grefe de Carentan ".

(A partir de 1634, la branche des Fortescu-Langlet de St-André-de-Bohon ne sera plus mentionnée dans la noblesse).



F - Rôle de la noblesse du bailliage de Cotentin (1640) (144)

- Nicolas, "escuier, homme propre à rien; riche de 2000 lt de rente".
- Michel, "escuier, porte lepee; riche de 600 lt de rente".
- Charles, "escuier, sieur de Launey; de la mesme condition et bien".

(tous au Mesnil-Angot).




G - Recherche de Chamillart (1666) (145)

Bonne généalogie, à part quelques approximations.

1 . Nicolas, x) Catherine Cadot en 1563.
2 . François, x) Avoye Le Peinteur en 1585.
3a Nicolas, x) Madeleine Le Mennicier en 1631.
4a Michel, sr de Fortescu, x) Jacqueline Le Quesne en 1653.
Léonor, sr de la Chesnaye, x) Marie Merlet en 1661.
Tanneguy, sr du Taillis, x) Marie Duruel en 1661.
3b François.
4b Jean, sr de Launay.
3c Michel.
4c Jean-Nicolas, sr de Beauregard, x) Anne Myffant.

_______________________________________________

1 . Richard, x) Martine Voydie.
2 . Jacques, x) Jeanne Clérel en 1581.
3 . Guillaume, x) Claude Le Mouton en 1633.
4 . Jacques, demeurant au Plessis-Grimoult.

Marc-Antoine, demeurant à Mestry, x) Suzanne Le Pégot en 1664.




H - Recherche de Mangon du Houguet (1698) (146)

- Monsieur Jean Fortescu, chevalier, garde des sceaux de Valognes, père
de Guillaume, de Jean, chevalier, et de Richard; ledit Jean, père de
Tristan, père
de Jacques (a), de Jean et de Nicolas (b).
- (a) : ledit Jacques, père de Richard et de Pierre; ledit Richard, père
de Jacques, père de Guillaume; et ledit Pierre, père de Pierre, père
de Antoine et de Jacques; ledit Antoine, père de Nicolas et de Michel
(erreur).
- (b) : ledit Nicolas, père de Jacques, père de Nicolas, père de François, père de Charles et de Jacques.

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07 - Les Origines : Onomastique

La tradition veut qu'à la bataille d'Hastings, en 1066, Guillaume Le Conquérant ait été sauvé par l'un de ses hommes d'armes, Richard Le Fort, qui le couvrit de son écu. Cette origine "mythique" paraît vraisemblable, car les descendants de ce soldat normand reçurent d'importants domaines en Angleterre. Ce Richard Le Fort, nommé quelquefois Robert, n'est pas mentionné dans les listes concernant les principaux chefs normands qui participèrent à la conquête.

A l'époque médiévale, FORTESCU est l'orthographe classique. Au XVIIe siècle, on a ajouté la particule, qui ne fut plus reprise après la Révolution (Defortescu). Par ailleurs, certains se sont fait intituler du nom de leur sieurie, tel ce Léonor de Fortescu, sieur de la Chesnée à la fin du XVIIe siècle, dénommé fréquemment dans les actes, "Monsieur de la Chesnée Fortécu" (1).

Quant au toponyme "Fortescu", il semble inconnu dans l'actuel département de la Manche. En novembre 1426, dans une montre effectuée à St-Lô, Robert Muldrac, chevalier, était qualifié "sieur de Fortescu" (2).

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08 - Les Origines : Ancienneté de la maison

Les auteurs sont unanimes à ce sujet : la famille Fortescu est l'une des plus anciennes de Normandie.

- E. de Magny : "Le nom des sires Fortescu (...) est incontestablement l'un des plus vieux, des plus nobles et des plus renommés de l'ancienne Normandie; une longue tradition chevaleresque s'attache à ce nom antique" (3).

- R. Toustain de Billy : "Il y a dans l'étendue de la juridiction de St-Lô, quantité de familles fort nobles et anciennes", dont les Fortescu (4).

- G. Chaix d'Est-Ange : "La famille de Fortescu appartient à l'ancienne noblesse du Cotentin, en Basse-Normandie. Elle a toujours été assez obscure et on n'a pu se procurer sur elle que peu de renseignements" (5).



La famille est mentionnée par la Chesnaye-Desbois (6), Jougla de Morénas (7) et le baron de Woelmont (qui la cite dès 1379) (8).

Assurément, au-delà de l'exagération de ces auteurs, la famille fut maintenue noble dès 1463, lors de la recherche de Montfaut.

Les Fortescu étaient conscients de cette ancienneté; dans une lettre du comte de Bonvouloir, adressée à Lord Clermont (9) : "(...) Il se rappelle que son père lui a dit qu'un Léonore de Fortescu était allé en Angleterre, il y a plusieurs siècles (...). Dans tous les cas, leur petitesse n'empêche pas qu'on ne sache très bien dans le pays qu'ils sont de très ancienne et bonne noblesse (...)".

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09 - Les Origines : Armoiries

En 1666, Chamillart leur donne les armoiries suivantes :
"d'argent à trois bandes d'azur" (10).

En 1696, dans l'Armorial général de France (généralité de Caen) (11) :
- Léonor, écuyer, sr de la Chesnée : "d'argent à trois bandes d'azur", (Tome 1, p. 72).
- Jacques Joseph, écuyer, sr du Tailly : "d'azur à trois bares d'argent", (Tome 1, p. 190).
- Charles, écuyer, sr de Langlet : "d'or à une épée de sable en pal et un écusson d'argent brochant sur le tout", (Tome 2, p. 152) (12).

Dès le XIVe siècle, les Fortescu portaient : "d'argent à trois bandes d'azur", comme en témoignent divers sceaux, conservés à la Bibliothèque nationale (13). Un sceau attaché sur une quittance de Guillaume Fortescu, datée du 2 février 1403, est ainsi décrit par de Belleval (14) :
- "sceau : un bouclier avec trois bandes; supporté par deux lions".
- "cimier : une tête de lion avec deux ailes".

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10 - Les Origines : La branche anglaise

Les Fortescue anglais donnèrent de nombreux membres du Parlement, militaires et officiers de la Couronne. Certains firent partie de l'entourage proche des régnants; ainsi, Henri VI, Henri VIII et Elizabeth Ière. Ils furent alliés aux ducs de Suffolk ( Pole ), aux comtes de Warwick ( Beauchamp ) et surtout à la famille Boleyn.

Sir Geoffroy BOLEYN
|_____________|_____________|
William Alice x)
Sir John FORTESCUE
| |
Thomas Adrien FORTESCUE
| |
Ann BOLEYN Sir John FORTESCUE
x) Henri VIII
|
Elizabeth Ière
(Reine d'Angleterre)


Ils portaient des armoiries assez semblables à celles des FORTESCU normands :

" d'azur à une bande engrelée d'argent, accompagnée de deux cotices d'or ".



Leur devise était : " Forte scutum, salus Ducum " (16).


Richard Le Fort
|
Adam
|
Adam
|
Adam
|
William
|
John
|
Richard
|
Adam
|
Adam
­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­TRADITION­­­­­­­­­­­­
|
Adam
|
William
|
William
|
William
x) Elizabeth Beauchamp
|____________________|___________________|
William John
x) Mabel Falwell x) Eleanor Norreis



William
x) Mabel Falwell
|
John
x) Joan Preston
|______________________|______________________|
William John
x) Elizabeth Champernoun x) Alice Cockworthy

_______________|
(Auteurs de la branche de Preston) | | Nicholas (17) Lewis
x) Katherine Skinner

Auteurs de la branche Auteurs de la branche de Cookhill de Fallapit (18) (19)


John (20)
x) Eleanor Norreis
|_________________________|_______________________|

Henry (21) John (22) Richard
x1 ) Joan Bozun x) Isabella Jamyss x) Agnès de Windsor
x2 ) n.de Fallapit
| |
Martin John
x) Elizabeth Denzille x) Alice Boleyn
( Auteurs de la branche de Buckland ) I
 
(23), (24) Adrien (25)
x2) Anne Rede
_______________________I_____________________I
I I
John (26) Anthony (27)
(28) (29)

(*) Richard Fortescue, personnage non rattaché. Il fut général, officier de Cromwell et commandant en chef de la Jamaïque en 1655.



La famille Fortescue fut représentée au XIXe siècle par Hugues, comte Fortescue, né en 1783, vice-roi d'Irlande, grand intendant de la Couronne. Il descendait de Sir Hugh Fortescue, appelé à la Chambre des Lords le 16 mars 1721, sous le titre de baron de Clinton, comme "successeur" de sa grand-mère, la comtesse de Lincoln. Son neveu, Hugues, 3e baron de Fortescue, épousa en 1782, Esther Gréville, soeur du marquis de Buckingham (30).

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11 - Étude Généalogique : 1350-1450 : Un Siècle d'Or

Nous avons vu l'origine légendaire de la famille Fortescu. La tradition veut que Richard Le Fort soit revenu en Normandie avec son second fils, laissant Adam, son fils aîné, en Angleterre.

Jusqu'au milieu du XIVe siècle, nous n'avons retrouvé aucune mention concernant les Fortescu. Ils n'étaient sans doute pas assez fortunés pour faire des donations aux ecclésiastiques; ils ne figurent pas dans les chartes. Ils ne sont pas mentionnés dans les rôles de l'Echiquier de Normandie au début du XIIIe siècle (32).

E. de Magny a tout de même établi une filiation (33), qui se passe de tout commentaire :

"Information d'ancienne Noblesse d'extraction de nom et d'armes, faites en 1552, pour Messire Richard Fortescu, Chevalier, homme noble, tenant fief de la Paroisse du Mesnil, Election de Carentan au Pays de Costentin devants les conseillers du Roy Notre Sire, et ses Elus en cette Election.

Signé DU LONDEL".



Richard vivant en 1160
I
Guillaume (chevalier bachelier) vivant en 1203
I
Robert (chevalier banneret) vivant en 1239 x) Jehanne de Russy-Picot
I
Henry x) Ydette Merlet
I
Charles (chevalier en 1314) x) Marguerite Guillots
I
Antoine (sgr du Mesnil-Angot)
I
Jean vivant en 1388 x) Adrienne du Fossé
I
Messire Jehan vivant en 1420 x) Marie de Percy




E. de Magny, "Directeur de la Bibliothèque héraldique de Paris", a envoyé une copie de "l'acte" à Lord Clermont. Cette généalogie est purement imaginaire et fantaisiste. Aussi, nous n'avons pas cru bon de donner la descendance de Jehan, époux de Marie de Percy !

Par ailleurs, M. de Magny a certifié que toutes les généalogies envoyées à Lord Clermont, étaient basées sur des documents authentiques !

"Je soussigné ancien Elève de l'Ecole Impériale des Chartes, Directeur de la Bibliothèque Héraldique et des Archives de la Noblesse, certifie que la présente généalogie de la famille Fortescu a été rédigée tant sur les documents et titres originaux conservés dans les Archives de la Bibliothèque Héraldique, que sur ceux qui existent dans les dépôts publics de Paris et de Rouen. (Paris, le 26ème octobre 1867. Le Directeur de la Bibliothèque Héraldique et des Archives de la Noblesse, Vicomte de Magny)" (34).

Le premier personnage connu semble être Pierre Fortescu.

1) Pierre

D'après M. Durant de St-Front, Pierre serait le fils de Jehan Fortescu, cité en 1260, époux de Marguerite de Pirou (35).
Il épousa vers 1340, demoiselle Guillemette aux Epaules, fille de Messire Guillaume aux Epaules, chevalier, seigneur de Ste-Marie-du-Mont.

Ainsi, ils sont mentionnés dans le chartrier de Richard Fortescu (36) :
"Monseigneur Guilleme aux Espaulles chevalier doit C soulz tournois de rente au jour Saint Michel par lettres executore du demourant de la par assiete du mariage Guillete aux Espaulles sa seur jadis fame Pierre Fortescu a justice sur toult son heritage et sur chescun pie pour le toult si comme il appert par lettre real sur ce faite".

De leur mariage seraient issus trois enfants :
- Guillaume, (suit en 2a).
- Jehan, (suivra en 2b).
- Jeannette. Elle épousa Jean de Crépon, écuyer, seigneur d'Audouville et d'Agneaux (37), vers 1400 (sans doute plus tôt).

2a) Guillaume

On sait peu de choses sur lui. Il fut engagé dans les expéditions qui amenèrent l'expulsion des Anglais du Cotentin au XIVe siècle.
Il fut fait prisonnier par les envahisseurs, en compagnie de messire Guillaume aux Epaules, chevalier, capitaine de Néhou. Par lettres du 30 juin 1375, Charles V contribua au paiement de sa rançon pour le prix de 500 livres tournois (38) :
Lettres de Charles V relatives au paiement des sommes stipulées dans le traîté qui avait été conclu avec les Anglais pour l'évacuation du château de St-Sauveur-le-Vicomte : 30 juin 1375.

"(...) certain traictié et composition avecques noz diz ennemis pour ledit vuidement, parmi lequel noz diz ennemis doivent avoir la somme de quarante mille frans; (...) item nostre amé et féal chevalier Guillaume aux Espaules sera acquictié envers noz diz ennemis de sa rençon, laquele se montoit à cinq mille et huit cenz frans, et parmi le dit traictié a esté accordé qu'il sera tenu quicte envers noz diz ennemis par la somme de deux mille frans; (...) item Guillaume Fortescu, cinq cenz frans ".

On ne sait pas si Guillaume Fortescu eut des descendants.


2b) Jehan

Ecuyer, fils de Pierre Fortescu et de Guillemette aux Epaules. Il épousa Guillemette du Hommet, avant 1373 (39). Il semblerait qu'il ait contracté une seconde alliance avec Jeanne de Silly, veuve de Robert de Thère, écuyer, seigneur du fief de Thère. En 1402, il était tuteur, désigné par justice, de Robin de Thère, écuyer, seigneur du lieu (40). Le 14 avril 1402, il obtint un mandement du vicomte de Carentan, mettant en demeure un certain Jehan Ferrant, débiteur de trois années d'arrérages, "pour venir gaigier à tenir de lui ou lui delessier en estat deu et souffisant, se delessier peut, un molin à eaue, assis en la parroisse d'Esguelande, près le Pont-Hébert" (40). En février 1434, Jeanne de Silly, mère de Robin de Thère, se disait "veufue de feu Jehan Fortescu, escuier" (40).

Jehan Fortescu assistait, comme parent, à une délibération concernant Hervieu de Mauny, seigneur de Thorigny (41).

En 1382, eut lieu la succession de Guillaume de la Haye, chevalier, fils de Robert de la Haye et de Luce de Pirou. Les notables "du sang et de la ligne" dudit Guillaume, se réunirent en présence du vicomte de Carentan, pour régler sa succession. Parmi eux, Jehan Fortescu, écuyer (42).

En 1363, un nommé Roger Avernoy, de Marchésieux, lui constituait une rente (43) :

"A toutz ceulx qui ces lectres verront ou orront, Estienne de Senechars (?), garde du scel des obligacions de la viconté de Sainct-Sauveur Lendelin salut. Sachent toutz que par devant Jehan Audeney, clerc tabellion juré et establi quant ad ce fut présent Rogier Avernoy, de la paroisse de Marchesieux, qui recognut de sa bonne volentez quil avoit vendu, quittié et delessié à fin de héritaige, à Jehan Fortescu, escuier, un cappon danuel rente au terme de Noël à prendre et à avoir par la main dudit Rogier et de ses hoirs et offre pour ce justice sur toutz ses biens meubles en quelconque lieu q'eulx soient par le sergeant royal ou sans sergeant par voie d'excécucion (44) dit Rogier en ait fait courvée et assiéte aillours en lieu souffiesant sanz nul déchié, laquelle courvée, ledit escuier sera (44). Et fut faicte ceste vente pour un flourin d'or (?) quatre deniers ledit Rogier suivant ce que a esté dit par ledit tabellion (...). Ce fut fait lan de grace mil CCC soixante et troys, le lundi de la feste de la Sainct Martin destey".



Jehan Fortescu était détenteur d'une "vavassorerie" de 60 acres à Huberville :

Aveu de Jehan de Beuseville à Jehan Fortescu et Guillemette du Hommet, sa femme, soeur de Jehan du Hommet, sieur de la Varengère, d'une "vavassorerie" de 60 acres, dont le chef est assis à Huberville (45).

Le 31 mai 1399, aveu de Jehan du Hommet, chevalier, pour "le plein fieu de la Varengière avec manoir et coulombier, s'étendant en diverses paroisses et emportant patronage d'église à Ozouville, Audouville et Fréville". Long aveu dans lequel le détail des rentes est donné. Duquel chevalier relève :

- "Jehan de St-Nazaire, escuier, pour 1/8 de fief pour lequel il doit à son seigneur 10 sols d'aide par chacun an, et s'il y deffault il est à l'amende d'un congre du prix desdits 10 sols".
- " et Jehan Fortescu, escuier, à cause de sa femme pour une vavassorerie de 60 acres à Huberville".
Lequel fief de la Varengère valait jadis 500 livres de revenus et du fait des guerres ne vaut plus que 2OO livres (46).
Il acquit plusieurs fiefs à Ste-Marie-du-Mont et à Brucheville, dont le fief du Buisson et celui de Mons, comme l'indique un aveu rendu pour ce fief le 1er octobre 1390 (47).
Le 6 mars 1376, vente de Girot Le Neir dit le Perche, héraut de la paroisse de Golleville, à Jehan Fortescu, écuyer, du moulin à eau de "Tonneie" avec ses appartenances (7 vergées de terre), le tout situé à Ste-Marie-du-Mont et Brucheville. Cette vente fut faite par le prix de 25 francs d'or (48).

Le 4 avril 1380, vente de Monseigneur Guillaume de Bricqueville, chevalier, seigneur de Laune et de Madame Marie de Couxy, son épouse, à Jehan Fortescu, écuyer, "toultes les rentes, services, faissances et redevances, homaiges et autres choses que eulz avoient et pouvent avoir et demander en la ville de Sainte-Marie-du-Mont et en la ville de Brucheville, soit en franc fieu ou de hors franc fieu (...). Et fut faicte ceste vente par le pris et nombre de cent et chinquante frans dor du coing du Roy (...)" (49).

Le 1er octobre 1390, il rendait aveu à Michel, bâtard du Guesclin, pour le fief de Franquetot (50), situé à Coigny et Cretteville (51) :

"(...) Item, sous la souveraineté du (roy nostre sire), je confesse et advoue tenir par foy et hommage de noble seigneur Michel, bastard du Guesclin, et de Madame sa femme, un membre de fief tenu par le quart d'un fief de haubert, franchement et noblement à court et usage, à simple gaige-plège, assis en la parroisse de Quetreville (alias Cretteville) et de Coigny-en-Bauptez, le quel est une des branches du fief de Prétot, et en doy au dict chevallier et dame les aydes coustumières, telles comme au dict quart de fief peut appartenir par raison et par coustume, la garde et relief, quand le cas s'offre, et ay aux dicts fiefs plusieurs rentes, faisances et redevances et plusieurs autres nobles franchises et droictures et dignités, segond que moy et (mes) prédécesseurs en avons usé au temps passé. Donné soubz mon sceel, le premier jour d'octobre, l'an mil iije iiijXX X", et plus bas : "collacion faicte. Signé Joubert et sélé".

Jehan Fortescu était également seigneur de St-Ebremond-sur-Lozon, comme l'indique une quittance du 28 novembre 1400 (52).
G. Fourrey le dit seigneur de Geffosses (53). Pour notre part, nous ne connaissons pas cette source.
En juin 1366, il faisait sans doute partie des gens d'armes qui anéantirent une compagnie anglaise dans la position "du Homme, au milieu des marais, dans la presqu'île formée par le confluent de l'Ouve et du Merderet" (54).
La Bibliothèque nationale conserve de nombreuses pièces concernant Jehan Fortescu : des quittances, ainsi que des montres de 1366 à 1403.



Le 2 juin 1366, s'effectuait la montre dudit Jehan Fortescu, avec deux autres écuyers de sa compagnie, Guillaume de Buron et Denys de la Mare (55):

"Sachent tous que je Jehan Fortescu, escuier, ay eu et recu de Remier Le Boutelier, clerc du Roy notre seigneur et son vicomte de Beyeux, receveur general es bailliages de Caen et de Costentin des aides ordones pour la delivrance de Roi Jehan derrenier trepasse, donc Dieu ait lame, et pour le fait de la guerre, la somme de douze frans d'or emprest sur les gaiges de moy et des gens darmes de ma compaignie deservans et a deservir sous le gouvernement de Monseigneur Guillem du Merle, Sire de Messy, cappitaine general es diz bailliages. De la quelle somme de douze francs je me tien pour bien paie. Donne souz mon scel le IX jour de juinz lan mil CCCLX six" (56).

En 1370 : "Jehan Fortescu, escuier du fort de Neauhou, si comme il disoit, confesse devoir a Richart Segoniz, demourant a Roan, la somme de quarante franz d'or a luy prestez, tous ses pour et en nom de Mons. Guillaume aux Espaules, chevalier, capitaine du dit fort, et son oncle" (57).

Le 1er octobre 1374 (58), eut lieu "la reveue de messire Guillaume aux Espaullez, chevalier, et de nuef escuiers de sa compagnie, faicte par nous lez mareschaux de France au Pont l'Abbé" :

"Le dit messire chevalier,
Escuiers :
Johan Fortescu
Johan Murdrac
Colin Nicole
Andry du Bos
Johan dez Moustiers
Perrinet des Moustiers
Colin de Hetehou
Thomas Le Marcheant
Raoul de Brulli"

Il assista au siège du château de St-Sauveur-le-Vicomte, avec une compagnie de huit écuyers. On a de lui une quittance du 29 janvier 1379 (59).

Le 15 avril 1379 (60) : "M. l'Amiral retenu au nombre de 100 hommes d'armes par lettres du Roy données à Paris, le 15 avril, après Pasques 1379. Et depuis retenu au nombre de 400 hommes d'armes par autres du Roy données à Montargis le 16 juillet 1379".

Dans le nombre des hommes d'armes sous la charge de l'amiral :
"(...) Jehan Fortescu
(...) Le Bastard du Guesclin".


Cette confraternité d'armes entre les deux hommes explique leurs rapports étroits. En effet, Jehan Fortescu était le vassal de Michel, bâtard du Guesclin.
Il passa sous les ordres des seigneurs de Hambye, de la Ferté et de Thorigny.
"La revue de Jehan Fortescu, escuier et huit autres escuiers de sa compaignie, revue a Carentan le XViij jour de Maie l'an mil CCCLXXX (61).

Premier.
Le dit Jehan Fortescu Jehan de Meautys
Aymery Le Nerroys Jehan de Saint Germain
Michiel Brisehanche Gorget Blondel
Mahier de Corbie Robert Tesson
Jehan de Saint Hillaire"


Il fit probablement partie de la garnison de St-Lô, comme l'indique une quittance du 18 mai 1388 (62), par laquelle il reconnait avoir touché "la somme de trente livres tourneis pour son service en pais de Normandye, soubz le Gouvernement de Messeigneurs de Hambuye, la Ferté et Thorigny".

"Saichent tuit que je Jehan Fortescu, escuier, confesse avoir eu et recu de Jehan Le Flamenc, tresorier des guerres du roy notre seigneur, la somme de trante livres tournois en prest sur les gaiges de moy et vij autres ecuiers de ma compaignie desservis et a desservir en ces presentes guerres en pays de Normandie. De la quelle somme de XXX l.t. dessus dicte je me tiens pour content et bien paie. Donné a Saint Lo, soubz mon scel le XX jour de juinz l'an mil CCCiiij XX et huit" (63).



Par ailleurs, il est mentionné dans l'Echiquier de Normandie en 1388 et 1392 (64).

En 1398, il est capitaine de la forteresse du Pont-d'Ouve :
"Sachent tous que je Jehan de Fortescu, escuier, seigneur de Saint Evremont, et capitaine ordene depar le Roy notre seigneur, de la fortresse et bastide du Pont Douve, congnoys et confesse avoir eu et recu de honnourable homme Jehan Le Chien, viconte de Coustances, la somme de quarante et une livres, sept soulz, quatre deniers tournois, a moy deubz a cause de mes gaiges du dit office de capitaine depuis le penultieme jour d'octobre mil ccciiij XX dix huit derraine passe, jusque au jour de pasques ensuivant. De la quelle somme de XLj l. vii s. iiij d. poitevois, je me tien pour bien paie, et en quitte le Roy notre seigneur, le dit viconte et tous autres. Temoins mon scel mis en ceste presente quittance le XXiij jour de juin, l'an mil ccciiij XX dix neuf" (65).

Jehan Fortescu mourut sans doute à la fin de l'année 1403 (66), laissant plusieurs enfants :
- Guillaume, seigneur de St-Ebremond-sur-Lozon (suit en 3a).
- Jehan, capitaine du Pont-d'Ouve, puis allié des Anglais (suivra en 3b).
- Pierre, au service du Roi de France (suivra en 3c).
- Richard, (suivra en 3d).
- Jeanne. Elle épousa Jean de Verdun, écuyer. Elle reçut des donations du roi Henri V d'Angleterre, pour sa soumission :
"Johanna Fortescu, vidua, que fuit uxor Johannis de Verdun, armigeri" (67)


3a) Guillaume

Ecuyer, seigneur de St-Ebremond-sur-Lozon et de Franquetot. Il était fils héritier de Jehan Fortescu, capitaine du Pont-d'Ouve, comme l'indiquent deux quittances de 1403 et 1404 (68).

Le 21 septembre 1406, il rendait aveu du fief de Franquetot à Guillaume d'Orglandes, écuyer, seigneur de Prétot :

"Fut présent à Quettreville-en-Bauptez, Guillaume Fortescu, seigneur de Saint Evremont sur Loson, fils et héritier de Jehan Fortescu, qui, de son bon gré, confessa aujourd'huy avoir faict hommage à Guillaume d'Orglandes, escuier, seigneur de Prétot, d'un membre de fieu de haubert appellé le fieu de Franquetot, séant en la paroisse de Quettreville (Cretteville) tenu par un quart de fief, à cause du franc-fieu et seigneurie de Prétot et du quel hommage, pour cette fois, le dit d'Orglandez se tint pour comptent (...)" (69).

Le 25 juillet 1415, il faisait la montre de sa compagnie, composée de treize écuyers, lui compris (70) :

"La monstre de Guillem Fortescu, escuier, et de douze autres escuiers de sa compaignie, reveue a Valognes le XXV jour de juillet l'an mil CCCC et quinze.
Le dit escuier,
Jehan Fortescu Pre Le Fevre
Ricart Fortescu Robin Le Fevre
Pierre Fortescu Jehan Peinel
Guillem Auber Jehan de Chillans
Pierre Loré Frolin de Tilly
Michelet Lenfant Raoul des Mons"

Il mourut le 25 octobre 1415 à la bataille d'Azincourt (71).
Ses frères Jean et Richard auraient partagé sa succession le 18 avril 1452 ! (72).
D'après M. Durant de St-Front, il épousa Luce de Pirou, vers 1390 (73)

Il laissa peut-être un fils nommé Guillaume :
Ce Guillaume Fortescu combattait aux côtés des Anglais en 1430. Ainsi, dans une lettre de Jean, duc de Bedford, datée du 15 mars 1430, à Rouen : "(...) par messire Guillaume Fortescu, chevalier, quatre hommes d'armes et douze hommes de trait, sa personne comprinse (...)" (74).


3b) Jehan

Ecuyer, fils de Jehan Fortescu et de Guillemette du Hommet. Il épousa demoiselle Jeanne d'Anneville, dame de St-Germain-de-Tournebut et de St-Martin-le-Vieil, fille et unique héritière de Guillaume d'Anneville, chevalier, seigneur de Tournebu, et de Jeanne d'Anneville (fille aînée de Michel d'Anneville, chevalier, seigneur de Montaigu) (75). Elle était veuve de Jean de Grimouville, seigneur de Gouville et de Carantilly, fils de Jean de Grimouville et de Jeanne de Folligny. Ce dernier mourut le 11 septembre 1409 (76). Les enfants des deux lits partagèrent la succession en 1449.

Jehan Fortescu était parent de Colin Michel, écuyer, garde noble du château de Cherbourg en 1417. Leur degré de parenté est toutefois difficile à déterminer. La recherche de noblesse de 1523 le fait épouser "la soeur de la femme de Monsieur Jean Fortescu, chevalier" (77). M. l'Abbé Canu le dit, pour sa part, époux vers 1425 de Jeanne Fortescu, fille dudit Jehan Fortescu ? (78).

Le 26 mars 1427, un acte passé au bailliage de Valognes, donne à Guillaume Férey, écuyer, la tutelle de Guillaume d'Anneville, écuyer, fils mineur de Robin d'Anneville. Le choix a été fait, entre autres, par Messire Jean Fortescu. Les parties ont également délibéré sur les procès prononcés contre ledit Jean Fortescu et autres (79).



Jean Fortescu était seigneur de St-Ebremond-sur-Lozon et de la Meauffe. Par son mariage avec Jeanne d'Anneville, il devint seigneur par usufruit de la terre et seigneurie de Tournebut et Montaigu (80), et de la Boissaye en St-Martin-d'Audouville.

En 1426, il tenait, à cause de sa femme, par hommage de la baronnie de la Luthumière, un fief ou membre de fief à Ste-Marie-du-Mont, "et enparavant dudit conquest ladite dame et ses prédécesseurs le tenoient" (81).

Le 6 juillet 1453, eut lieu aux assises de Carentan, une procédure entre Liénart Malenfant, procureur du roi au bailliage de Carentan et Roger Simon, écuyer, au nom de noble homme Jean Fortescu, chevalier, et Georges Simon, écuyer, seigneur du Buisson, pièce relative aux droits de relief et de treizièmes, appartenant au fief du Buisson (82).

Sa carrière militaire connut deux phases :

a) Jusqu'en 1417, il lutte contre les Anglais. Il était capitaine de la position stratégique du Pont-d'Ouve (83). Déjà, en 1415, il s'était sans doute battu à Azincourt (84).

Le 17 mars 1417, il signe la capitulation du Pont-d'Ouve en la ville de St-Lô, après s'être rendu à Jean de Robessart et à Guillaume de Beauchamp, chevaliers, commis par le duc de Glocester, pour traîter la reddition (85).

Texte de la capitulation (86):
"Cy ensuyt l'appointement dit et accorde le XVIIe jour de mars lan mil CCCC et XVII par entré nous Jehan de Robessart et Guilliam de Beauchamp chivalers commis de très hault, etc. le duc de Gloucestre d'une part et d'autre part Johan Fortescu, ecuier, capitaine du chastel de Pont douve, est dit traictié promis et acorde tant de l'un partie comme de l'autre en la fourme et maniere qui ensuit :

1) Primerement est dit et accordé que Johan Fortescu, capitaine du dit chastel de Pont douve ovesque le consentement des gentils hommes de la forteresse leur submettront [de rendre le dit chastel de Pont douve es mains de mon très redouté seigneur de Gloucestre (...)].

2) Item (...), que les dessus dits capitaine les chevaliers et escuiers de la dite garnison qui sen vouldront partir, partiront franchement le jour de la rendue leurs corps saufs ovec leur chevaulx, armures et vestures hormis leur artillerie duquel le dessus dit capitaine promettra sur la foy et honneur que entre cy et l'heure de la rendue ne sera fait ne souffert estre fait nulles bruleries, romperies, transportemens ne autre destruction quelz conques. Et si est entendu que les dis artilleries sont arcs, fleches, arbalestes, virettons (87), baudreux et autres abillemens pour arbalestres, canons, poudres et tout autre manerre de trait et abillemens de guerres qui sont et ont este ordonnes pour la sauve garde de la dite forteresse.

3) Item (...), et accorde que les vivres qui sont au dit chastel desmourront et ovec ce promettra le dit Fortescu comme dessus que d'iceulx ne sera fait ne souffert estre fait entre cy et le jour de la rendue transportements ne autre destructions quelsconques; mes en useront [(...) des diz vivres (...)].

4) Item les dessus dis (...), [promettront que au jour de la rendue du chastel de Pont douve ils bailleront et rendront au commis de mondit seigneur de Gloucestre tous les prisonners anglois subges, vassaulx, et obeissans et autres tenans la partie d'Engleterre, qui présentement sont au dit chastel de Pont douve ou ailleurs en leur subgeccions (...)].

5) Item sont tenuz les dessus diz de la ditte garnison de franchement acquitter [et faire acquitter tant les diz prisonners que les pleges sans ce que aucun empechement leur soit mis a present ne en temps a venir (...)].

6) Item sont et seront tenus les dessus diz [que au jour de la dite rendue bailleront et feront bailler au commis de mondit seigneur de Gloucestre tous les Anglais natifs, Galois, Yrois et Gascoings qui autrefois ont tenu la partie d'Engleterre et qui presentement sont au dit chastel de Pont douve se aucuns en y a ].

7) Item est dit traicte et accorde que les dessus diz [que entre cy et le jour de la dite rendue (...), ne recevront ne ne souffreront estre reçus dedens le dit chastel de Pont douve nulle puissance ne compaignée de gens d'armes ne de trait, sy non seullement ceulx qui presentement sont en la ditte forteresse].

8) Item seront tenus les dessus dits capitaines et touts ceux de la ditte garnison que au jour propre de la rendue d'icelluy chastel dedens heure de vespres et tous ceulx qui ne voudront demourer soubs l'obeissance comme dessus partiront et vuidront tous du dit chastel de Pont douve.

9) Item a tous les dames et damoiselles [qui presentement sont au chastel de Pont douve, mondit seigneur de Gloucestre de sa haulte seigneurie et gentillesse leur a accordé que au jour de la dite rendue ils auront et emporteront ovesques eulx tous leurs biens propres].

10) Item a tous les gentils hommes et autres de la ditte forteresse qui voudront demourer, attendre et devenir hommes lieges et vraiz obeissans et subgiez a nostre dit souverain Seigneur le Roy de France et d'Engleterre, nostre dessus dit (...), seigneur de Gloucestre par puissance et autorité a luy donnée sy accordera et accorde a tous ceulx de la condicion dessus dite pour leur tres humble submission d'obeissance tous leurs biens, meubles, heritages, terres et possessions tant dedans ledit chastel comme dehors, hormises les terres qui auront ete données par le roy nostre souverain seigneur devant ceste presente composicion et eux en joier et user paisiblement comme de leurs propres choses et comme ils solloient en devant de la rendue.

11) Item sont tenus les dessus dits capitaine et les gentils hommes de la ditte garnison que pour cest present appointement bien et loyaument entretenir bailleront et envoieront au dessus dit (...) seigneur de Gloucestre trois gentils hommes des plus notables du dit chastel et garnison de Pont d'ouve comme pour hostages lesquelles seront rebailles au dit Fortescu a l'heure de la ditte rendue.

12) Item est dit (...), que pendant entre cy et lheure de la rendue ne sera fait de l'un partie et de l'autre nulle guerre.

13) Item est dit (...), que aux dessusditz capitaine, gentilz hommes et autres de la dite garnison et forteresse qui vouldront partir le jour de la rendue, sans vouloir demourer en l'obéissance comme dessus est dit de leur faire bailler lettres de saufconduit pour franchement partir et aller hors de l'ost du dessusdit nostre souverain seigneur le Roy de France et d'Engleterre sans ce que aucun empeschement leur soit mis en corps ne en biens.

14) Et pour cest present appointement bien et loiaulment entretenir par la fourme et maniere comme dessus est déclaré, ai-je le dessusdit Jehan Fortescu, capitaine dudit chastel du Pont douve pour moy et es noms de touz mes compaignons gentilzhommes et autres de la dite garnison mis à ces présentes le seel de mes armes et signé de mon signe manuel en la ville de Saint Loo, en l'an et jour dessus dit.

David Howel lui succèda au Pont-d'Ouve, le 27 mars 1418 (88).


b) Jehan Fortescu se soumit au roi d'Angleterre, Henri V (89). En échange, ce dernier lui fit don ou remise de ses domaines (90) (91).

Par lettres du 15 mars 1419 :
"(...) Jehan Fortescu, escuier, ait l'office de capitaine, garde, gouverneur et administrateur général des guez, loges et soniers de dessus la coste de la mer au bailliage de Costentin, avec la juridiction des causes de l'amiralie dyceulx gués (...)" (92).

Henri V prescrivit à ses baillis de Caen et de Cotentin de le laisser jouir de ses domaines, vu l'hommage qu'il rendit le 15 avril 1420. Le 3O, il faisait l'aveu et dénombrement par écrit de ses possessions (93).

Le 20 janvier 1421, il fut nommé, pour un an, grand louvetier du bailliage du Cotentin (94) :

"(...) tanque en nos bois et forestes que en autres appartenances, en aucuns seignours tenants de nous (...), soient plusieurs bestes sauvaiges ravissans, et par especial loups et louves, qui ont dévouré plusieurs créatures humaines, et ont fait et font de jour plusiours maléfices tant à nous que au bien publique, et plus feroient se remede ny estoit mis; savoir faisons que nous (...), avons volenté de remédier ad ce et oster nostre pais de oppresse et inconvénient, et confiant de la loyaulté et diligence de Jehan Fortescu, escuier, nostre homme lige, icellui avons commis et establi par ces presentes (...), jusque à un an de la date de ces lettres, que il, ses commis et députés puissent chasser, prendre et faire mourir soit à force de chenes, de harnays, de fillés, ou autrement (...), tous les loups et louves qu'il pourra trouver en bailliage de Costantin et ès mettes d'environ, et pur ce faire lui avons taxé et ordonné que pur chescun loup ou loupves que il prendra ou ses commis et députés, il aura deux deniers tour. pour loup, et pour loupve quatre deniers tour., sur chescun feu demourant à deux lieues en la ronde là où les dis loups ou loupves seront prinses; de laquelle prinse qu'il fera ou fera fere, certifira, ou fera deuement apparoir aux juge ou juges du dit pais, en quelle juridiction (...), les dites prinses auront esté faictes. Si donnons en mandement à nostre maistre des eaux et forestes ou à ses lieuxtenants et nos autres justiciers et officiers (...), que le dit escuier laissent joir et fachent à luy obeir (...), et auxi le facent paier les sommes qui à cause de ce pourroient estre duez et sur les personnes qui en tel cas ont accoustume paier et contribuer et non autrement (...)" (95).



Fait chevalier, il fut "garde du scel des obligations de la vicomté de Valognes" (succédant à Pierre de Lastelle, clerc) (96), après avoir été, comme écuyer, "garde du scel des obligations de la vicomté de Chierebourg" , en 1422-1423. Cette vicomté avait été créée, parce que celle de Valognes n'était pas tenable pour l'occupant (97).

Il était assez rare qu'un chevalier ait une "fonction publique" de cette moindre importance. Il exercera cet office jusqu'en août 1450 (98).

Le 29 mars 1429, tous les nobles du duché durent être à Vernon. Les commandants de cette troupe furent, pour les vicomtés de Carentan, de Valognes et de Coutances, messire Jean d'Oissy, messire Jean Fortescu, chevaliers et Jean Sauvage, écuyer (99).

Le 3 avril 1429, Jean Fortescu, chevalier, faisait la montre de sa compagnie à Vernon (100). Ces hommes devaient escorter un convoi de vivres destiné au ravitaillement de l'armée anglaise devant Orléans :

"Monstre de 4 lances et 12 archers à cheval de la retenue de messire Jehan Fortescu, chevalier, du nombre des 100 lances et 300 archers ordonnez soubz le gouvernement de monseigneur le comte de Suffork, lieutenant du Roy, sur le fait de sa guerre en bas pays de Normandie, pour faire guerre aux ennemis du Roy nostre sire estans à Montmorel, Montaudain, Mont Saint-Michiel et ailleurs en pays d'Avranchin, prise à Saint-Lô, le troisième jour d'avril 1429, avant Pasques, par nous Jehan Harpelay, chevalier, bailli de Constantin, et Nicolas Françoys, contrerolleur de la garnison dudit lieu de Saint-Lô, à ce commis par messeigneurs les trésorier et receveur général de Normandie :

"Ient. Hommes d'armes :
Messire Jehan Fortescu, chevalier;
Thomas du Bosc;
Jehan Martyn;
Guillaume Vauquelin, sans hernois de jambe".

"2ent. Archers : Jehan Neel;
Colin Josset l'aisné;
Guillaume Poisson;
Colin Josset le jeune;
Simon Poulet;
Jehan de Beuseville;
Jehan le Noir;
Jehan Regnault;
Thomas Parker;
Perrin Blessot;
Johan Moureton;
Johan Pilet;
Noël Lemperière".

"Rien rabatu par la faulte du harnois de jambe par l'ordonnance de monseigneur le conte, pour les causes contenues en la fin des monstres dudit monseigneur le conte. En tesmoing de ce, nous avons signé ces présentes de nos saings manuelz, l'an et jour dessus diz. J. Harpelay. Afraunceys".



Le 18 juin 1432 est fait mention de "messire Jean Fortescu, chevalier bacheler, 6 autres lances et les archiers, sa persone et un autre chevalier bacheler comprins" , dans une montre ordonnée sur les marches de l'Avranchin (101).

Les raisons de la soumission de Jean Fortescu sont diverses : raisons personnelles, tout d'abord. Son frère Pierre restera au service du roi de France. Mais les nobles rebelles au gouvernement anglais furent relativement peu nombreux. Ils prirent le parti des Anglais pour des raisons intéressées. Ils conservèrent leurs terres et les offices qu'ils reçurent, représentaient des avantages financiers et sociaux importants.

Le facteur géographique compte également : la vicomté de Valognes fut sans doute plus anglophile que d'autres régions de Normandie, ayant un esprit de résistance moins vigoureux (102). Cela n'empêche pas Guillaume Osber, vicomte de Valognes, allié des Anglais et gendre ou beau-frère de Jean Fortescu, de rendre à Charles VII, roi de France, "d'aucuns plaisirs et services" (103), pour avoir organisé un complot contre les Anglais.

Henri V, dans tous ses actes, évoque la Coutume de Normandie. Il se veut non pas un conquérant étranger, mais un héritier qui rentre dans ses droits (104). La soumission vient peut-être de la nostalgie de la puissance anglo-normande. Jean Fortescu portait le même nom et se reconnaissait aux mêmes armes que John Fortescue, gouverneur anglais de Meaux en 1420 (105).

Jean Fortescu mourut avant 1455, laissant :
- Tristan (suivra en 4).
- Richard, mentionné par Montfaut à Ste-Marie-du-Mont en 1463 ?
- Guillaume, prêtre, curé de Montaigu-la-Brisette : "Es assises des patronnages des églises vuides et vacans de la viconté de Valloignes", nomination à la cure de St-Martin-de-Montaigu, vacante par la mort de Raoul Tourtel, dernier recteur et curé de ce lieu, de Guillaume Fortescu, prêtre, après accord entre :
Jehan Fortescu, chevalier, seigneur par usufruit de la terre et seigneurie de Montaigu et Tournebut.
Tristan Fortescu, son fils.
Jehan de Grimouville, écuyer, seigneur de Carantilly.
Guillaume d'Anneville, écuyer, de Montaigu (106).
- Colliaux. Lord Clermont la dit fille de Jean Fortescu et de Jeanne d'Anneville (107). Elle épousa Guillaume Osbert, seigneur de Tesson et de Clitourps, vicomte de Valognes sous la domination anglaise (108).


3c) Pierre

Ecuyer, sans doute fils de Jehan Fortescu, capitaine du Pont-d'Ouve. A l'opposé de Jean, il ne se soumit pas à la domination anglaise et resta au service du roi de France.
En 1418, il était à la tête de 18 écuyers dans l'armée levée pour la défense de la Touraine contre les Anglais. Le 12 décembre 1418, il était présent au siège de Tours (109).
Le 31 mai 1419, il confesse avoir reçu du trésorier des guerres, 90 livres tournois pour ses gages et ceux de onze autres écuyers de sa compagnie au service du roi de France (110) :

"Sachent tous que je Pierre Fortescu, escuier, confesse avoir eu et recu de Hemon Ragnier, tresorier des guerres du Roy notre seigneur, la somme de cuatre vins dix livres tournois en prest et paiement sur les gaiges de moy escuier, et de unze autres escuiers de ma compaignie desservis et a desservir au service du Roy notre dit Seigneur et de Monseigneur le regent le roy, alencontre les Anglois qui de present sont en Duchie de Normandie, Contrez du Maine et du Perche et en plusieurs autres parties voisines; et partout aillieurs ou il plaira a mon dit seigneur le regent ordonner, en la compaignie de Monseigneur de Narbonne, et soubz le gouvernement de mon dit seigneur le Regent. De la quelle somme de iiij XX X l.t., je me tieng pour content et bien paie, et en quitte le dit tresorier et tous autres. Donne en tesmoing de ce soubz mon scel, le dernier jour de may l'an mil CCCC et dix neuf".

On ne connait rien d'autre sur lui.


3d) Richard

Lord Clermont le dit fils de Jehan Fortescu et de Guillemette du Hommet (111). Ecuyer, seigneur des fiefs du Buisson et d'Estaville, assis en la paroisse de Ste-Marie-du-Mont, du fief de Franquetot, assis à Coigny (112) et Cretteville, et d'une "vavassorie" à Huberville : "Les hers Jehan de Beuseville de Hubertville doivent à Richart Fortescu a cause de Guillete du Hommet, sa mère, onze livres tournois de rente a jour Saint-Michel" , pour une franche "vavassorerie" située à Huberville et qui s'étend à St-Germain-de-Tournebut (113). Il aurait épousé Madeleine de Mons (114).

Le 2 décembre 1428, il passait en revue la montre de Guillaume Glasdal, bailli d'Alençon (115). Le 29 octobre 1453, il était aux assises d'Evreux (116).
Il a laissé un chartrier, publié par Lord Clermont (117). Ce chartrier fut acquis en 1862 par le British Museum.
En 1878, Léopold Delisle le décrivait ainsi (118) : "64 feuillets, petit in-4°. Ecriture du règne de Charles VI". Il fut sans doute rédigé plus tardivement, comme le souligne Lord Clermont (119).
"C'est le chartrier ou sont les rentes de Richart Fortescu, escuier, seignour du Buisson et les tenans dudit fieu en la maniere qui ensuit fait et ordonne".

1) Tenures du fief du Buisson à Ste-Marie-du-Mont, appartenant à noble homme Richard Fortescu, écuyer, seigneur dudit fief du Buisson, et les noms des personnes qui les tiennent et les rentes et services qu'ils en doivent (pp. 1-12).
2) Rentes de Ste-Marie-du-Mont qui ne sont pas en franc-fief (pp.12-15).
3) Tenures du franc-fief d'Estaville à Ste-Marie-du-Mont, appartenant à Richard Fortescu, écuyer, seigneur dudit fief d'Estaville, et les noms (...), (pp. 16-25).
4) Tenures du franc-fief de Mons à Ste-Marie-du-Mont et Brucheville, appartenant à Jehan Fortescu, écuyer, seigneur dudit fief de Mons, et les noms (...), (pp. 26-33).
5) Tenures du franc-fief de Franquetot à Coigny et Cretteville, appartenant à (120) Fortescu, écuyer, seigneur dudit fief de Franquetot, et les noms (...), (pp. 34-59).
6) La manière dont Richard Fortescu, écuyer, seigneur du Buisson, tient sa terre et de qui, et les rentes qu'il en doit (pp. 60-64).
7) La teneur de la lettre comme Drouet du Buisson, écuyer, bailla à Jehan Fortescu, écuyer, le fief du Buisson, avec toutes ses appartenances assises en la paroisse de Ste-Marie-du-Mont (pp. 65-70).
Richard Fortescu est l'auteur d'une branche de la famille qui resta à Ste-Marie-du-Mont.

En 1527, aveu rendu aux religieux de Notre-Dame-du-Voeu par Guillaume Néel, à cause de sa femme, de 10 perches de terre assises sur "le hamel de la Rivière", à Ste-Marie-du-Mont. L'avouant doit un demi boisseau de froment et douze deniers de rente, passant par la main de "Jehan Fortescu, qui dessert à present" l'aînesse ayant appartenu à Michel Requier (121).


En 1540, Guillaume Fortescu, sieur du Buisson, demeurait à Ste-Marie-du-Mont (122). Charles aux Epaules rendit aveu au roi pour le fief du Buisson, ayant appartenu à Guillaume Fortescu (123).
Les archives de l'Abbaye de Cherbourg conservaient une déclaration des héritages qui furent à la famille Fortescu (XVIe siècle) (124).
En 1576, bail d'une pièce de terre de neuf vergées, située au marais, à Ste-Marie-du-Mont, saisie sur les nommés Fortescu, et réunie à la baronnie de Neuville (124).
En 1577, autre bail d'une pièce de terre de 18 vergées, située également au marais et saisie sur les Fortescu (1).
La famille Fortescu était encore représentée à Ste-Marie-du-Mont au XVIIIe siècle :
Le 4 novembre 1700, baptême à Sainteny de Jean Pellevé, fils de Pierre Pellevé, d'Auville-sur-le-Vey et de Marie de Fortécu, de Ste-Marie-du-Mont (125).
Le 9 septembre 1771, fut passé le contrat de mariage de Guillaume Fortécu, artisan, originaire de Ste-Marie-du-Mont et demeurant à Carentan, fils de feu Vincent Defortécu et de feue Françoise Risbey, d'une part, et de Jeanne Françoise Le Bourg, veuve de Jean Le Nesley et fille de Jean-François Le Bourg et de Jeanne de Gouey, de Ste-Marie-du-Mont, et demeurant à Carentan. La future apportait une dot estimée à 420 livres 16 sols, dont 220 livres en argent (126).



4) Tristan

Fils de Jean Fortescu et de Jeanne d'Anneville (127). Il fut maintenu noble par Montfaut en 1463, au Mesnil-Angot (128).

En 1465, Jean de Villiers, écuyer, seigneur et baron du Hommet en sa partie, le désigne comme tenant de sa baronnie, "avec la damoiselle sa femme, à cause d'elle, une franche verge de prévosté, assise illec et environs", dans un aveu rendu au roi (129).

Il épousa demoiselle Jacquemine Le Carpentier, fille de Jean Le Carpentier, écuyer, seigneur du Mesnil-Angot et de Grouchy en la Chapelle-Enjuger. Ainsi, dans un aveu rendu au roi en 1508, par Georges de Tournemine, baron du Hommet, en la partie de Villiers, elle est présentée comme détentrice d'une "franche verge de prévosté", dans des termes identiques à ceux de l'aveu de 1465. Dans un procès intenté au curé du Mesnil-Angot, par Léonor de Fortescu, écuyer, sieur de la Chesnée, le 2 mars 1693, à cause de l'inaccomplissement de services religieux pour l'âme de messire Jean Le Carpentier, écuyer, seigneur du Mesnil-Angot et bienfaiteur de l'église du lieu, ledit Léonor soutint que le donateur était son aïeul (130).

Tristan Fortescu portait le titre de seigneur du Mesnil-Angot, lorsqu'il fut assigné le 4 janvier 1470, pour estimer les fiefs de la Rivière et de Soulles, situés en la paroisse de St-Fromond, et mis en criées par suite d'un décret prononcé en 1462, contre Jean de Montenay (130).

Il laissa plusieurs enfants :
- Nicolas (131), auteur de la branche de la Vieille-Court (suivra en 5a).
- Pierre, son héritier (suivra en 5b).
- Jacques, auteur de la branche de Langlet (suivra en 5c).
- Jean, alias Yves, alias Yvon (131). Il était sans doute prêtre (132). Le 23 septembre 1523, il déclarait qu'il n'était ni héritier ni mêlé en quoi que ce soit dans la succession de son frère Nicolas (133).
- Richard, dont le nom est mentionné dans un procès en 1521 (134).
- Lubin ? Son nom apparaît le 19 décembre 1521, dans un acte de procédure passé au bailliage de Carentan (134).
- Marguerite, alias Mariette (135). Elle épousa Charles Beaugendre, écuyer, de la paroisse de Ste-Marie-du-Mont, à la fin du XVe siècle. Paris situe le contrat de mariage le 4 février 1500 (136).
- Catherine (135), dont la tombe était située dans le transept méridional de l'église de Ste-Marie-du-Mont (137).
Le 7 octobre 1486 (138), Charles Beaugendre était tuteur des enfants mineurs de feu Tristan Fortescu. Sa succession fut partagée le 2 mars 1500 (136).

Espace
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12 - Étude Généalogique : 1450-1650 : Les Seigneurs de La Vieille-Court, Au Mesnil-Angot

5a) Nicolas

Ecuyer, seigneur de la Vieille-Court. Fils aîné de Tristan Fortescu. Il épousa demoiselle Anne Beaugendre (147).

En 1505 et 1512, il était déjà qualifié seigneur de la Vieille-Court (148) :
"L'an mil cinq cens et douze, le iiij jour de novembre a Saint Lo, le noble homme Nicholas Fortescu, seigneur de la Vieille Court, plege Maistre Robert Tostain, aiant le droit a titre de fermage de la sergeanterie du Hommet, pour le temps et terme de trois ans comples commenchants a la Saint Michel derraine passe recours, de bien et deuement exercier la dite sergeanterie durant le dit temps de trois ans, et de faire bons et loyaux records et exploitz touchant le dit office, moiennant et par my ce que le dit Maistre Robert a ce present en promist acqueitier et deliverer le dit Fortescu de tout ce que luy en pourront estre demande, et garder et obligier biens et heritages. Tesmoings Lo Davy et Hermen Furet".

Nicolas Fortescu aimait beaucoup les procès. En 1521, il en soutenait trois, soit au bailliage, soit aux assises de Carentan, indépendamment d'un quatrième qu'il soutenait au Parlement à Rouen.
Le 2 mai 1521, il était procureur de Yves et Richard, ses frères, dans un procès contre Raoul Poullette, qui l'approchait aux poursuites par lui exercées contre Jacquet Le Duc pour "excès et meffais de corps et rescousse de Namps (biens saisis)".
Le 29 juin 1521, il plaidait contre "les Ministres et couvent de la Perigne".
Enfin, le 24 septembre 1521, il lui était enjoint d'avoir à produire contre le seigneur de Tribehou sur l'appel par lui fait contre Pierre Amelot, prévôt de ladite seigneurie (149).
Il mourut avant le 23 septembre 1522, car à cette date, sa veuve était en justice au bailliage de Carentan.


5b) Pierre

Dans un acte du 5 mai 1522, Pierre Fortescu était dit frère de Nicolas. Dans deux actes du 7 mai et du 26 juin 1523, exercés au bailliage de Carentan, il prenait le titre d'héritier de Nicolas, à propos d'un procès soutenu contre Richard Regnault (150).
Nicolas mourut sans enfants. Pierre étant son héritier, prit, lui et ses descendants le titre de seigneur de la Vieille-Court.
Paris et d'Aligre donnent une généalogie différente :

Tristan Tristan (151)
I
Nicolas
I I
Jacques Pierre
I I
Nicolas Nicolas



Nous n'avons pu trancher entre ces deux hypothèses, faute de documentation suffisante.

D'un mariage inconnu, Pierre Fortescu aurait eu un fils :



6) Nicolas

Ecuyer, sieur de la Vieille-Court. D'après Chamillart, il épousa demoiselle Catherine Cadot en 1563 (152). Il demeurait au Mesnil-Angot, ainsi que nous l'apprend un contrat passé à St-Lô le 15 février 1567 (153).
Le 15 août 1581, il était témoin au contrat de mariage de Jacques de Fortescu, écuyer, sieur de Langlet, et de Jeanne Clérel de Rampan.
Le 1er juillet 1593, il obtenait de François de Fortescu, du Mesnil-Angot, la remise, par suite de clameur seigneuriale, du clos des Champs, et réunissait cette pièce de terre au domaine non fieffé (150).
Il vivait encore en 1595 et mourut avant 1599. De son mariage, il eut un fils, François (suivra en 7).



7) François

Ecuyer, sieur de Morfleur en 1581, puis sieur de la Vieille-Court à la mort de son père. Reconnu noble par Roissy, "veu ses tiltres". Il épousa demoiselle Avoye Le Peinteur en 1585 (154). Dès 1593, François de Fortescu était l'époux de demoiselle Marguerite Basire, fille et seule héritière de feu noble homme Jean Basire, écuyer, sieur du Mesnil-Véneron en sa partie, de Silly (terres situées au Mesnil-Véneron et à St-Jean-de-Daye) et de Maubec (à Montmartin et à St-Michel-de-Graignes).

En effet, le 4 novembre 1593, François de Fortescu, écuyer, sieur de Morfleur et demoiselle Marguerite Basire, son épouse, vendaient à noble homme Jean d'Auxais, seigneur et patron du Mesnil-Véneron, "les fiefs, terres et sieuries de Silly et du Mesnil-Véneron, qui consistent, à scavoir ladite terre de Silly en ung plain fief de haultbert et ledit fief du Mesnil-Véneron, en un quart de fief et consistent aussy en gaiges-pleiges, courts et usages, domainnes fieffez, hommes et hommages (...), et fut ce faict moyennant le prix et somme de deux mil escus pour principal et la somme de cent escus de vin (...)". La vente fut ratifiée le 28 janvier 1594 (155).

Le mariage fut-il annulé ? Toujours est-il que dès 1605, Marguerite Basire était l'épouse de Pierre Surget :
"Mandement pour Pierre Surget, sieur de Monseaulx, monnayer en la Monnaie de St-Lô, époux de Marguerite Basire, fille Jean, sieur du Mesnil-Véneron, Maubec et Silly, laquelle Marguerite eut pour tuteur Jean d'Auxais, sieur du Mesnil-Véneron en partie, qui dilapida le bien de sa pupille et voulait la faire marier à François de Fortescu, homme de peu de moyens, au service et à la dévotion dudit tuteur" (bel exemple de clientélisme entre nobles !) (156).

De ces deux mariages, François de Fortescu eut plusieurs enfants :
- Nicolas, l'aîné (suivra en 8a).
- Michel (suivra en 8b).
- Rachel, qui épousa le 28 avril 1617, au Mesnil-Angot, Guillaume de Fortescu, écuyer, sieur de Langlet.
- Charles (suivra en 8c).
- Jacques, mort en bas-âge (157). En fait, c'est peut-être lui qui fut écuyer, sieur de la Bucaille, dont héritera Jean-Nicolas de Fortescu, écuyer, sieur de Beauregard.
- Olivier, mort en bas-âge.

François de Fortescu mourut le 16 mars 1618 au Mesnil-Angot (158).



8a) Nicolas

Ecuyer, sieur de la Vieille-Court. Mineur lors de la recherche de Roissy en 1598. Il épousa en premières noces (avant 1625), demoiselle Madeleine Le Mennicier (159), fille de Michel Le Mennicier, sieur de Martigny, lieutenant général civil et criminel du bailliage du Cotentin à St-Lô, et de demoiselle Marie Davy du Perron, tante du Cardinal Jacques Davy du Perron. Les Le Mennicier étaient anoblis de fraîche date (en mars 1579). De ce mariage sont issus :

- Michel, né vers 1624, sieur de Fortescu (suivra en 9a).
- Léonor, né vers 1625, sieur de la Chesnée (suivra en 9b).
- Jacqueline, née vers 1627, épouse de Pierre Delamaison (160), de la paroisse du Mesnil-Angot. Elle mourut de maladie et fut inhumée le 31 janvier 1703 dans la nef de l'église du Mesnil-Angot, "à la place des parens des sieurs de Fortécu, vis-à-vis l'autel de Notre-Dame, contre la muraille" (161).

Madeleine Le Mennicier fut inhumée le 17 décembre 1630 au Mesnil-Angot. Peu après, Nicolas de Fortescu eut une fille naturelle nommée Marguerite (née vers 1631), qui épousa Michel Ruault. Elle fut inhumée le 26 novembre 1670, dans le cimetière du Mesnil-Angot (161).

Nicolas épousa en secondes noces, demoiselle Anne Le Jay (162). Il en eut :
- Gabrielle, épouse de honorable homme Antoine Cauvin, sieur de la Chesnée, fils de Gilles Cauvin, sieur des Mares et de défunte demoiselle Françoise Guéroult, de la paroisse de Rampan (163). La future apportait 850 livres, dont 700 livres de dot et 150 livres de don mobil. Michel et Léonor de Fortescu, ses frères, "ont promis deux habits de nopces selon sa condition". Le contrat de mariage fut passé en présence de Jean Nicolas de Fortescu, écuyer, sieur de Beauregard, et Jean de Fortescu, écuyer, sieur de Launey.
- Tanneguy, né vers 1639, sieur du Taillis (suivra en 9c).
- Anne Marie ?, marraine en 1666 à Alleaume, de Louise de Fortescu, fille de Tanneguy.

Le 30 octobre 1605, Nicolas était témoin au mariage de Mathieu Mignot et d'Anne Bréard, célébré dans l'église du Mesnil-Angot (164). Effet de clientélisme ? Toujours est-il que les Fortescu furent souvent témoins aux cérémonies religieuses concernant les Mignot.

Le 19 janvier 1632, vente de nombreuses pièces de terre situées à Valcanville, par Jean d'Aigremont, écuyer, sieur de Valcanville et de la Ruaudière, à Nicolas Fortescu, en présence de Michel Fortescu, écuyer, sieur de Beauregard (165). Pièce assez longue, contenant la description des terres et les nombreuses clauses du contrat.

Le 22 février 1636, devant les tabellions pour le siège du Val-de-Saire, en la portion de St-Pierre-Eglise et Valcanville, Louis Durant, de Valcanville, vendit à Nicolas Fortescu, une pièce de terre située à Valcanville, pour le prix de 300 livres de principal (165).

Le rôle de la noblesse de 1640 le disait riche de 2000 livres tournois de rente (166). Dès le 29 mai 1643, Nicolas était en séparation de biens avec sa femme (sans doute à cause du mauvais état de ses affaires) (164).

Il mourut le 15 juillet 1648 au Mesnil-Angot (164). Anne Le Jay, devenue veuve, épousa Robert Le Roy, écuyer, sieur du Campgrain.
Aucun de ses fils ne releva le titre de seigneur de la Vieille-Court, qui disparut par suite de dépiècement de fief ou passa à un acquéreur inconnu.



8b) Michel

Ecuyer, sieur de Beauregard. Cité lors de la recherche de Roissy. Riche de 600 livres tournois de rente (167). D'un mariage inconnu, il laissa un fils :

*Jean-Nicolas
Ecuyer, sieur de Beauregard. Né vers 1643, il épousa demoiselle Anne alias Jeanne Myffant (168). De ce mariage sont issus :
- Pierre, baptisé le 3 mars 1669 au Mesnil-Angot. Nommé par Pierre Myffant, écuyer, sieur de la Bigne, et Barbe, son épouse.
- Marguerite, fille et seule héritière dudit Jean-Nicolas de Fortescu, épousa par contrat de mariage déposé le 7 mars 1693 (169), Jean-Alexandre de la Couldre, écuyer, fils de Thomas de la Couldre, écuyer, sieur de la Bretonnière et de demoiselle Laurence Le Conte, de la paroisse de Marchésieux.

Le 19 février 1666, Jean-Nicolas de Fortescu, héritier de feu Jacques de Fortescu, écuyer, sieur de la Bucaille (son oncle ?), vendait à Louis Thomas, écuyer, sieur de la Tournerie, demeurant à Ecoqueneauville, la moitié d'une pièce de terre en herbage, nommée la Gloriette, d'une contenance de 62 vergées, ladite terre située à Ecoqueneauville. Cette vente fut faite par le prix et somme de 2500 livres, dont Louis Thomas a payé 4OO livres en argent comptant (170).



Le 24 avril 1667, Jean-Nicolas de Fortescu, écuyer, demeurant au Mesnil-Angot et Michel de Fortescu, écuyer, sieur de Fortescu, demeurant au Dézert, constituèrent 100 livres de rente hypothèque aux Religieuses de la Congrégation Notre-Dame à Carentan (171).

Jean-Nicolas mourut sans doute en 1685.



8c) Charles

Ecuyer, sieur de Launey. Né le 9 juillet 1602 au Mesnil-Angot (172). Chamillart le confond avec François de Fortescu, écuyer, sieur de Launey (qui n'existe certainement pas). Charles épousa demoiselle Suzanne de Cyresme, fille de Pierre de Cyresme, écuyer, et de demoiselle Marie Frollet (173). Ils eurent :
- Anne, épousa vers 1660, Nicolas Potier, de la paroisse du Mesnil-Véneron (174). Elle mourut peut-être le 2 juin 1700 au Dézert.
- Suzanne, née vers 1642. Elle épousa Damien Mignot, le 13 novembre 1668 au Mesnil-Angot (175). Elle fut inhumée le 12 février 1672 dans l'église du lieu.

Les héritiers de Charles de Fortescu, Louis Mignot fils Blaisot, Damien Mignot et Gilles Vaultier, devaient 4 boisseaux d'avoine de rente foncière au prieuré de la Perrine, en 1678 (176).
- Avoye, née vers 1644. Célibataire, elle mourut de maladie et fut inhumée le 4 septembre 1704, dans la nef de l'église du Mesnil-Angot, devant l'autel de la vierge.
- Gillette, épousa Jacques Le Canu, de la paroisse de Graignes, le 23 février 1672 (177).
- Jean Ecuyer, sieur de Launey. Il épousa demoiselle Jeanne Delamare (178), fille de Jacques Delamare, écuyer, sieur de la Londe Surville. Ils ne semblent pas avoir eu d'enfants. Elle mourut le 31 janvier 1687 et fut inhumée le 1er février dans la nef de l'église, sous le clocher (177).

Jean de Fortescu eut un fils naturel nommé Jean Thomasse, avec Thomasse Le Compte. L'enfant fut baptisé le 13 mars 1689 et fut inhumé le 5 mai 1690 (177).



Le 27 avril 1667, il vendait 8 livres 6 sous 8 deniers de rente à Pierre de Méhérenc, écuyer, sieur de la Conseillère, demeurant à la Cambe (179).
Il est mentionné au Mesnil-Angot, dans une liste des nobles de l'élection de St-Lô, de la fin du XVIIe siècle (180).

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13 - Étude Généalogique : 1450-1650 : Les Seigneurs de Langlet, Au Dézert

5c) Jacques

Ecuyer, seigneur de Langlet (181). Fils cadet de Tristan Fortescu et de demoiselle Jacquemine Le Carpentier. Il épousa demoiselle Jacqueline Le Coq. Il mourut avant le 15 juin 1521. A cette date, sa veuve était tutrice de leurs enfants mineurs (182). Ils eurent deux fils :
- Richard, l'aîné (suit en 6a).
- Pierre, auteur du rameau des Langlet de St-André-de-Bohon (suivra en 6b).


6a) Richard

Ecuyer, seigneur de Langlet, dès 1521. Il épousa Martine Voydie (183). Paris cite l'acquit du mariage le 4 juin 1556 (181). De ce mariage sont issus :
- Jacques (suit en 7a).
- Jeanne, qui épousa sans doute Jean des Faveries, en 1597 (184). Le 22 décembre 1594, son frère lui reconnaissait une dot de 220 livres tournois (185). Richard Fortescu mourut avant 1594.


7a) Jacques

Ecuyer, seigneur de Langlet, demeurant au Dézert. Il rendit aveu du fief de Langlet le 5 juin 1575 (181). Il obtenait mainlevée du commissaire des francs-fiefs le 5 mai 1576 (181). Il épousa en premières noces demoiselle Jeanne Clérel de Rampan, fille de Michel Clérel, écuyer, seigneur de Rampan et de Lignerolles, et de demoiselle Louise Le Roy d'Amigny (186). Leur contrat de mariage fut reconnu le 15 août 1581, devant Planchon et La Rose, tabellions à St-Lô (186). Il en eut :

- Guillaume (suivra en 8a).

- Jeanne, qui épousa par contrat du 8 juillet 1606, Jean du Mesnil, écuyer, fils de Jacques de la paroisse du Mesnil-Angot (187).

- Anne, qui épousa Mathieu Le Conte, de la paroisse de Montmartin (en-Graignes), avocat au Grand Conseil; dont un fils nommé Michel Basile Le Conte, sieur de Maubec, qui épousa par contrat daté de 1647, demoiselle Anne de Montfiquet, fille de Gilles de Montfiquet, écuyer, seigneur de Blagny et de demoiselle Jacqueline Clérel (188). Anne de Fortescu mourut le 24 octobre 1675 au Mesnil-Véneron (189).

- Jacques, dont on ne sait rien.

- Judith, que E. Lepingard dit à tort fille de la seconde épouse de Jacques Fortescu. Elle épousa Me Philippe Renouf, sieur de la Monnoye, monnayer en la monnaie de St-Lô, licencié aux lois, avocat à St-Lô, sénéchal de l'honneur et baronnie du Hommet et châtellenie de la Rivière, fils de Me Jean Renouf, avocat au Parlement de Rouen (190). Ce Renouf était de la religion réformée. Elle épousa en secondes noces, Me Pierre Capelle, avocat à St-Lô. E. Lepingard les fait se marier en 1628, au Mesnil-Angot. Il fait encore erreur, à moins que Jacques Fortescu n'ait eu deux filles prénommées Judith. Le 8 janvier 1668 (191), Pierre Capelle vendait le petit pré de la Chaussée, d'une contenance de trois vergées, à Michel Saint, monnayer en la monnaie de St-Lô.

En secondes noces, Jacques Fortescu épousa en 1604, demoiselle Madeleine de Cabazac (192), veuve de Charles de Montfiquet, écuyer, de la paroisse de Montmartin-en-Graignes. Ils eurent :
- Françoise, épouse en 1630, au Mesnil-Angot, de Gilles Basire (193).



8a) Guillaume

Ecuyer, seigneur de Langlet, demeurant au Dézert. Unique héritier de son père. Il épousa en premières noces, demoiselle Rachel de Fortescu, fille de François de Fortescu, du rameau des seigneurs de la Vieille Court (194). Ils laissèrent :
- Jacques (suivra en 9a).
- François, né en 1626 au Mesnil-Angot.

Guillaume de Fortescu épousa en secondes noces, demoiselle Claude Le Mouton (195); dont il eut :
- Marc-Antoine (suivra en 9b).
- Pierre.

Guillaume de Fortescu mourut le 14 janvier 1639, au Mesnil-Angot (196).



9a) Jacques

Ecuyer, sieur de Langlet. Né en 1619, au Mesnil-Angot. Le 22 décembre 1640, il échangea le fief de Langlet avec Hervé Le Roy, écuyer, seigneur de Daye, contre des terres en roture situées à St-Pierre-d'Arthenay. Ce dernier lui constitua 700 livres de rente hypothèque en huit parties (197), Jacques se prétendant lésé par cet échange. Il quitta peu après le Dézert, pour le Plessis-Grimoult (dans le Calvados), où Chamillart le trouva noble en 1666. Il mourut avant 1675. Ses frères eurent leurs parts des 700 livres de rente. D'un mariage inconnu, il laissa sans doute un fils :
* Charles
Ecuyer, sieur de Fortescu. Il demeurait à Danvou (Calvados). Le 23 février 1674, il vendait à Jean Esse, bourgeois de St-Lô, une des huit rentes cédées à son père par le seigneur de Daye, comme prix du fief de Langlet (198). E. Lepingard le confond avec Charles de Fortescu, fils Michel, de la paroisse du Dézert, qui devint curieusement seigneur de Langlet.



9b) Marc-Antoine

Né vers 1634; Egalement expatrié, il demeurait à Mestry (Calvados), où Chamillart le trouva noble en 1666. Il épousa demoiselle Suzanne Le Pégot, alias Le Bigot, en 1664. Le 28 octobre 1661, il recevait de noble dame Françoise de Palme, veuve de Hervé Le Roy, seigneur de Daye et de Langlet, l'amortissement d'une rente hypothécaire de 60 livres, que lui avait transportée Jacques de Fortescu, par contrat du 7 septembre 1656 (198). Le 29 janvier 1675, il poursuivait devant le bailliage de Carentan, demoiselle Marie Bourdon, veuve d'Antoine de Montfiquet, son débiteur (199). Les descendants de Marc-Antoine de Fortescu résidèrent à Mestry, puisqu'ils sont encore mentionnés au début du XIXe siècle : ainsi, noble demoiselle Françoise Jehanne de Fortescu épousait Michel Arnould de Braque, dont une alliance Braque/Cussy à Mestry (200).




6b) Pierre

Ecuyer, sieur de Langlet. Fils cadet de Jacques Fortescu, écuyer, sieur de Langlet et de demoiselle Jacqueline Le Coq. Il demeurait à St-André-de-Bohon. Il épousa Jacqueline Vaultier (201). Leur alliance est mentionnée dans un contrat du 9 septembre 1577 (201). Il fut témoin dans un acte de reconnaissance du contrat de mariage de Jehan Charles et Guillemine de la Rue, de la paroisse du Dézert (202). Il eut un fils :
- Pierre (suivra en 7b).

Les deux fils de Jacques Fortescu, écuyer, sieur de Langlet, et leurs descendants respectifs, portèrent concuremment le titre de seigneur de Langlet. Peut-être y eut-il partage du fief à la mort de Jacques. En tout état de cause, Pierre et ses descendants habitèrent à St-André-de-Bohon, alors que la terre et seigneurie de Langlet était située dans la paroisse du Dézert. Il n'y a pas trace de procès entre les deux branches.

 


7b) Pierre

Ecuyer, sieur de Langlet. Maintenu noble par Roissy en 1598, pour avoir justifié avec son cousin germain Jacques (203). Il épousa Anne Henry, par contrat de mariage du 11 août 1593 (201). D'après E. Lepingard, il aurait épousé une demoiselle Lenfant (204). Le journal du domaine de Carentan mentionne en 1705, "les hoirs Pierre Fortescu-Lenfant, écuier; à présent le sieur de Grainville" (205). De son mariage avec Anne Henry, sont nés plusieurs enfants :
- Antoine, l'aîné (suivra en 8b).
- Jean, mort jeune.
- Jacques (suivra en 8c).
- Françoise, baptisée le 31 mars 1602 à St-André-de-Bohon (206).

Pierre Fortescu mourut le 21 mars 1615 à St-André-de-Bohon.

 


8b) Antoine

Ecuyer, sieur de Langlet. Il épousa demoiselle Françoise Le Jollis, dont il eut quatre filles :
- Jeanne, peut-être la fille aînée, marraine le 6 janvier 1634 à St-André-de-Bohon. Elle épousa Pierre Allez (alias Allais), sieur de Bellemare, dont elle était veuve en 1685. Elle tenait des terres de la fiefferme de Bohon (207).
- Marie, baptisée le 30 mars 1622, à St-André-de-Bohon (208).
- Françoise, "fille et héritière en sa partie dudit Antoine". Elle épousa en 1651 (209), François Mahieu, écuyer, sieur de Maretot, avocat à Carentan, né vers 1626 et demeurant à St-Georges-de-Bohon (210). En 1679, elle était civilement séparée de biens avec son mari. Le 5 octobre 1679, elle vendait à Henry de Bray, écuyer, sieur de Hautquesney, des terres situées à St-Georges et à St-André-de-Bohon (211).
- Madeleine, baptisée le 3O novembre 1630, à St-André-de-Bohon (208).

Le 27 avril 1615, Antoine de Fortescu était nommé tuteur de ses frères et soeurs (212). Par une sentence du 17 janvier 1623, le bailliage de Carentan jugea à l'encontre de Pierre de Bray, écuyer, et du curé de St-André-de-Bohon, qu'Antoine de Fortescu et sa femme, comme étant les plus âgés, "jouiraient des honneurs" dans l'église (213). Le 17 juillet 1623, Antoine devait dix boisseaux de pommes ou 7 livres 10 sols de dîme à son curé (214).

En 1626 et en 1643, il participa comme chevalier à la chevauchée du "Mennelu", à cause de la minorité de son neveu.
A l'origine, le "Mennelu" était le nom du cens dû au seigneur. Cette chevauchée consistait en une tournée d'inspection en vue de constater et de réprimer les usurpations commises sur les chemins publics. Elle était invariablement fixée au 2e et 3e jour d'août de chaque année, et suivait toujours le même itinéraire.


Cette pratique locale de droit féodal avait pour but de recueillir les rentes censives. La perception du "Mennelu" se faisait dans une chevauchée composée du seigneur et de chevaliers, aînés de certaines vavassories. Les officiers de justice seigneuriale y prenaient part (216).
Antoine de Fortescu prit part à cette chevauchée une 3e fois en 1673 et 1674, comme procureur et représentant de Monseigneur le comte de Croisy (un d'Harcourt) (217).

Par contrat passé sous seing privé le 10 octobre 1627 (218), Pierre Richier, fils Jean, de St-André-de-Bohon, lui vendait une terre située "au port de Bouhon", pour la somme de 15 livres tournois de principal. Par un autre contrat passé sous seing privé le 21 octobre 1627 (218), Guillaume Jean, de St-André-de-Bohon, lui vendait une terre située également "au port de Bouhon", pour la somme de 10 livres tournois de principal.

Le 4 septembre 1640, il était présent dans un acte d'arpentement et d'estimation des marais de Bouhon (219).
Le 2 août 1646, Antoine de Fortescu et Pierre de Bray, écuyer, sieur de Hautquesney, furent condamnés chacun à dix sols d'amende, faute d'avoir réparé un chemin bordant leurs terres, à St-André-de-Bohon (220).
Il mourut avant 1680. Avec lui s'éteignit son titre sieurial.

Il n'était mentionné ni dans le rôle de la noblesse du Cotentin en 1640, ni dans Chamillart, en 1666. On peut l' attribuer au fait qu'il était fermier au greffe de Carentan, lors de la recherche de d'Aligre. Cette dérogeance et l'insuffisance de preuves de noblesse, sont sans doute à l'origine de l'extinction de cette branche des sieurs de Langlet.

 


8c) Jacques

Ecuyer, sieur de la Prairie. Il épousa en premières noces demoiselle Geneviève Muldrac, soeur de Robert Muldrac, écuyer, sieur de Haultmesnil, demeurant à Carentan, et de Françoise Muldrac, dont la fille, Marie Blondel, épousa Me Michel Osber (221). Il en eut :
- Robert, l'aîné (suivra en 9c).
- Pierre, auteur de la branche des bourgeois de Carentan (suivra en 9d).

De son second mariage avec demoiselle Madeleine Le Jollis, Jacques de Fortescu eut un fils :
- Antoine (suivra en 9e).

 


9c) Robert

Ecuyer, sieur de la Prairie. Il épousa le 25 mai 1660, demoiselle Françoise Boissel, fille de Me François Boissel, avocat à Carentan ? (222). Elle était veuve de Me Gervais Langeard, sieur du Roncerey, qu'elle avait épousé par contrat de mariage passé devant les tabellions de Carentan, le 23 septembre 1654. Robert de Fortescu et Françoise Boissel eurent une fille :
- Marie, qui épousa Jean Martine (?) (223).

Le 7 juin 1660, Robert et son frère Pierre vendaient 100 sols tournois de rente hypothèque au bénéfice de la confrérie du St-Rosaire de Carentan (224).
Le 22 juin 1665, il vendait "afin d'héritage" à Me Jean Boissel, sieur de la Guerrie, conseiller assesseur et commissaire examinateur au bailliage de Carentan, diverses rentes :
- 75 livres de rente "en une partie de qualité foncière" , qu'il avait droit de prendre sur les héritiers de feu Me Jean Rouxelin, à cause d'une fieffe d'héritages (Tabellionage de St-Côme-du-Mont : 12 mai 1656).
- 9 livres de rente "en une partie de pareille nature", à prendre sur Nicolas Sevestre, de la paroisse de St-Côme-du-Mont, à cause d'une fieffe d'héritages (Tabellionage de St-Côme-du-Mont : 4 mai 1658).
Le contrat fut fait par le prix et somme de 1680 livres de principal (225).


Le 13 novembre 1665, Nicolas Le Rosty et Louise Michel, sa femme, reconnurent avoir reçu de Me Jean Boissel, sieur de la Guerrie, conseiller assesseur et commissaire examinateur au bailliage de Carentan, pour l'acquit et décharge de Me Robert de Fortescu, la somme de 175 livres, qui était demeurée aux mains de feu Jacques de Fortescu, écuyer, sieur de la Prairie, son père, par contrat de rente fait audit Jacques, le 5 juillet 1628 (226).

Le 15 décembre 1665 (226), François Antoine Boissel, sieur de Monthotot, bourgeois de Carentan, fils de Me François Boissel, avocat, quitta "afin d'héritage" à Robert de Fortescu (227), sieur de la Prairie, diverses rentes, pour un total de 43 livres 8 sous 6 deniers :
- 21 livres 8 sous 6 deniers de rente hypothèque, à prendre sur Me Etienne Servelle, huissier.
- 4 livres d'autre rente à prendre sur ledit Servelle.
- 16 livres de rente en deux parties, à prendre sur les héritiers de Georges Le Paisant, de la paroisse de Sainteny.
- 40 sous de rente à prendre sur ledit Le Paisant.

Robert de Fortescu mourut le 14 décembre 1684 à St-André (228).
Le 5 mai 1687, sa veuve passait un contrat d'amortissement de 17 livres de rente, avec Me Jérôme Yver, sieur de la Croix, devant les notaires de Carentan (229) :

"Je soubz sygné oumarqué fransoysse boysel veuve de Rober de Fortécu, confaisse avoir reseu de maistre Jérôme Yver sieur de la Crouest, la somme de trois centz livres tant en argen quen marchandisse don je luy en promest tenir conte sur le ramortissement quil me preten faire dune partie de ma rente dotal ala decharge de maistre hervé boysel, sieur de Verben faict ce quatre jesme jour doctobre mil six centz quatre vingt six sant que le présent me puise prejuditier a lannée courante et autre demande aquoy je me réserve,

francoise boyssel".




9e) Antoine

Sieur de la Rosière, bourgeois de Carentan. Il épousa honnête fille Claude Jouenne, fille aînée de feu Me Jean Jouenne et de honnête femme Jeanne Le Prévost, bourgeois de Carentan. Le contrat de mariage fut passé le 20 janvier 1665 (230). La future apportait 30 livres de rente raquitable au denier du roi, un don mobil de 200 livres, et des habits :

Un drap de parement, une toilette, quatre habits, un lit garni avec le ciel et rideaux de serge, un coffre de bois chêne, douze draps de lit, dix-huit chemises, trois douzaines de serviettes, deux doubliers avec le linge et hardes à l'usage de ladite fille, six plats, six assiettes, un pot, une chopine, une salière, le tout d'étain, une bague d'or. Les meubles ont été estimés entre les parties, à la somme de 300 livres.

Robert de Fortescu donna à son frère 30 livres de rente hypothèque à prendre sur feu demoiselle Geneviève Muldrac, sa mère.
Jeanne Le Prévost, "pour la bonne amitié" qu'elle porte à sa fille, a promis de les nourrir du jour de leur mariage, jusqu'à la "foire de Guibré" de l'année prochaine (1666).

Le 5 octobre 1677, Claude Jouenne, femme civilement séparée de biens avec Me Antoine de Fortescu, louait "à pure et irrévocable fieffe" , à Me Christophe Bucaille, avocat, bourgeois de Carentan, une maison "scise en bourgeoisie dans l'enclos de la ville de (Carentan) proche la porte de Hollegatte, qui se consiste en une salle, boutique, celier, chambre, gallerie et les greniers dessus estant, couvert d'ardoise" (231).

Le 17 juin 1686 (232), Antoine de Fortescu faisait remise de cette maison à ses enfants mineurs.

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14 - Étude Généalogique : 1650-1780 : Les Bourgeois de Carentan

9d) Pierre
Etamier (chaudronnier), bourgeois de Carentan. Frère de
Robert de Fortescu, sieur de la Prairie. Pierre épousa honnête fille Anne Jullien, fille Pierre, bourgeois de Carentan. De ce mariage sont issus plusieurs enfants :
-
Marie, née à Carentan le 2 février 1661 (233).
-
Denis, le fils aîné (suivra en 10d).
-
Claude Françoise, mineure en 1688. Elle épousa devant les notaires de St-Clair, Pierre Saint, sieur de St-Pierre, bourgeois de St-Lô, de la religion réformée (234). En 1730, son fils, Jean Saint, était absent : "(...) qui est sorty du royaume depuis plusieurs annez pour religion" (235).
-
Jean-Antoine, mineur en 1688 (suivra en 10e).
-
Richard, mineur en 1688 (suivra en 10f).

Le 7 juin 1660,
Pierre de Fortescu et son frère Robert, vendaient 100 sols tournois de rente hypothèque au bénéfice de la confrérie du St-Rosaire de Carentan (236).

Le 24 juin 1686 à Carentan, il cède à Me Denis de Fortescu, son fils et à Jean-Antoine, Richard et Claude Françoise de Fortescu, mineurs, ses autres enfants, un droit d'usufruit sur :
- 20 livres de rente hypothèque à prendre sur les héritiers de Me François Poysson, prêtre, curé de St-Georges-de-Bohon.
- 6 livres 13 sols 4 deniers de rente hypothèque à prendre sur Jean-François de Bray, écuyer, sieur de Hautquesney, héritier de feu Henry de Bray, son père, de la paroisse de St-André-de-Bohon.
- 40 sols de rente foncière et une poule sur les héritiers de Me Claude Bouthereul (237).

Pierre de Fortescu mourut avant le mois d'octobre 1688.





10d)
Denis
Artisan étamier, huissier en l'élection de Carentan, bourgeois de Carentan. E. de Pontaumont le dit sieur de la Marcanderie (238). Fils aîné de
Pierre de Fortescu. Il renonça à la succession de son père. En 1688, il était tuteur de ses frères et soeurs mineurs. Il épousa Marie Rondel, de la paroisse de Catz, par contrat de mariage passé sous seing privé le 7 septembre 1690, reconnu devant les tabellions de Baupte, le 10 novembre 1695 (239). De ce mariage sont issus :
-
Charles, né le 18 juin 1691 à Carentan (240). Nommé par noble dame Charlotte Scarron, veuve du feu seigneur Léonor Agnès de Préfontaine, conseiller du roi en tous ses conseils et président en chef du conseil souverain d'Artois, assistée par messire Claude Andrey, chevalier, seigneur et patron de Neuville et de Baudienville, lieutenant du roi au gouvernement des ville et château de Carentan.
-
Marie Agnès, fille aînée de Denis, née le 7 novembre 1692 à Carentan (238).
-
Gabrielle
Elle épousa en premières noces, Me Henri Jehenne dit Condey (241), perruquier et bourgeois de Carentan. Leur contrat de mariage date du 5 septembre 1730 (242). La future apportait une dot estimée à 400 livres, dont 180 livres en argent, plus des immeubles estimés à 20 livres. Henri Jehenne mourut en 1731, et l'inventaire de ses biens fut fait le 31 décembre 1731 (243). Jean Paris, perruquier, bourgeois de Carentan, fut désigné tuteur de ses enfants mineurs.
Gabrielle de Fortescu épousa en secondes noces, Jean Hallot, par contrat de mariage passé sous seing privé le 15 novembre 1735. Ledit Jean Hallot mourut en 1769 : "(...) qu'on a trouvé noyé le jour d'hier en la paroisse de Méautis (...). Il résidait à Carentan, dans une maison rL'inventaire de ses biens et de ses papiers fut fait le 2 mai 1769 (244). Parmi ses nombreux papiers, figuraient d'anciens titres de propriété de fonds à Méautis, provenant de la "ligne" des Fortescu, ainsi que des lettres d'Anne Françoise de Fortescu, épouse de Thomas Thibault, et soeur de Gabrielle.

Le 28 juin 1741, Jean Hallot déposait un acte passé sous seing privé le 21 août 1730. Cet acte concernait une vente faite à Me Richard Le Petit, sieur du Motel, avocat à Carentan, d'une partie de dix livres de rente foncière, à prendre sur Etienne Renouf et sa femme, petite-fille et héritière de Michel Rondel :

"ie soussignée gabrielle de fortescu reconnois a voir vandu un partye de dix livres de rente dotalle et fontiere a cause de deffunte marie rondelle mamere sure etienne renouf ayant epouzé la petite fille et heritiere de michel rondel suivant le contrat de mariage de la ditte mamere avec denis de Fortecu mon pere du cet de septembre 1690 reconnu devant les tabellions de baute le 10 9bre 1695 a richard Lepetit sieur du motel avocat a Carenten par le priy de cent cinquante livre quil ma presentement peay ces dont contente et pourra cefaire payer des quatre arrerages et le prorata derniers et cheus au moyen de pareille somme alaquelle les dicts arrerages et prorata scont trouves monter quille maaussy presentement payes et pour se faire payer de la ditte rente ie luye ay mis le dit conteract de mariage aux mains pare ceque ilmen aidra toutes fois que iany besoin et promest passer le present devant notaire toutes fois et quantes et a ledit sieur du motel ay pte le present parceque ie moblige luy faire valloir vers et contre tous a Carenten ce vingt et un aoust milsept cents trente gabrielle de fortecu" (245).

- Anne Françoise. Elle épousa Thomas Thibault. Le 16 novembre 1767, elle vendait une ferme, des héritages et des rentes situés à Méautis, ainsi qu'une rente à Catz, à Jean Le Conte, boulanger de Méautis (246). Anne Françoise de Fortescu n'habitait pas la région. En 1767, elle demeurait à Rouen, rue et paroisse de St-Lô (246).

Le 6 décembre 1685, Denis de Fortescu était témoin dans l'acte d'abjuration d'hérésie de Marie du Puis, veuve de Gédéon Couillard, écuyer, sieur de Chaumont (Registres paroissiaux de Carentan-année 1685) (247).

Le 30 août 1688, à Carentan, il vendit 40 sols et une poule de rente foncière à Me Antoine Bouthereul, sieur de Grandpré, demeurant à St-Lô (248).

Le 23 septembre de la même année, Denis de Fortescu passait un contrat d'amortissement de 20 livres de rente hypothèque, redevable au denier 14, au bénéfice de discrète personne Me Richard Martine, prêtre, curé de St-Georges-de-Bohon (248).

Le 9 mai 1722, il bailla à Me Gilles Caillemer, de Méautis, une maison à usage de salle, chambre, cellier, grange et étable avec les greniers de dessus, située à Méautis (249).

Le 25 octobre 1725, eut lieu l'inventaire des lettres et papiers dudit Denis de Fortescu et de son frère Richard (250).

 



10e) Jean-Antoine

Sieur de Villiers, archer en la Maréchaussée. Il semble qu'il n'ait résidé que périodiquement à Carentan. En 1700, il était absent de la région (251).

Le 18 mars 1732, il vendait afin d'héritages, à Alexandre de Gourfaleur, écuyer, seigneur de St-Sauveur-de-Bonfossé et du Mesnil en Bouhon, une partie de 12 livres 10 sols de rente foncière à prendre sur les héritiers de Bon Antoine Le Conte, de la paroisse de Catz, rente à présent payée par Me Jean Marc Eude, qui a épousé la veuve dudit Le Conte. Cette rente a été vendue pour le prix de 250 livres de principal (252).

 



10f) Richard

Le seul qui signe d'une croix. Il épousa Hélène Guillebert, le 30 juin 1711, par contrat de mariage sous seing privé.

Le 26 janvier 1700, il passait un contrat d'extinction de rente (en compagnie de son frère Denis), avec Jean-François de Bray, écuyer, sieur de Hautquesney, de la paroisse de St-André-de-Bohon. Ledit de Bray paya une partie de 6 livres 13 sols 4 deniers de rente hypothèque pour le prix de 93 livres 6 sols 8 deniers de principal (payé 2/3 à Denis et 1/3 à Richard) (251).



Au XVIIIe siècle existait un autre Fortescu (non rattaché), roturier à Carentan : Bernardin Fortécu, huissier audiencier au bailliage de Carentan, mourut le 6 novembre 1784 chez Jacques Lefevre, marchand demeurant rue du Château à Carentan. Le même jour, on apposait les scellés sur ses effets (253).

L'année suivante, Jeanne Françoise de Fortescu, veuve de Pierre Lemonnier, de la paroisse de Montmartin-en-Graignes, tante et héritière dudit Bernardin, vendait l'office d'huissier audiencier.

Cet office avait été cédé à Bernardin Fortécu par Louis Alexandre Bazile Le Terrier. Il lui fut accordé par lettres de provision datées du 16 octobre 1782. Jeanne Françoise de Fortescu le vendit à Pierre Paris, sergent royal, demeurant à Carentan (254).

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15 - Descendants du dernier Sieur de la Vieille-Court : Les derniers sieurs de Langlet

La seigneurie de Langlet passa très curieusement dans les mains des héritiers du dernier sieur de la Vieille-Court.

O'Gilvy a fourni, après sa visite au Dézert en août 1866, une généalogie des Fortescu-Langlet, d'après les registres paroissiaux (255).

Michel
(sr de Fortescu)
________I_________
Charles François
(sr de Langlet) (sr de Langlet)
I _____I________________
Charlotte François Joseph-Antoine Paul


Cette généalogie succinte est faite d'erreurs et de confusions. Le reste de la filiation est encore plus "délirant" !

 

9a) Michel

Ecuyer, sieur du lieu (de Fortescu ?) (256). Né vers 1624, fils aîné de Nicolas de Fortescu et de demoiselle Madeleine Le Mennicier. Il épousa en 1653 (257), demoiselle Jacqueline Le Guelinel (258), fille de Charles Le Guelinel, de la paroisse du Dézert (259). Née vers 1632, elle mourut de maladie et fut inhumée dans le choeur de l'église du Mesnil-Angot, le 17 janvier 1677. De ce mariage sont issus plusieurs enfants :
- Charles, l'aîné (suivra en 10a).
- Marie, marraine en 1672.
- Jeanne, née vers 1668. Elle épousa le 26 août 1698 au Mesnil-Véneron, Jean Durant, sieur des Jardins, de la paroisse de Cartigny (260). Leur fils, Me Jean Durant, sieur des Jardins, épousa demoiselle Marie Jeanne Duval, fille de Claude Duval, sieur de la Pallière (261).
- Catherine Elizabeth, née le 14 octobre 1670 au Mesnil-Angot, baptisée le 20. Nommée par Barbe de Fortescu et André Le Peinteur, écuyer, sieur de Boislouée.
- Jeanne, née vers 1674-1675. Inhumée dans l'église du Mesnil-Angot, le 14 avril 1680.
- Hervé

Ecuyer, demeurant à St-Pierre-d'Arthenay. Né vers 1663. Il épousa demoiselle Marie Briard, de la paroisse du Mesnil-Opac. Née vers 1673, elle fut inhumée le 4 novembre 1751, dans l'église du Hommet-d'Arthenay. Elle eut une fille naturelle avec Jacques Le Mennicier, nommée Marguerite Le Dézert, qui épousa Jean Legrand (262), de la paroisse de St-Pierre-d'Arthenay. Ils eurent au moins trois enfants, nés à St-Pierre (263) :

Renée Catherine, baptisée le 15 janvier 1705. Nommée par René Toustain,curé du Mesnil-Opac et demoiselle Catherine Le Cardronnel, femme de Etienne Henry, sieur de la Besnardière. Elle mourut célibataire le 22 mars 1761, et fut inhumée le 23 dans la nef de l'église du Hommet-d'Arthenay.

Me Gilles Alexandre, baptisé le 3 mars 1707. Nommé par Me Gilles Cauvin, de la paroisse de Rampan et demoiselle Marie Léonard. Ecuyer sans titre, il mourut jeune célibataire et fut inhumé le 29 mai 1729, dans l'église de St-Pierre-d'Arthenay.

Charlotte Françoise, baptisée le 29 décembre 1708. Nommée par Me François de Gourné, lieutenant général au bailliage de St-Lô, et noble dame Charlotte de Lauberie, son épouse. Charlotte Françoise de Fortescu épousa le 26 octobre 1732 (264), Philippe Mignot, fils de feu Hervé Mignot, de la paroisse du Mesnil-Angot. Elle mourut sans doute en 1763 (265).

En 1678, Michel de Fortescu et la veuve Le Tuilier, devaient au Prieuré de la Perrine, 4 boisseaux de froment, 2 pains, 2 poules et 30 oeufs, payables à la St-Michel (rentes foncières au Dézert) (266).

Il fut inhumé le 23 mai 1688, à l'âge de 65 ans environ (264), au bas du choeur, du côté de l'épître : "du Dézert, d'où il a été apporté ici suivant qu'il l'a désiré et que c'est le lieu de sépulture de ses majeurs".

 


10a) Charles

Ecuyer, sieur de Langlet, dès 1689 (267), demeurant au Dézert. Il épousa demoiselle Marie Catherine Léonard (268), inhumée le 13 août 1728, dans la nef de l'église du Mesnil-Angot. Ils eurent plusieurs enfants, tous nés au Dézert (269) :
- François Hervé Alexandre, baptisé sous condition en mai 1698. Nommé par Hervé de Baudre, écuyer, sieur de la Patrie, et Marie Françoise de la Cervelle, de la paroisse du Dézert.
- Marie Madeleine, née le 29 mars 1700, baptisée le 3 avril. Nommée par Marie Madeleine d'Auxais et Jean Philippe d'Auxais, écuyer, seigneur et patron du Mesnil-Véneron. Elle mourut le 4 juillet 1700, et fut inhumée le 5 dans la nef de l'église du Dézert.

- Marie Anne Charlotte, née le 22 septembre 1701, baptisée le 25. Nommée par Marie Anne Le Roy et Me André de Fortescu, écuyer, prêtre. Elle épousa en premières noces, Charles Martin Louis du Mesnil, écuyer, fils de feu Louis du Mesnil, écuyer, sieur de St-André et de Marie Le Roy, de la paroisse du Mesnil-Angot (270). Il fut inhumé le 28 octobre 1734, dans l'église du Mesnil-Angot, "à leur banc" (271). Elle convola le 22 novembre 1735 (271), avec Me Adrien Le Guelinel, sieur des Fontaines, fils de feu Nicolas Jean Chrisostome Le Guelinel et de Catherine Lohier, de la paroisse du Mesnil-Angot. Adrien Le Guelinel fut baptisé le 4 janvier 1710. Il était veuf en premières noces d'Avoye Thérèse Lécuyer, inhumée à l'âge de 21 ans, le 18 février 1732 (271), des suites d'un accouchement. Sa seconde épouse, Marie Marthe Pismond, fut inhumée à l'âge de 25 ans, le 5 août 1733 (271), également des suites d'un accouchement. Leur mariage fut réhabilité le 4 mai 1749 (272) : ils étaient parents au 4e degré de consanguinité :

* (témoins) : Hervé François Alexandre de Fortescu, frère de l'épouse, prétendait qu'il n'était "pas au courant de la parenté".
* Jean Lescallier, 60 ans, oncle d'Adrien Le Guelinel.
* Michel Maheux, 52 ans, journalier, demeurant à Graignes.
* Michel Gillette, 39 ans, journalier, demeurant à Graignes.



Gilles Le Guelinel
____________I_____________
Nicolas Charles
I I
Louis Jacqueline
I I
Nicolas Jean Chrisostome Charles de Fortescu
I I
Adrien Marie Anne Charlotte



Marie Anne Charlotte de Fortescu fut inhumée le 21 janvier 1768, dans la nef de l'église du Mesnil-Angot.

- Hervé François Alexandre, baptisé le 2 mars 1704 au Dézert (273) (suivra en 11a).

Le 4 mars 1686, Charles et Hervé de Fortescu, écuyers, frères, fils Michel, de la paroisse du Dézert, vendirent afin d'héritages à Charles Longuet, de la paroisse de Graignes, deux pièces de terre situées à Graignes, dont l'une est nommée le Clos Cardot (274).

Le 27 mai 1687, ils vendirent des héritages à Me Louis Tostain, bourgeois de Carentan, pour le prix de 150 livres (275). Dans cet acte est fait mention de contrats du 9 mars 1669, passé à Carentan devant Le Lorier, et du 20 juillet 1671, passé à Moon-en-Bessin devant Gilles Tostain.
Le 22 février 1692, ils vendaient afin d'héritages à Jacques Simon, de la paroisse du Dézert, des terres situées au Mesnil-Angot, pour le prix de 300 livres (276).
Ils étaient mentionnés dans une liste des nobles de l'élection de St-Lô, datée de la fin du XVIIe siècle (277).
Charles de Fortescu mourut de maladie et fut inhumé le 3 février 1705 dans la nef de l'église du Mesnil-Angot, contre le choeur, devant l'autel Notre-Dame (278).



11a) Hervé François Alexandre

Désigné sous le prénom unique de François. Il est dit écuyer, sieur de Langlet, dès 1729. Il épousa vers 1736, demoiselle Marie Madeleine Françoise Lempérière, fille de Pierre François Lempérière, écuyer, sieur de Mézières, et de noble dame Marie Madeleine Gautier, de la paroisse de St-Martin-de-Varreville. Ils eurent de nombreux enfants, tous nés au Dézert (279) :

- Marie Madeleine Françoise, née le 2 décembre 1736, baptisée le 4. Nommée par Dorothée Lempérière et François de Fortescu, écuyer, sieur de Morfleur. Elle épousa Jacques Michel du Mesnil, écuyer, sieur de St-André, né vers 1709, fils de Louis du Mesnil, écuyer, sieur de St-André, de la paroisse du Mesnil-Angot. Il serait mort sur l'échafaud, à la Révolution ! (280). En réalité, il mourut le 8 avril 1786 au Mesnil-Angot, et fut inhumé le 9 dans le cimetière. Marie Madeleine Françoise décéda le 5 avril 1794, au Mesnil-Angot (281).
- Jean François, né le 15 mars 1741, baptisé le 16. Nommé par Jean François de Fortescu, écuyer, sieur de Morfleur, et Marie Jeanne de Chédeville, sa mère (suivra en 12a).
- Madeleine Françoise, née le 5 juillet 1743, baptisée le 6. Nommée par Avoye de la Gonnivière et Me Romphaire Dufour, son époux.
- Charles François, né le 31 octobre 1745 (282), baptisé le 2 novembre. Nommé par Me François Dufour, curé du Dézert, et Marie Defortescu, fille dudit Hervé François Alexandre. Charles François de Fortescu mourut le 28 février 1749 et fut inhumé le 1er mars.
- Adrien, né le 21 novembre 1747, baptisé le 22. Nommé par Me Adrien Le Guelinel, sieur des Fontaines, et Catherine de Fortescu. Il mourut le 13 décembre 1748, et fut inhumé le 14 dans l'église du Dézert.
- Paulin, alias Paul. Né le 22 juin 1749 (282), baptisé le 23. Nommé par messire Jacques Michel du Mesnil, écuyer, sieur de St-André, et Madame Marie de Fresne, son épouse (suivra en 12b).
- Joseph Antoine, né et baptisé le 7 septembre 1751. Nommé par Me Joseph Antoine Germain, laboureur, et Bonaventure Aimée Bonne Lécuyer, son épouse (suivra en 12c).
- Catherine Françoise. Le 21 février 1775, au Mesnil-Angot, elle épousa Me Michel Couesnon, dit la Perelle, laboureur de la paroisse d'Hébécrevon, fils de feu Michel Couesnon et de Catherine Thérèse Gardin.
- Anne Marie Françoise, née et baptisée le 25 septembre 1755. Nommée par François Le Guelinel, laboureur, demeurant au Mesnil-Angot, et Marie Le Guelinel, sa soeur. Anne Marie Françoise de Fortescu mourut le 5 avril 1757 et fut inhumée le 6 dans l'église du Dézert.
- Thérèse Catherine Françoise, née et baptisée le 10 janvier 1757. Nommée par François de Fortescu et Marie Françoise de Fortescu, enfants dudit Hervé François Alexandre. Thérèse Catherine Françoise de Fortescu mourut le 10 mai 1757, et fut inhumée le 11 dans l'église du Dézert.
- Françoise. Elle eut une fille naturelle, née et baptisée le 16 février 1772 au Mesnil-Angot. L'enfant fut nommée Marie Jeanne Françoise par Anne Drieu, de St-Lô, et Jean Bazire, dit la Barre, de Graignes. Françoise de Fortescu épousa Michel Voydie, fils de Julien Voydie et de Geneviève Legrand, de la paroisse de Graignes. L'acte de mariage fut passé le 20 juin 1775, au Dézert.


En 1740, Hervé François Alexandre de Fortescu vendait (au droit de sa femme), à Gilles de Lempérière, écuyer, sieur des Vallées, des héritages situés à St-Martin-de-Varreville, pour une somme de 3000 livres (283).
En 1751, il est mentionné comme exempt de taille, dans la paroisse du Dézert (284).

Le 21 novembre 1762, il donnait procuration à sa femme (285) :
"moy soussigné françois hervé Alexandre de Fortécu, ecuier, sieur de Langlet, demeurant en ma terre du désert election de St Lô donne par la presente a noble demoiselle marie magdelainne françoise de Lamprière ma famme pouvoir absolu se serer des héritiers ou de renoncer à la succession de feu M[onsieu]r labbé gaultier et donnant aussy pouvoir à la ditte demoiselle Lamprière d'agire a cette egard telle quelle avisera bien trouvant et ayant par agréable et bon tout ce qui sera fait et geré et negotié par laditte demoiselle Lamprière ma famme promettant et mobligent detout ratifier si besoin est fait a Coutances ce premier décembre mil sept cents soixante deux
françois de fortescu" (286).

Hervé François Alexandre de Fortescu mourut le 16 mai 1770 :
Inhumation le 17 mai 1770, au Mesnil-Angot, dans la nef de l'église devant l'autel de la Vierge : "le corps d'honorable homme messire François de Fortécu, écuyer, sieur de Langlet, décédé d'hier, âgé de viron 72 ans, en son vivant, demeurant en sa terre de Langlet, située paroisse du Dézert".

On notera un René de Fortécu, du Dézert, émigré en 1792, dont les biens consistaient en des terres affermées 60 livres (287). C'est la seule mention que nous ayons de ce personnage bien hypothétique.




12 a) Jean François *

Ecuyer, sieur de Langlet. Il épousa Anne Voydie (288), fille de Julien Voydie et de Geneviève Legrand, de la paroisse de Graignes. Elle épousa en secondes noces Antoine Le Clerc, fils de Jean Le Clerc et de feue Catherine Guillemette, de la paroisse du Dézert (acte du 27 novembre 1787, registres paroissiaux du Dézert). Jean François de Fortescu et Anne Voydie eurent plusieurs enfants :
- Jean François, né vers 1774, il mourut le 14 avril 1785 au Dézert (289).
- Michel Alexandre, baptisé le 20 septembre 1775 au Dézert.
- Hervé François Alexandre (suivra en 13a).
- Marie, née vers le mois d'août 1779, elle mourut le 26 février 1787 et fut inhumée le 27 au Dézert.
- Françoise, née le 24 octobre 1781 au Dézert. Elle épousa Jean Baptiste Canville, de Carentan, le 1 août 1809, au Dézert.

Jean François de Fortescu mourut le 27 mars 1782, au Dézert. Inhumé le 28 : "le corps de Messire Jean François de Fortécu, écuyer, décédé le jour d'hier, âgé d'environ 38, a été inhumé dans le cimetière du Dézert".

 


13a) Hervé François Alexandre

Baptisé le 6 août 1777 au Dézert. Il aurait servi sur mer de 11 à 15 ans (290) ! Il épousa Catherine Suzanne Birée, fille de Michel Birée et de Anne Vautier (291). Dont :

- Joséphine Françoise Marie, baptisée le 30 mai 1808 au Dézert.
- Jean François, baptisé le 22 juin 1809, au Dézert. Il demeurait au Dézert, où il était conseiller municipal. O'Gilvy lui rendit visite en août 1866 (290). Il dit de lui qu'il était un petit paysan propriétaire de 39 vergées de terre (environ 8 ha). Il épousa le 4 juillet 1846, au Dézert, Marie Virginie Hérouard, fille de Jacques Hérouard et de Marie Guilbert. Dont il eut :

(*) Nous tenons à remercier M. Jacques Renard, qui nous a aidé dans l'établissement de cette généalogie, qui provient en majeure partie des registres paroissiaux, conservés aux Archives diocésaines de Coutances.

Jules Aimable, né vers 1848 (292).
Jean Yves, né le 5 août 1849, au Dézert.
Alphonse Alexandre Isidore, né vers 1853 (292).
Marie Joséphine, née vers 1859 (292).

- Hervé Alexandre , baptisé le 21 novembre 1811, au Dézert. D'après O'Gilvy (292), sa situation semblait meilleure que celle de son frère aîné. Il était garde-chasse et de ferme du comte de Bonvouloir (au Dézert). Il se maria, mais sa descendance est inconnue.

- Jacques Michel, baptisé le 18 juin 1814, au Dézert. Il demeurait au Mesnil-Véneron, où il mourut le 15 mai 1899. Il épousa le 7 février 1839, au Dézert, Marie Louise Legrand, fille de feu Cyprien Legrand et de Marie Louise Vaultier, de la paroisse du Mesnil-Véneron. Ils eurent :
Justine Louise Catherine, née le 6 novembre 1840, elle mourut le 5 juin 1860, au Mesnil-Véneron.
Toussaint, né vers 1844, mort le 19 mars 1866, au Mesnil-Véneron.
Constant, né vers 1848, mort le 20 mars 1870, au Mesnil-Véneron.

- Théodore Aimable, baptisé le 17 avril 1817, au Dézert. Il demeurait à Graignes. Cultivateur, il épousa Anne Prudence Voydie, ménagère, fille de Jean Baptiste Voydie et d'Angélique Thiébot (293). Dont :
Albert Théodore, né en 1868, maire de Graignes. Il épousa Eugénie Adelaïde Delange, le 14 novembre 1896, à Graignes. Dont postérité.
Hervé François Alexandre de Fortescu mourut le 10 juin 1854 (294).




12b) Paul

Ecuyer, sieur du Bois en 1774, puis sieur de Langlet, après la mort de son frère Jean François en 1782. D'après M. de Magny, Paul de Fortescu était le petit-fils de Jacques Joseph de Fortescu (295) ! Il prit part ou envoya sa procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux états généraux, en 1789 (bailliage de St-Lô-mars 1789) (296). Il épousa Catherine Rigault, alias Regnault, dont il eut une nombreuse descendance :

- Jean Baptiste François, né le 5 novembre 1774, au Dézert.
- Nicolas, né le 24 novembre 1775, au Dézert.
- Alexandre Michel, né le 26 janvier 1777, au Dézert.
- Luc Gabriel (suivra en 13b).
- Eléazar, né le 23 février 1785, au Dézert. Il épousa Elizabeth Langlois, de la paroisse de Rampan, dont il eut :
- Auguste Constant, qui épousa le 14 novembre 1848, au Dézert, Prudence Rosalie Thouroude, fille de feu Jean Thouroude et de feue Louise Quesnel.
- Françoise Véronique, née le 22 mars 1787, au Mesnil-Véneron. Elle épousa Gilles François Denis, le 28 juin 1823, à Bayeux (297).
- Marie Adelaïde, née le 9 avril 1789, au Dézert. Vivante en 1821.
- Pierre Omer, né le 8 septembre 1790, au Dézert.
- Julie Catherine. Elle épousa le 10 mai 1818, au Mesnil-Véneron, Jacques Gaspard Thouroude, fils de Jean Thouroude et de feue Marie Gosselin, de la paroisse du Dézert.

Paul de Fortescu aurait eu une fille, Barbe Nicole Albertine de Fortescu, qui épousa le 12 juin 1787, le baron Jacques Rodolphe Titon du Tillet, capitaine puis consul de Suède à Padoue (298) !
Paul mourut le 17 janvier 1814, au Mesnil-Véneron.




13b) Luc Gabriel *

Né le 6 octobre 1782, au Dézert. Décédé le 10 janvier 1860, au Mesnil-Véneron. Le 22 juillet 1822, il épousa au Mesnil-Véneron, Jeanne Madeleine Folliot, fille de feu Philippe Folliot et de Marie Voydie, de la paroisse de Graignes. Ils eurent plusieurs enfants, dont trois garçons domestiques (299), tous nés au Mesnil-Véneron :

- Marie Louise, née vers 1824, décédée le 6 août 1826.
- Marie Adelaïde, née le 23 avril 1827, décédée le 9 août 1897. Elle épousa Jean Baptiste Loquet, le 25 février 1862.
- Luc Etienne, né le 10 octobre 1828, décédé le 2 novembre 1899.
- Marie Antoinette, née le 23 novembre 1832. Elle épousa Paul Désiré Conin, le 29 octobre 1861.
- Paul, né le 2 février 1835. Il épousa Alexandrine Caroline Bignon, de la paroisse du Mesnil-Véneron, le 28 avril 1868.
- Pierre Antoine, né le 28 février 1837.

(*) Cette généalogie provient des registres paroissiaux du Mesnil-Véneron (sauf mention contraire).




12c) Joseph Antoine

Il épousa Jeanne Vaultier, veuve de Jacques Bignon, de la paroisse du Mesnil-Angot, fille de Gabriel Vaultier et de Françoise Vaultier. L'acte de mariage fut passé le 22 novembre 1785, au Mesnil-Véneron. Ils eurent :

- Marie Victoire, née le 31 janvier 1787, au Mesnil-Véneron.
- François, né le 27 avril 1788 et décédé le 7 janvier 1789, au Mesnil-Véneron.
- Joseph Antoine (suivra en 13c).

D'un second mariage avec Marie Anne Decaumont, décédée le 13 avril 1835, au Dézert, il eut :
- Augustine Marie. Elle épousa Antoine René Le Reculey, le 16 juillet 1839, au Dézert.
- Ermence Pauline. Elle épousa Louis Cavalot, de la paroisse du Mesnil-Angot, le 15 octobre 1839, au Dézert.

 


13c) Joseph Antoine

Né le 27 mai 1789, au Mesnil-Véneron. Il épousa Marie Le Bedel, dont il eut :
- Adelaïde Marie, née le 23 janvier 1841, au Dézert.
- Arthémise Virginie, née le 5 juillet 1844, au Dézert.

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16 - Descendants du dernier Sieur de la Vieille-Court : Les sieurs de la Chesnee et de Morfleur

9b) Léonor

Ecuyer, sieur de la Chesnée, demeurant au Mesnil-Angot. Second fils de Nicolas de Fortescu et de demoiselle Madeleine Le Mennicier (cf. Chamillart, qui le fait naître en 1625). Selon la tradition familiale, il aurait voyagé en Angleterre, dans sa jeunesse (300). Il épousa demoiselle Marie Merlet (301), en 1661. Née vers 1642, elle fut inhumée le 5 septembre 1726, dans la nef de l'église du Mesnil-Angot, vis-à-vis de l'autel de la Ste-Vierge. De leur union sont issus de nombreux enfants, tous nés au Mesnil-Angot :

- André, né vers 1662 (suivra en 10b).
- Marie, marraine en 1679, de son frère Mathieu. Elle épousa le 30 juillet 1699 (au Mesnil-Angot), Me Thomas Le Gros, bourgeois de Carentan, fils de feu Me Michel Le Gros, sieur de la Rivière et de honnête femme Marie Tahot, bourgeois de Carentan.
- Jacqueline, née le 28 décembre 1669, baptisée le 2 janvier 1670. Nommée par Jacqueline Le Guelinel et Michel de Fortescu, son époux. Inhumée le 29 avril 1678, dans l'église, proche l'autel Notre-Dame, du côté de l'Evangile.
- Pierre Augustin, né le 15 février 1671, baptisé le 27. Nommé par Pierre de Vauville, diacre, et Jeanne de Vauville, femme de Monsieur de Meurdrac.
- Marie, baptisée le 25 février 1672. Nommée par Marie, fille de Michel de Fortescu, et Me Nicolas Birée, curé de Graignes. Inhumée le 19 mars 1672, dans l'église.
- Charles, né vers 1673. Inhumé le 4 juillet 1681, devant l'autel.
- Jeanne Thérèse, baptisée le 9 janvier 1676. Nommée par Madame de Meurdrac et Alexandre de Thieuville, écuyer, son fils aîné. Inhumée le 25 avril 1680, dans l'église.
- Antoine, né le 26 janvier 1678, baptisé le 19 février. Nommé par Antoine de Thieuville, écuyer, et Marie de Fortescu. Inhumé le 13 mars 1683, devant l'autel Notre-Dame.
- Mathieu, né le 21 septembre 1679, baptisé le 2 octobre. Nommé par Mathieu Angot, curé du Mesnil-Angot, et Marie de Fortescu, fille dudit Léonor. Mathieu de Fortescu était écuyer, sieur de Morfleur, en 1701. Il mourut sans doute célibataire (François, son frère cadet, reprenait le titre en 1720).
- Anne Marie, baptisée le 6 avril 1683. Nommée par Adrien Rault, prêtre de Graignes, et Anne de Bray, femme de Monsieur du Campgrain (Le Roy). Elle épousa sans doute Me Charles Drieu, laboureur, demeurant au village de l'Ecluse à Montmartin-en-Graignes (302). Ce Charles Drieu mourut en 1745. Ses meubles furent estimés à 897 livres (303).
- François, baptisé le 30 décembre 1686. Nommé par Me François Moisson, écuyer, sieur de Précorbin, sousdiacre, et Françoise de Fortescu (suivra en 10c).

Le neveu de Léonor de Fortescu, Pierre Cauvin, fils de Antoine Cauvin et de demoiselle Gabrielle de Fortescu, qui était en pension chez lui, fut inhumé le 20 août 1677 (304).
Il était mentionné au Mesnil-Angot, dans une liste des nobles de l'élection de St-Lô, datée de la fin du XVIIe siècle (305).
Léonor mourut sans doute avant 1701 (306).

 


10b) André

Fils aîné du sieur de la Chesnée. Ecuyer, sieur de la Métairie en 1683. Il embrassa la carrière ecclésiastique. Diacre en 1694, puis prêtre en 1698, il fut peu de temps desservant de la paroisse de Graignes (307).
En 1691, il s'opposa au mariage de Marie de Fortescu, fille Michel (sa cousine germaine), avec René Allix, sieur de la Vallée, de la paroisse de St-Jean-de-Daye (308).
Il mourut de maladie et fut inhumé le 11 avril 1720, dans le choeur de l'église du Mesnil-Angot.

 


10c) François

Ecuyer, sieur de Morfleur. Il épousa le 13 février 1720, au Mesnil-Angot, demoiselle Marie Jeanne de Chédeville, demeurant à Notre-Dame de la Poterie, à côté du couvent des Bénédictines, où elle était pensionnaire. Née vers 1697, fille de feu Michel de Chédeville et de Françoise Le François, de la paroisse de St-Jean-de-Bayeux. Elle fut inhumée le 5 juillet 1757, dans la nef de l'église du Mesnil-Angot. De ce mariage sont issus plusieurs enfants, tous nés au Mesnil-Angot :

- Jean François, né le 8 mai 1721, baptisé le 6 octobre ! Nommé par Jean Alexandre de la Couldre, écuyer, sieur de la Bretonnière, et Marie Merlet (suivra en 11c).
- Charles Antoine, baptisé le 20 octobre 1722. Nommé par Charles Louis de Thieuville, écuyer, seigneur de Groucy, et Anne de Thieuville, sa fille, de la paroisse de Graignes. Inhumé le 12 novembre 1722, près de l'autel de la Vierge.
- Marc François, baptisé le 27 avril 1724. Nommé par Me Gilles Angot, curé du Mesnil-Angot, et demoiselle Marie Léonard.
- Louis Léonor, baptisé le 17 décembre 1726. Nommé par Louis Armand Le Duc, sieur de la Ducquerie, et demoiselle Anne Catherine de Thieuville. Inhumé le 16 février 1727, près de l'autel de la Vierge.
- une petite fille, née vers 1727, inhumée près de l'autel de la Vierge, le 28 janvier 1731.

François de Fortescu passa un contrat de constitution de rente de 25 livres, au profit de Charles Drieu, son beau-frère; contrat passé devant les tabellions du Hommet (détruit), le 12 juillet 1726 (309).
Il mourut le 20 janvier 1739 et fut inhumé le 21 dans la nef de l'église du Mesnil-Angot, proche l'autel de la Ste-Vierge.




11c) Jean François

Ecuyer, sieur de Morfleur. Le 6 juin 1752, Il épousa au Mesnil-Angot, Marie Le Monnier, veuve de André Angot (310). Née vers 1720, fille de feu Jacques Le Monnier et d'Elizabeth Le Duc, de la paroisse du Mesnil-Durand. Dont, au Mesnil-Angot :

- Georges François, né et baptisé le 23 avril 1753. Nommé par François de Fortescu, écuyer, sieur de Langlet, et Jeanne de Chédeville (suivra en 12c).
- Françoise Marie (Jeanne) Catherine, née fin 1756. Nommée par Catherine Bernard, de la paroisse de St-Jean-de-Daye, et messire Jean Le Roy, écuyer, de la paroisse du Mesnil-Angot. Elle fut inhumée le 25 avril 1758, dans la nef de l'église du Mesnil-Angot.
- Jean Maiçant Auguste Scipion, né le 13 juillet 1760, baptisé le 14. Nommé par messire Maiçant Auguste Scipion (Le Roy) de Daye, et Catherine (Le Roy) de Daye, sa soeur. Décédé le 21 avril 1764, il fut inhumé le 22, dans la nef de l'église.

Marie Anne "Pouchin" mourut le 2 janvier 1772 et fut inhumée le 3 dans l'église du Mesnil-Angot. A peine sept mois plus tard, Jean François de Fortescu épousait en secondes noces, Gillette Foucher (311), fille de feu Thomas Foucher et de Marie Dubosq, de la paroisse de Gourfaleur. Le contrat de mariage fut passé devant les notaires de Carentan, le 24 juillet 1772 (312). La future apportait une dot estimée à 500 livres, dont 150 livres en argent. De cette union sont issus, au Mesnil-Angot :

- Marie Louise Françoise, née le 3 octobre 1773, baptisée le 4. Nommée par Marie Delamaison et Louis Jean François Delamaison, son frère.
- Jean Baptiste Honoré, né le 7 décembre 1775, baptisé le 8. Nommé par Jean Baptiste Foucher, de la paroisse de la Chapelle-Enjuger, et Marguerite Divrande, veuve de Henri Moitié, de la paroisse de St-Lô.
- Justin François, né et baptisé le 13 avril 1779. Nommé par Jean François de Fortécu, écuyer, et Anne Voydie, sa femme. Décédé le 8 mars 1783 et inhumé le 9 dans le cimetière.


Le 6 mai 1744, Me Charles Drieu consentait à Jean François de Fortescu, l'extinction et l'amortissement de 60 livres de rente, faisant la dot de Marie de Fortescu, épouse dudit Charles Drieu. Le même jour, Jean François vendait 60 livres de rente foncière à Me Antoine Le Picard, de la paroisse de Montmartin-en-Graignes (313). Ces 60 livres de rente foncière venaient de 85 livres qu'il avait à prendre au jour de Noël de chaque année, sur Antoine Pymond, de la paroisse du Mesnil-Angot, à cause d'une fieffe de fonds sis au Mesnil-Angot, relevant de la sieurie de Daye (par contrat passé devant le notaire pour le siège de la Meauffe, en date du 18 novembre 1741) (314). La vente fut faite moyennant le prix de 1200 livres. Cette somme servit à l'extinction et l'amortissement de la dot de Marie de Fortescu.

C'est peut-être lui qui était en procès en 1750, en compagnie de Nicolas Voydie, au sujet des dîmes de la paroisse du Mesnil-Véneron (315).

Le 19 juin 1767 (316), Jean François de Fortescu vendait une maison à Jean Paris, batelier, de la paroisse du Mesnil-Angot : "maison à usage de salle et sellier de fonds en comble, dont les planchers sont en ruine, un morseau de terre en jardin potager, au bout de lad[ite] maison du costé du couchant et trois champs de terre plantés en pommiers, devant lad[ite] maison" . Cette maison, située au village de Morfleur, était mouvante de la seigneurie de Langlet, sous le fief de Morfleur.

Jean François de Fortescu mourut le 17 février 1785 et fut inhumé le 18 dans le cimetière du Mesnil-Angot : "Messire Jean François de Fortécu, écuyer, sieur de Morfleur, décédé d'hier, en sa maison à Morfleur, à l'âge de 66 ans".




12c) Georges François

Fils dudit Jean François de Fortescu (317). Ecuyer, sieur de Morfleur. Il épousa Geneviève Voydie, de la paroisse de Graignes, dont :

- Geneviève Anne Françoise, née et baptisée le 13 février 1775, à Graignes. Nommée par Jean François Defortescu, écuyer, sieur de Langlet, et Anne Voydie, son épouse.
- Michel Georges François, né le 1er mai 1778, baptisé le 2, à Graignes. Nommé par Michel Voydie, laboureur, et Françoise de Fortescu, son épouse.
- Louis Charles, né et baptisé le 6 juillet 1782 à Graignes. Nommé par Me Louis Caruel, curé de Graignes, et Louise Caruel, sa nièce. Louis Charles de Fortescu épousa Françoise Marion, fille de feu Jean François Marion et de Jeanne Le Filleur, de la paroisse du Mesnil-Véneron. L'acte du mariage fut passé le 26 juillet 1814, au Mesnil-Véneron.
- Louise Catherine, née le 31 décembre 1786, baptisée le 1er janvier 1787 au Mesnil-Véneron. Nommée par Catherine Voydie, sa tante, et Louis Le Grand, oncle de la marraine.
- Georges (François) , né et baptisé le 4 juillet 1790, à Graignes. Nommé par Me Thomas Folliot, fils Jacques, et Jeanne Françoise Folliot, sa soeur. En 1810, il partit faire son service militaire. Il n'est jamais revenu en Normandie. Il semblerait qu'il soit parti en Angleterre (318) :

"Au très honorable Lord de Fortescu.
Comme notaire de la famille de Fortescu, j'ai l'honneur d'exposer au très honorable Lord de Fortescu, ce qui suit.
Georges de Fortescu, né à Graignes, canton de St Jean de Daye, le 4 juillet 1790, fils de Georges François de Fortescu, ecuyer, est parti de Graignes à l'âge de 20 ans pour le service militaire.
C'était au moment des guerres du premier empire. Depuis cette époque sa famille très inquiète n'avait pas reçu de ses nouvelles, lorsque l'année dernière une personne étrangère est venue prendre des renseignements sur la famille de Fortescu, et a révélé le décès à Londres d'un de Fortescu que l'on supposait être né en Normandie.
Cette révélation a nécessairement fait supposer que ce de Fortescu pourrait bien être Georges.

Ce qui ajoute au raisonnement de cette supposition, c'est que comme je l'ai déjà dit, Georges de Fortescu faisait son service lors du passage de l'Empereur Napoléon premier en Angleterre. Si Georges de Fortescu n'est pas mort, sa famille serait excessivement heureuse de connaître son existence et de pouvoir se rappeler à ses souvenirs.
Si, au contraire, il est décédé, il est important pour elle de savoir à quoi s'en tenir sur sa succession.
J'ai pensé, très honorable Lord, que par vos hautes et importantes fonctions, vous pourriez rendre un éminent service à la famille de Fortescu en lui faisant découvrir à Londres Georges de Fortescu, ou en lui faisant connaître sa succession dans le cas de décès.

Je m'adresse à vous avec d'autant plus de confiance, que la famille de Fortescu est l'une des plus nobles et des plus anciennes de la Normandie; je dirai même que vos ancêtres doivent être nés en cette province qu'ils ont dû quitter lors de la conquête de l'Angleterre par Guillaume Le Conquérant (vers l'an 1060).


J'ajouterai que l'an dernier aussi, l'un de vos régisseurs est venu dans notre pays pour rechercher si la famille de Fortescu était bien la vôtre, il dit que si cette famille avait besoin de vos services, vous vous empresseriez de les leur rendre. (...) Courois Notaire à St-Jean-de-Daye" (319).

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17 - Descendants du dernier Sieur de la Vieille-Court : Les sieurs du Taillis et de Banneville

9c) Tanneguy

Ecuyer, sieur du Taillis, demeurant à Alleaume. Né vers 1639, fils et héritier en sa partie de Nicolas de Fortescu et de demoiselle Anne Le Jay (320). Il épousa demoiselle Anne Duruel, fille de Me Georges Duruel, avocat, sieur des Presleries, et de demoiselle Marie Groult, de la paroisse d'Alleaume (321). Il passa contrat de mariage le 22 avril 1661, reconnu le 1er mai 1661 (322) :

Me Georges Duruel donnait à sa fille :
- La "propriété, pocession et jouisanse d'une maison à luy apartenante assise en la bourgoisie de Vall[ognes]".
- Des terres situées à Alleaume : "le clos du Marestz, le clos Gobelin, planté en pommiers avec un petit jardin à pommiers".
- 600 livres tournois de don mobil sur lesdites maisons et héritages.
- 200 livres d'argent pour acheter des habits de noces.
- Des habits, linges, vêtements, bagues et joyaux, qui constituent le trousseau de ladite épouse.

Un deuxième acte, qui suit le contrat de mariage, est le mémoire des meubles délaissés par ledit Duruel à sa fille, en faveur de son mariage avec Tanneguy de Fortescu.


De ce mariage sont issus de nombreux enfants (323) :
- Madeleine Guillemette, baptisée le 12 décembre 1662 à Valognes. Nommée par Anne Du Moustier, femme du sieur de la Bucaille, et Me Guillaume Duruel, prêtre. Inhumée le 30 août 1668, dans l'église d'Alleaume (324).
- Gabrielle, baptisée le 8 décembre 1663 à Valognes. Nommée par Gabrielle Basan, femme de Jacques Barbou, et Charles Le Roy, écuyer. Marraine en 1687 à Alleaume.
- Françoise, baptisée le 5 janvier 1665 à Alleaume. Nommée par Me Georges Duruel et sa femme. Inhumée le 3 novembre 1668, dans l'église d'Alleaume.
- Louise, baptisée le 13 décembre 1666 à Alleaume. Nommée par Louis Dancel, écuyer, sieur de Lieusaint, et Anne Marie de Fortescu. Marraine en 1684.
- Jacques Joseph, né le 24 janvier 1669 à Alleaume, baptisé le 31. Nommé par Jacques du Moustier, seigneur et patron de Ste-Marie-d'Audouville, et Elizabeth du Moustier, femme de Hervé Dursus, écuyer, sieur de la Boussaye (suivra en 10c).
- Marie Anne, née le 10 janvier 1671 à Alleaume. Nommée par Charles Le Roy, écuyer, seigneur du Campgrain, et Catherine Le Rouge.
- Nicolas Guillaume, décédé et inhumé le 13 septembre 1673, dans le choeur de l'église d'Alleaume.
- Catherine Anne, née le 17 janvier 1673 à Alleaume, baptisée le 18. Nommée par Gabrielle de Fortescu, fille dudit Tanneguy, et Etienne d'Auxais, écuyer, sieur de Haultraust. Elle fut inhumée le 14 avril 1673, dans l'église d'Alleaume.
- Pierre Tanneguy (dénommé Pierre Guy), né le 18 septembre 1674 à Alleaume, baptisé le 25 février 1675 ? Nommé par Anne de Bray, femme de Charles Le Roy, et Pierre Basan, écuyer, sieur de Querqueville (suivra en 10d).

Tanneguy de Fortescu eut un fils naturel de Catherine Le Conte, né le 26 juillet 1677 à Alleaume. L'enfant, nommé Nicolas, mourut le 24 août 1677 (325).
Le 22 septembre 1671, il est dit tuteur d'une dénommée Catherine Le Rouge (325), qui nomme un de ses enfants la même année.
Il rendit aveu au roi, de terres situées à Valognes, en 1675-1676 (326).

Par deux fois au moins, Tanneguy de Fortescu fut en conflit avec d'autres nobles :
En 1682, il passait une transaction avec demoiselle Barbe Martin, veuve de Jacques de Cussy, écuyer, à propos d'un procès pour un droit de passage entre différents prés (327).
En 1684, il attaque Antoine de Brix, écuyer, sieur de Brémont, époux de demoiselle Marie Groult, (belle-mère dudit Tanneguy), pour une affaire de meubles et d'immeubles (estimés à 1000 livres), que ledit de Brix aurait vendus sur la succession de Marie Groult, afin de payer ses dettes. Le 23 février, ils s'accordent. Les raisons invoquées de ces "arrangements" sont de deux ordres : on veut favoriser les bonnes relations entre familles, mais surtout, on veut éviter un procès qui coûterait très cher aux deux parties (328).

Tanneguy fut curateur de Me Pierre Groult, sieur de la Bucaille, au service du roi, dans son régiment des gardes françaises (cf. inventaire de demoiselle Anne du Moustier, mère dudit Groult, daté du 19 juillet 1689) (329).
Il mourut le 4 février 1694 à Alleaume, âgé d'environ 55 ans.




10c) Jacques Joseph

Ecuyer, sieur du Taillis. Il épousa en premières noces, demoiselle Catherine Touraine, fille de feu Louis Touraine et de demoiselle Marie Groult, de Réville, et veuve de François de Lempérière, écuyer, sieur de St-Refaire. L'acte fut passé le 5 juin 1695 à Alleaume. Leur contrat de mariage fut conclu le 23 mai 1695, sous seing privé. La dot fut estimée à 2000 livres, à prendre sur la succession de feu discrète personne Me Charles Touraine, prêtre, docteur et professeur au Collège de Navarre à Paris, oncle de l'épouse. L'acte fut passé en présence de Léonor de Fortescu (oncle du futur), Hervé et Charles de Fortescu (ses cousins germains) (330). Catherine Touraine mourut le 14 novembre 1729 à Alleaume.(331?)

Dès le 12 mars 1731 (331?), Jacques Joseph de Fortescu convolait avec demoiselle Madeleine Antoinette Piquod, de 25 ans sa cadette, fille de Charles Piquod, écuyer, seigneur et patron de Ste-Honorine, Brillevast, Boutron et autres terres et seigneuries, et de demoiselle Jeanne Le Breton. Leur contrat de mariage date du 10 mars 1731 (332). Les clauses du contrat furent les suivantes :

Les époux reçurent 250 livres de rente, au capital de 5000 livres, à prendre annuellement.
1500 livres de dot.
Les meubles de la future épouse, estimés à la somme de 3200 livres, dont "200 livres qui tiendront lieu de don mobil".

Noble personne messire Jean Guillaume Piquod de Russy, prêtre, seigneur et curé d'Alleaume, personat de St-Clair, seigneur et patron de Brillevast, Boutron, Ste-Honorine-sur-la-mer, Sorteval, Grandval, etc..., titulaire et recteur de la chapelle de Notre-Dame de la Victoire, directeur de l'Hôpital de l'Hôtel-Dieu de Valognes (333), oncle de la future épouse, "donnera 150 livres de rente, au capital de 3000 livres, à prendre et recevoir annuellement".

Il semble que Jacques Joseph de Fortescu n'ait pas eu d'enfants de ces deux mariages légitimes. Il eut un fils naturel avec Françoise Lequertier, né le 26 avril 1691 à Valognes et nommé Jean Baptiste.
Il fut condamné le 26 février 1697, avec Louis François de Tilly, écuyer, sieur des Monts et Louis de Tilly, écuyer, sous-diacre, à payer cinq années d'arrérages de 42 livres 17 sols de rente à Jacques Louis Michel, écuyer, sieur de St-Sauveur (334).
Il décéda à Alleaume le 18 février 1745. Le titre de sieur du Taillis ne fut plus repris après lui.

 


10d) Pierre Guy

Ecuyer, sieur de Banneville, demeurant à Besneville. Il épousa le 16 février 1702 à Alleaume, demoiselle Catherine Floxelle Louise Le Poupet, fille de Etienne Pierre Le Poupet, écuyer, sieur de Vauville et de demoiselle Françoise Duval, de la paroisse de Besneville. Elle fut inhumée dans la nef de l'église d'Alleaume, le 6 janvier 1731. De leur union sont issus plusieurs enfants :

- Jacques, né vers 1701 (suivra en 11d).
- Catherine Joseph, née et baptisée le 10 avril 1703 à Alleaume. Nommée par Catherine Touraine et Jacques Joseph de Fortescu, son époux. Le 21 mars 1724 à Alleaume, elle épousa Guillaume Lucas, écuyer, sieur de la Métairie, fils de feu Louis Lucas, écuyer, sieur de la Métairie et de feue demoiselle Marguerite Le Sueur, de la paroisse d'Huberville.
- Louis, baptisé le 10 août 1710 à Besneville (suivra en 11e).
- Marie Catherine, baptisée le 4 février 1712 à Besneville.
- Marie Anne. Elle épousa Simon Raoul Dalidan, écuyer, veuf de Jacqueline Girard, et fils de Jean Nicolas Dalidan, écuyer, sieur de la Valloiserie, et de Marie Jeanne La Néel, de la paroisse de Ste-Croix-Hague (335).

Pierre Guy de Fortescu fut héritier aux immeubles de la succession de Jacques Joseph de Fortescu, son frère (336).
Il fut inhumé le 5 novembre 1747, dans la nef de l'église d'Alleaume. Curieusement, il est mentionné en 1751 (!) et imposé à la capitation à St-Sauveur-le-Vicomte (où il demeure) pour la somme de 15 livres (337).

 


11d) Jacques

Ecuyer, sieur de Fortescu, conseiller du roi, lieutenant général civil au bailliage de St-Sauveur-le-Vicomte. Il épousa en premières noces demoiselle Marie Jeanne Catherine Le Roux, née vers 1714, fille de Pierre Le Roux, écuyer, sieur de Giberprey, garde-marteau des eaux et forêts, et de noble dame Renée Françoise Grip de Savigny, de la paroisse d'Alleaume (338). Elle fut inhumée le 16 avril 1744 à St-Sauveur-le-Vicomte. Leur contrat de mariage fut passé sous seing privé le 6 décembre 1740 et reconnu le 17 décembre (339) :

Hervé Le Roux, frère de la future épouse, a donné 8000 livres, dont 2000 livres au jour des épousailles.

La future apportait 600 livres au futur (sur les 2000 livres), en guise de don mobil, ainsi que ses meubles :
48 chemises.
12 douzaines de serviettes.
12 doubliers (340).
2 douzaines de draps.
14 jupes de coton.
35 coiffures tant de dentelles qu'autres.
40 paires de manchettes.
40 fichus.
40 tours de col.
12 robes de damas (341), taffetas (342), mousselines (343).
12 jupons de mêmes étoffes.
12 paires de bas de soie, coton et laine.
15 coussins de différentes étoffes.
10 appollons.
30 mouchoirs.

une armoire de bois chêne.
une table de toilette, avec une toilette complète de mousseline brodée, doublée de taffetas, la toilette de dessous, de Hollande, garnie de batiste (344), avec les boîtes, miroirs et flambeaux (345).
un cabaret (346) garni de porcelaine.
une glace à chapiteau (347).
une tapisserie.
6 fauteuils de tapisserie.
un lit complet de drap de laine brodé, doublé de taffetas bleu avec sa housse et toute la garniture.
de la même étoffe pour faire un second lit de la même façon.
un autre petit lit de drap feuille morte (348) complet.

plusieurs colliers de grenat.
des boucles d'oreille d'or et grenat.
6 cuillères.
6 fourchettes.
2 salières et 2 flambeaux, le tout d'argent.
40 livres de lanfeis (349).
40 livres de fil.

Les meubles estimés à la somme de 2000 livres.

Pierre Guy de Fortescu, père du futur époux, a donné, par forme d'avancement de succession, 250 livres de rente, à prendre annuellement.
Jacques Joseph de Fortescu, oncle du futur, a donné 50 livres de rente, à prendre annuellement.
Le contrat de mariage fut passé en la maison de noble dame Renée Françoise Grip de Savigny (mère de la future), à Alleaume. Environ 70 personnes ont signé au bas de l'acte :

Outre les Fortescu, Le Roux de Giberprey, Le Poupet et Grip de Savigny, ont signé les familles : du Praël de Rauville, Piquod de Russy, du Moncel, Duprey, Lucas de la Métairie, Ruallem, Folliot de Fierville, Simon de Teurthéville, Beaudrap, Gigault de Bellefonds, Le Coq de Beuville, Dursus, Groult, Le Sauvage, Barbou, St-Simon, Le Cauf de Prémesnil, Le Febvre (350).



De son second mariage avec noble dame Charlotte Néel (351), il eut (352) :

- Jacques Pierre, baptisé le 5 août 1750 et décédé le 14 septembre à St-Sauveur-le-Vicomte.
- Jean François, né le 25 mai 1753 et décédé le 15 octobre 1773 à St-Sauveur-le-Vicomte, dans la maison paternelle (inhumé le 16 dans l'église). Il était garde de Monseigneur le Comte d'Artois.

Jacques de Fortescu fut présent le 20 novembre 1740, au mariage de Charles Gabriel du Hecquet, marquis de Rauville et de Marie Nicole de Folliot de Fierville (353).
Le 4 juin 1756, il constituait 50 livres de rente au profit des demoiselles filles mineures de Monsieur Dalidan de la Valloiserie de Ste-Croix (354).

Le 17 mars 1768, au manoir presbytérial de Surville, il vendit son office de lieutenant général à Me Pierre Robert Christy, sieur des Longchamps :
"Vente, remise et cession par Jacques de Fortescu, au bénéfice de Me Pierre Robert Christy, sieur des Longchamps, lieutenant particulier, assesseur criminel au bailliage de St-Sauveur-Lendelin, demeurant ordinairement à Pirou, des offices de conseiller du roi, lieutenant général à St-Sauveur-le-Vicomte, dont était pourvu le sieur de Grizelaine-Carbonnel, et de la charge de commissaire enquêteur examinateur qu'il tient de Jean François de Brucan, écuyer, sieur de Rouville, garde-marteau des eaux et forêts. Vente faite par le prix de 475 livres de rente foncière au denier 20, avec possibilité d'amortissement en deux fois, une première fois par 5000 livres et une deuxième fois par 4500 livres" (355).

Il mourut le 12 septembre 1784 à St-Sauveur-le-Vicomte (352).




11e) Louis

Ecuyer, sieur de Banneville. Il épousa à Alleaume (356), demoiselle Marie Anne Charlotte Duprey, née vers 1701, fille de feu noble homme Robert Hervé Duprey, écuyer, seigneur de Senessey, et de feue noble dame Charlotte Françoise Gigault, de la paroisse de Tourlaville. Elle fut inhumée le 26 septembre 1791, à St-Paul-des-Sablons (Baubigny). Leur contrat de mariage date du 9 janvier 1739. La dot était constituée de 300 livres de rente au capital de 6000 livres, ainsi que les meubles et habits à l'usage de la future, estimés à la somme de 1000 livres. En outre, Pierre Guy de Fortescu, père du futur époux, s'est promis "loger et nourir chez luy lesd[its] sieurs futurs époux, enfants à naistre et domestiques" . Il a également cédé à son fils, la jouissance des maisons et terres de Montcreveuil, situées à Besneville, à la charge du futur de payer annuellement à son père la somme de 180 livres (357). De ce mariage sont issus plusieurs enfants, tous nés à Besneville (358):

- Pierre, né le 19 décembre 1739 et inhumé le 28, dans la nef de l'église de Besneville.
- Marie Anne Louise Jacqueline, baptisée le 1er février 1741. Elle épousa le 11 février 1765 à St-Sauveur-le-Vicomte, Me Charles François Duhamel, sieur de la Lionnerie, licencié ès lois, avocat, fils de Me Charles François Duhamel, sieur de la Bucaille, conseiller du roi, lieutenant général civil, criminel et de police, commissaire enquêteur examinateur en l'Amirauté de France, pour les sièges de Portbail et de Carteret, et de noble dame Thérèse Julienne Le Coq de Beuville (baptisée le 14 octobre 1698 à St-Pierre-de-Caen, fille de Gilles Le Coq, écuyer, professeur et recteur de l'université de Caen, et de Marie Blasné, fille d'un conseiller du roi à Caen) (359).
- Louis Antoine, baptisé le 28 novembre 1742, inhumé le 25 septembre 1744, dans la nef de l'église de Besneville.
- Jean Louis, né et baptisé le 1er mars 1745, décédé le 18 février 1750 et inhumé le 19 dans la nef de l'église de Besneville.
- Jean François, né le 11 octobre 1748, baptisé le 13. Nommé par Jean Jérôme Duprey de Senessey, lieutenant particulier au bailliage du Cotentin, à Valognes, et demoiselle Marie Françoise de la Haye, de Cherbourg (suivra en 12e).

Louis de Fortescu fut inhumé en février 1749 à Besneville. Son inventaire après décès est conservé dans le notariat de St-Sauveur-le-Vicomte (360). Sa veuve devint tutrice de leurs trois enfants mineurs.

 


12e) Jean François

Ecuyer, sieur de Banneville. Il épousa en 1785, demoiselle Marguerite Charlotte Simon, fille de Charles Simon, écuyer, sieur de Touffreville, et de Marguerite de Belleville, de la paroisse de Brix (361). Il mourut le 15 avril 1789 à Besneville. Avec lui, s'éteignit la branche des sieurs du Taillis et de Banneville.


Inventaire après décès de Louis de Fortescu, écuyer, sieur de Banneville (364)

1) Inventaire des meubles

Dans la maison du défunt, à Besneville :
Une chambre où l'on fait ordinairement la cuisine
Une grande couche avec son équarrie et enfonçure.
Un ciel de lit et verges de fer.
Le tour de lit dans lequel il y a une paillasse de toile.
Un lit et traversain de coutil en plumes.
Deux draps de lit.
Une couverture en courtepointe piquée et garnie, couverte de toile peinte.
Une petite table en ovale et de différent bois, portée sur des tréteaux.
Un fauteuil à confession, garni et couvert de serge.
Six chaises et un petit fauteuil de différent bois, empaillés.
Une horloge.
Un vieux petit bahut de bois, couvert de cuir et garni de clous, trouvé fermé, qui doit contenir les écritures.
Un petit pétrin de différent bois.
Un petit moulin à sarrasin.
Un garde-manger de bois et toile.
Une bassinoire à chauffer un lit.
Une canne à main.
Deux brosses ou vergettes.
Deux décrottoirs (362).
Trois chandeliers.
Une mouchette (363) et porte-mouchette de cuivre.
Deux petits chandeliers de fer blanc.
Trois fers à repasser du linge.
Trois lampes.

dans la cheminée :
Un garde-feu.
Une pelle à feu.
Une pince.
Deux landiers (365).
Deux broches.
Une autre pince à feu.
Une crémaillère, qui ne sert point quant à présent.
Trois grils.
Une poêle de fer.
Une grande marmite et deux moyennes.
Deux petits pots, où il se trouve un couvert de fer et les autres sans couverture.
Deux cuillères à pot, de fer.
Un soufflet à feu.
Deux poêles.
Trois chaudrons de différente grandeur.
Quatre petits bassins.
Un autre bassin passoire.
Un couloir (366).
Une écumoire.
Un friquette (sic) (367).
Une lèchefrite (368).
Deux chaufferettes, le tout d'airain.
Trois casseroles de cuivre rouge.
Deux saunières (369) de bois.
Deux lanternes, une de fer blanc et corne et l'autre de bois et corne.
Deux crocs à peser.
Trois douzaines d'assiettes.
Dix plats tant grands que petits.
Un pot à eau.
Une grande écuelle à soupe, à deux anses.
Un pot deux chopines un tiers.
Douze cuillères, le tout d'étain.
Douze fourchettes de fer.
Quatre autres vieilles cuillères d'étain.
Sept fourchettes de fer.
Deux trépieds et deux hâtiers (370) de fer.

Un verrier d'osier (371).
Trois corbeilles et une mesure à avoine.
Un miroir de toilette.
Deux fusils.
Deux pistolets de selle.
Deux pistolets de poche.
Deux épées communes, à poignée de cuivre.
Deux couteaux, un à jardiner et l'autre à hacher.
Un autre grand couteau.
Deux écouches (372).
Une hache à bois.
Un hachoir à chair.
Deux vieux manchons.
Six cuillères et six fourchettes d'argent.

Une petite armoire à deux panneaux, servant de garde-manger et à retirer la vaisselle, dans laquelle il y a :
Six assiettes de faïence.
Une pattriée (?).
Un huilier, aussi de faïence.
Une carafe de verre.
Une salière de cristal.
Un moutardier de faïence.
Huit gobelets dont deux de cristal, les autres de verre, avec plusieurs pièces de poterie de terre.

Une grande armoire de bois chêne à deux panneaux fermant à une clé (dont nous avons fait l'ouverture avec l'une des dites quatre clés), dans laquelle il y a :
Trente couples de draps de différente espèce, tant vieux que neufs, y compris ceux qui sont au lit, quelques uns sales.
Vingt-huit chemises dont treize non garnies et les autres garnies, tant vieilles que neuves.
Quarante-quatre serviettes.
Cinq doubliers (373) en uvre.
Quinze chemises à usage de femme et les habillements de ladite dame consistant en :
Trois robes de soie avec les jupons.
Une robe de siamoise (374) et une de cotonnade.
Une autre vieille robe de satin.

Huit coiffures.
Quatre mouchoirs de mousseline.
Dix paires de manchettes.
Une couverture de toilette.
Neuf paires de bas, dont quatre en soie et les autres de laine et de coton, lesdits bas ayant servi à l'usage du défunt.
Un petit sac de toile dans lequel il y a 204 livres réparties ainsi :
4 louis d'or à 24 livres pièce et le surplus en écus de 6 livres.

Les habillements ayant servi à l'usage du défunt, savoir :
Deux chapeaux, dont un simple et l'autre bordé en or.
Quatre habits complets de justaucorps, veste et culotte, dont un de pluche et les autres de drap.
Deux redingotes, dont une très mauvaise.
Deux paires de souliers.
Une paire de bottes.
Trois perruques, tant vieilles que neuves.
Seize tours à cols.
Une paire de boucles d'argent, à souliers.
Une agrafe d'argent.
Une paire de boutons à manche, aussi d'argent.

Dans un autre petit cabinet à côté
Une petite couche de bois chêne avec son enfonçure et équarrie et verges de fer.
Un tour et ciel de lit de droguet (375) bleu, dans lequel il y a une paillasse de toile.
Un lit de plume et un matelas avec un traversain.
Une couverture en castalogne blanche avec une autre petite dessus, de droguet rayé.
Deux fauteuils et deux chaises de bois, empaillés.
Deux cabots à mesure de blé.
Un seau de bois.
Une baratte.
Quatre serrures montées en bois.
Une vieille barrique défoncée.
Une vieille bingue (376) de glui (377) et ronce.

Deux sacs et deux pouches de toile, où il y a :
Environ huit boisseaux de vannures (378) et d'yvroye (379).
Deux houes de fer.
Un couteau à pressoir.
Un piège.
Plusieurs morceaux de vieux fer.
Un sas et un crible (380).
Un grappin de fer.
Un essieu à brouette.
Une caisse à horloge.

Dans un autre petit cabinet
Deux vieux châlits (381) garnis chacun d'une paillasse de toile.
Un lit et traversain de coutil, emplumé.
Une serge de fil.
Un fauteuil de bois empaillé.
Une chaise de bois.
Quatre jattes de bois, dont deux grandes et deux petites.

Un coffre de moyenne grandeur ( ouvert avec l'une des quatre clés), dans lequel il y a :
Cent soixante six pièces de fil, presque tous gros.
Soixante quenouilles de lanfeis (382) peigné.
Cinquante pelotons de gros fil.
Vingt-cinq pelotons de fil commun.
Deux peignes à lanfeis.
Quatre livres de coton non filé.
Plusieurs petits vieux livres de très peu de valeur.

Dans un autre petit cabinet
Une couche avec son équarrie et enfonçure, verges de fer.
Un vieux tour de lit de vieux drap brodé, dans lequel il y a une paillasse de toile.
Un lit et traversain de coutil, emplumé avec un matelas garni.
Deux couvertures en courtepointe piquée de toile peinte.

Une armoire de bois chêne à deux panneaux, dont a été fait ouverture; dans laquelle il y a :
Vingt-deux aunes de toile neuve.
Un morceau de drap encore blanc, au nombre de cinq aunes un quart, large d'une aune (383).
Quelque vieux linge de presque nulle valeur.

dans la cheminée :
Une pince.
Une pelle à feu et deux chenets.

dans ladite armoire :
Dix aunes de toile de coton teint en gris, destiné pour faire
un petit lit en tombeau.
Quarante pièces de fil non lavé, dont vingt-cinq de fil fin et quinze de gros fil.

Dans la cuisine, occupée par les fermiers
Une grosse table de cuisine.
Deux bancelles.
Une paire de meules à sarrasin.
Une chaise de bois.
Une crémaillère à deux branches.


Dans un cellier de l'autre côté de ladite cuisine
Deux tonnes et deux tonneaux vides.
Le surplus des futailles appartenant au fermier.
Une selle et deux brides.

Dans un petit appartement en salon
Quatre chaises de bois.
Une autre avec un tabouret, empaillés.
Deux rouets à fil et deux troards (384).
Un tambour à mettre de la chair.
Un sas de crin et un crible.
Vingt-cinq bouteilles de gros verre.

Dans un autre petit appartement, à usage de cellier et d'écurie
Un petit ratelier (385) ou mangeoire à chevaux.
Deux fûts de tonneau vides.
Deux cuves à lessive avec leurs cuvettes.
Une siette (386).
Un bât à cheval.
Deux trubles.
Deux fourches.
Un rabot de fer.
Une paire de bandes à charrette.
Une cheville de fer pour servir à un banneau (387).
Une paire de mannequins (388) d'osier.

près de la porte en-dehors :
Une auge à piler du jan (389).
Une vieille futaille défoncée, dans la cour.
Une vieille brouette.

Dans une autre maison, à usage de boulangerie
Un pétrin.
Un entourtoire (390).
Deux bries (391).
Une vieille auge.
Une pelle à four.

Au grenier, sur ledit appartement
Beaucoup de bois scié, environ deux charretées, destinées
pour la réparation de ladite maison, qui doit être faite incessament.
Deux douzaines de rais à roue de charrette.
Un fourcher de bois à une charrue.
Six limons (392) de bois à faire une herse.
Environ soixante livres de chanvre, y compris ce que produira ce qui est encore à teiller (393), avec seize gros paquets de lin brié.
Une siette.
Un bois de couche démontée.
Vingt et un paquets de cercles à botte et à tonneau.
Une vieille bingue de glui et ronce.
Une grage (394) à lin.

Dans une autre petite écurie
Un ratelier.
Une mangeoire à chevaux.
Déclaré qu'il est tombé dans le puits, un seau à puiser de l'eau avec la chaîne de fer.

Dans le pressoir
Un ratelier à moutons.
Les cuves et meules servant audit pressoir.

Sous une vieille charretterie coruée (395)
Deux mètres à barrière.
Deux sourchevrons (396) neufs.
Quelques vieux morceaux de bois du comble de ladite charretterie.

Dans une petite étable, au bout de ladite charretterie
Une vache.
Un cheval.

Etant monté dans l'un des greniers
Une trémie (397) à froment.
Un vieux van.
Deux paquets de lanfeis écouché, pesant chacun six livres.
Sept paquets de semelle de chanvre seulement brié, de peu de valeur, avec quatre morceaux de gros bois en ronce pour servir à partager des monceaux de grain.
Deux timbales de potin (398).
Un panier d'osier propre à mettre un lit à se coucher.
Un berceau d'osier propre à coucher un enfant.
Une scie de travers.

Tous les meubles estimés avec l'avis de Jacques Meslin, priseur vendeur pour la paroisse de Besneville, à la somme de 1740 livres, "compris un lit complet en bois et garniture, qui est réservé pour mettre la demoiselle, fille aînée dudit défunt, soit en région ou ailleurs, pour recevoir l'éducation convenable à son état et servir à la coucher, pour autant de temps, comme et ainsi qu'il a été déclaré être l'intention des parents ".




2) Inventaire des papiers du défunt

Cet inventaire, qui demanda douze heures de travail de classement au notaire et à ses commis, comporte 15 liasses, pour un total de 252 pièces.Travail d'assez bonne qualité, détaillant bon nombre de pièces (ventes, constitutions de rente, quittances et exploits).

Espace
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18 - Un modèle caractéristique de la noblesse du Cotentin à travers les siècles ?

Une noblesse ancienne


L'origine du nom remonte aux temps de la conquête de l'Angleterre. La famille était consciente de son ancienneté et fut sans doute fidèle à la tradition. Ainsi, on tenait à se faire enterrer dans la paroisse de ses ancêtres. Noblesse d'épée aussi, même si ces nobles ne font plus le métier des armes dès avant la fin du Moyen Age. Le rôle de la noblesse du Cotentin en 1640 permettait de connaître l'effectif que la noblesse pouvait mettre à la disposition du roi, lorsqu'il l'appellait au ban et à l'arrière-ban. Les Fortescu, comme tant d'autres, ne pouvaient prétendre servir le royaume avec leurs armes. Problèmes d'équipement qui coûte cher, mais probablement aussi phénomène de rejet. Le "port de l'épée" était devenu un privilège seulement honorifique, attaché à un ordre. Noblesse catholique, les sieurs de la Vieille-Court et de Langlet étaient de la religion romaine (399). Mais il semble qu'ils aient traversé les "Guerres de Religion" , sans trop se soucier du parti à prendre. Voire, cette Judith de Fortescu, fille de Jacques de Fortescu, écuyer, sieur de Langlet, et de Jeanne Clérel de Rampan, épousa Me Philippe Renouf, protestant Saint-Lois, en 1629. André Clérel, son oncle, avait pourtant pris part aux troubles, dans l'armée catholique, bien qu'on le soupçonnât de tendances pour les Réformés (400). Par ailleurs, les Fortescu furent peu enclins à entraîner leurs enfants dans une carrière ecclésiastique. On mentionnera tout de même Adèle Victoire de Fortescu, de la paroisse du Dézert, qui, en 1816, à l'âge de 17 ans, entra au couvent des Augustines de Valognes. Elle fera profession en 1818 (401).



Une noblesse pauvre

C'est une caractéristique bien difficile à appréhender. Le rôle de 1640 indique que 70 % des nobles du Cotentin, n'avaient pas plus de 1000 livres tournois de revenu. On comprend pourquoi ils défendaient leurs privilèges si fermement. C'était une manière comme une autre de paraître : querelles de préséance à propos de l'emplacement du banc familial dans l'église paroissiale, inhumation dans le choeur, dispenses de bans en temps d'Avent ou de Carême; moyen peu onéreux de montrer qu'on existe. Au niveau financier, ils étaient exempts de taille, mais imposés à la capitation. Les registres de capitation sont conservés dans la série C des Archives Départementales du Calvados. On remarque que l'imposition est faible. On pourrait même se demander s'ils payaient réellement la capitation. En effet, nombreux étaient les nobles qui demandaient des exemptions, vu leur "état".

Imposition à la capitation (1701-1787)

(Famille Fortescu)






Autre moyen pour appréhender leur situation de fortune :
le patrimoine foncier.

- Au XVe siècle (402)

Fief de Franquetot
Il (Richard Fortescu) tient son fief de Franquetot, par foi et hommage de noble homme Monseigneur Michel le Bastard du Guesclin et de Madame sa femme, à cause d'elle, par le quart d'un fief de haubert, franchement et noblement, "à court et usage à simple gaige et plège assis ès paroisses de Quettreville (Cretteville) et de Congnies-en-Bauptez (Coigny)". Il en doit au chevalier, aides coutumières, garde et relief, quand le cas s'offre. Il a plusieurs rentes, services, "faisances" et redevances et plusieurs autres noblesses et dignités, franchises et droits.


Fief de Mons
Il tient son franc-fief de Mons, par foi et hommage du roi, par un sixième d'un fief de haubert; et le tient noblement à court et usage à simple gaige et plège, dont le chef est assis en la paroisse de Ste-Marie-du-Mont, et s'étend en la paroisse de Brucheville (...). Il a en fief plusieurs rentes et un moulin à eau (...).


Fief d'Estaville
Il tient son franc-fief d'Estaville, par foi et hommage de noble homme Monseigneur Guillaume aux Epaules, chevalier, par un huitième de fief de haubert. Il le tient noblement et franchement à court et usage à simple gaige et plège, dont le chef est assis à Ste-Marie-du-Mont (...).


Fief d'Huberville
Comme il tient son franc-fief d'Huberville et comme il le bailla : "Je, Richart Fortescu, à cause de Guillete du Hommet, confesse et avoue tenir en parage en premier degrey le ligne de noble homme Monsieur Jehan du Hommet, chevalier, seignour de la Varangière, frère de ladite damoiselle, une vavassorerie contenant 60 acres de terre (403) de laquelle les héritiers de feu Jehan de Beuseville, sont en ma foi et hommage". Le chef de cette vavassorie est assis à Huberville avec un colombier et s'étend à St-Germain-de-Tournebut. Lesdits héritiers en doivent 11 livres tournois de rente au jour St-Michel.


Fief du Buisson
Il tient son franc-fief du Buisson, assis en la paroisse de Ste-Marie-du-Mont, de Monseigneur de St-Sauveur-le-Vicomte, à cause et par raison de la baronnie "dauebec" (?), par une franche vavassorie contenant 60 acres de terre, dont le chef est à Ste-Marie-du-Mont, avec un colombier et un moulin à eau, et s'étend à Brucheville.

"A tous ceulx qui ces lettres verront ou orront. Martin Lours viconte de Carenten salut. Sachent tous que par devant Colin Hais clerc tabellion jure en la dicte viconte fut present a Carenten Drouet du Buisson escuier qui de sa pure voulente sans aucum contraignement congnut et confessa que il avoit quitte cesse baille fieuffe et du tout en tout a fin de heritaige delessie a Jehan Fortescu escuier le fieu du Buisson ovecque toutes ses appertenances assises en la parroisse de Saincte Marie du Mont. Cest assavoir le manoir du dit Drouet ovecque le coulombier et les gardins a ce appartenans le moulin les prais le vivier les demaignes terres labourables et autres que le dit escuier avoit en la dicte parroisse. Ainssi comme les chosses dessusdites se pourportent et estendent et comme eux sont garinez tant en fons tresfons que fourfaiz ovecque toultes les rentes tant en formens avenies deniers resgars pains guelines oeufs et autres choses queconque. Et toulte la droiture que le dit escuier pourroit et devoit avoir a cause dudit fieu ovecque ses appertenances tant en court et usaige a simple gaige et plege appartenants reliefs en tresiemes en amendes et explez en justice et en jurdicion tant en terres en eaux em bois que em plain ovecqz toultes les motes vertes et seques au molin appartenants (...)" (404).


"A tous ceulx qui ces lettres verront ou orront. Mahie de Varennez bailli de Saint Sauveur le Viconte et de Nehou pour Mons. de la Riviere seigneur desdis lieux salut. Comme en la parroisse de Sainte Marie du Mont en lan mil ccclx et quinze devant passe fut venu et arrivey ung poisson appelle ung cernot de mer en fieu et seignourie de Jehan Fortescu escuier appelle le fieu du Buisson en la dicte parroisse, lequeil par le sergent ordinaire du lieu eust este mis en sauvete et seure garde affin que la mer ne len portast ou que perdu ne fust par aucuns des gens du pais ou autrement a la poursuite du quel poisson requerir a avoir a certaine journee dassisses tenues audit lieu de Saint Sauveur se fut represente le dit escuier et oppose disant et affermant que es lieux et metes ou estoit venu et arrivey ledit poisson ce avoit este en son dit propre fieu et seignourie ou queil et ailleurs en dit fieu et gravage en la dicte parroisse appertenant audit escuier des choses illecques venans et arrivans lui et ceulx donc il avoit la cause et le droit avoient eu bonne possession et saisine toulte fois que le cas se estoit offert lespace de quarante ans et de plus et tant de temps que il nestoit autre memoire du contraire (...).


Et que la desrain fois que le cas sestoit offert au devant de ceste que il estoit venu endit fieu et gravage et arrivey ung tonnel ou il avoit vin blanc Despaigne y celui tonnel avoit este prins et saesy par justice et fut porte a Carenten en queil lieu de Carenten feu Laureins du Bisson pere du dit Drouet pour lors ycelui Laureins seignour du dit fieu du Bisson avec ses appurtenances avoit poursuy a avoir ledit tonnel et vim par devers les officiers et justices qui pour le temps estoient audit lieu de Carenten et a qui il appertene a congnoistre en cas et lui avoit estoit rendu et delivre aplain sans sans (sic) dificulte ou doubte aucune le dit tonnel et vin et ramane audit manoir du Bisson par ce queil navoit este trouve et sceu que cestoit le droit dudit feu Laureins a cause dudit fieu et seignourie ou estoit conprins ledit gravage et es metes et entre les mers dessus dis et que des dis vres illecques venans et arrivans il avoit eu saisine et possession lui et ses ancestres tendans a fin ledit escuier empris ce que il eut monstre et enseignie son droit de son dit fieu et seignourie du Bisson avecques ses appertenances par ses dictes lettres qui furent levez en jugement se son propos et libelle a lentente devant dicte lui estoit congneu que le dit poisson lui fut rendu et delivrey ou le pris a quoy il avoit este mis ou pouvoit avoir valu et la main du seigneur sourse et levee qui mise y avoit este par cause dudit arrivement dyceluy (...). ledicte escuier nous requist que nous lui vousissons rendre et delivrer ledit poisson ou le prix quil povoit avoir valu affin de joir user et exploiter de son droit a lentente devant dicte soit pour le temps passe et avenir comme il pouroit et devroit appartenir. Auqueil escuier nous en sur ce conseil et avis que faire en devions a plussieurs saiges et nobles personnes estans es dictes assises et notable personnes tant abbes chevaliers escuiers avocas et autre sages et conseil dudit seignour qui present y estoit par les queilz nous trouvamez et nous didrent que veu les lettres et le droit contenus en ycelles que avoit monstre ledit escuier et la deposicion de la dicte enqueste nous lui devions acorde sa dicte requeste et ne voient ne ne savoient chosses par quoi faire ne le deussent (...)" (405).


- Les seigneuries de la Vieille-Court et de Langlet

Ces domaines sont mal connus. Leur description succinte constitue le grand intérêt de l'article de E. Lepingard (406).

* La seigneurie de la Vieille-Court

- domaine non fieffé

La description nous en est fournie par un partage à douaire, fait le 29 mai 1643, entre la demoiselle Anne Le Jay, femme civilement séparée de biens avec Nicolas de Fortescu, écuyer, seigneur de la Vieille-Court, d'une part, et ce même Nicolas, d'autre part, agissant en son nom et comme représentant ses propres créanciers. Les termes de ce partage permettent de reconstituer très approximativement le manoir seigneurial.

Il comprenait au rez-de-chaussée, une salle, une dépense, une écurie et le pressoir; au premier, quatre chambres, dont une appelée la Chambre neuve; une de ces chambres surmontait l'écurie; une autre, le pressoir. De vastes greniers s'étendaient sur le tout. Dans une vaste cour, se trouvaient la maison manable, le colombier, la grange, les étables, le fenil (grenier à foin), ainsi qu'une autre habitation. Des chasses conduisaient au manoir, qu'entouraient le Jardin-Herbier, le Jardin-Fruitier, la Grande-Herbage (sic), le Grand-Pré, les Pièces-des-Longueraies, le Jardin-Plichon, la Tahoterie, le Camp-Fouriette, Le Clos-des-Champs et le Clos-Jean.

Aux siècles précédents, l'étendue du domaine non fieffé était plus grande. Ainsi, Jean Le Carpentier, seigneur du Mesnil-Angot (vers 1450), beau-père de Tristan Fortescu, en détacha une partie pour le salut de son âme et celles des siens. Il fit aumône à l'église de sa paroisse de trois pièces de terre, nommées le Libera, le Quesnot et les Bucailles.

- domaine fieffé

Les seules aînesses qui nous soient connues, sont :

Le fief de la Guilleminière, situé au Mesnil-Angot, proche de la Maison de Daye et le Grand fief Tahot, qui touchait d'une part à la Voye du Ménage-Tahot, au chemin tendant du Hommet d'Arthenay à l'église du Mesnil-Angot, et d'autre part, au chemin de St-Pierre d'Arthenay au Pont-Gambon.

Se rattachaient également à cet ancien domaine fieffé, les 92 vergées de terre (presque 20 ha), qui composaient en 1685 l'avoir des mineurs de Jean Nicolas de Fortescu, écuyer, sieur de Beauregard (neveu du dernier sieur de la Vieille-Court). Son manoir était voisin de l'église du Mesnil-Angot et les terres généralement situées sur les chemins partant de l'église et principalement sur ceux tendant à Morfleur et au Pont-Gambon.

Les Fortescu de la Vieille-Court possédèrent aussi des fonds relevant de la seigneurie de Tribehou, car on trouve en 1521, "Nicollas Fortescu appellant de Pierre Amelot, prévost de cette seigneurie" et recevant "l'injonction de produire vers le sieur de Tribehou par Me Richard des Noz et à l'Assise" (407).

Ils eurent également des immeubles à St-André-de-Bohon. En effet, dans un procès intenté (408) par le curé de St-André-de-Bohon contre Antoine de Fortescu (un Langlet), en vue d'obtenir la délivrance de la dîme des pommes sur la récolte de 1622, il est dit que si le sieur Fortescu consent à fournir dix boisseaux de fruits ou une somme de 7 livres 10 sous pour l'année courante, il se réserve "d'approcher" le sieur de la Vieille-Court, en ce qui concerne l'année 1621.

Le mauvais état des affaires de Nicolas de Fortescu fit qu'en 1648 (à sa mort), ses héritiers mâles ne recueillirent que des bribes de la succession de la Vieille-Court. Il y eut sans doute dépiècement du fief car, à notre connaissance, le titre ne fut plus repris.

* La seigneurie de Langlet

A l'origine, le fief, terre et seigneurie de Langlet relevait de la baronnie du Hommet, par un demi-fief de chevalier entier (sic). Au démembrement de la baronnie, il entra dans la mouvance de la demi-baronnie de la Rivière. Son nom lui vint-il d'une famille de Langle (de Angulo) (409), ou bien tout simplement provient-il d'un terrain ainsi dénommé, comme on peut le prétendre en s'appuyant sur cette même charte qui parle de deux acres de terre situées "in Angulo as Vaquelins" (410) ?



- domaine non fieffé

On ne connaît que sept pièces de terre :

Le Clos-de-la-Fontaine, le Petit-Jardin y joignant et "une maison dessus étant" (411), le Grand-Jardin-de-la-Grange, le Clos-à-Genêt, les Clozets, le Grand-Clos et le Petit, s'entretenant et situés au Mesnil-Véneron et à Graignes, sur les chemin de la Fullye tendant à St-Jean-de-Daye, et de Langlet aux marais de Graignes.

Ces renseignements nous sont parvenus par l'acte d'engagement de ces champs que souscrivit en 1587, Jacques de Fortescu, écuyer, seigneur de Langlet, au profit de son beau-frère, noble homme André Clérel, écuyer, seigneur de Rampan et de Lignerolles, à charge "tant seulement de lui faire foy et hommage (...)" (412).

- domaine fieffé

Il s'étendait sur le Dézert et le Mesnil-Angot. Il comprenait pour le moins les fiefs du Grand-Morfleur, du Petit-Morfleur, du Mutrel et de Soulles, qui se groupaient autour du lieu-dit Morfleur, assis à l'ouest de l'église du Mesnil-Angot et au nord de la rivière du Pont-Féron. A la fin du XVIe siècle, les principaux tenants de ces aînesses étaient les Mignot, les Pymont et les Le Duc-la-Haye, auxquels succédèrent, pour partie, un bourgeois de St-Lô, Jean Le Clerc, riche tanneur de cette ville.

En 1725, la terre de Morfleur faisait partie de la succession de noble homme Marc-Antoine Le Roy, écuyer, seigneur de Daye, un des fils de ce Hervé Le Roy, qui avait acquis le corps de la seigneurie de Langlet en 1640. Le bannissement en fut fait alors au nom du fils mineur de Scipion Le Roy, écuyer, sieur du Pontchais, héritier bénéficiaire de Marc-Antoine Le Roy.

Deux branches de la famille Fortescu portèrent concurrement le titre de seigneurs de Langlet. Le rameau cadet de St-André-de-Bohon n'eut certainement pas les privilèges de la seigneurie, dans les faits. Les Langlet de St-André-de-Bohon tenaient en aînesse le fief Raoul de Bouhon, d'une contenance de 75 acres, soit 300 vergées (environ 60 ha). En 1705, les mineurs de Jacques Fortescu tenaient le fief au Neveu, dépendance du domaine royal de Carentan, auquel ils payaient une rente de six sous : "à présent les soubsaagés de feu Jacques de Fortescu, pour le fief au Neveu, 6 sols" (413).





Au total, les descriptions de ces domaines sont loin d'être exhaustives. Mais l'on peut affirmer que les partages successifs entraînèrent un amoindrissement progressif des terres de la famille. Dès la fin du XVIIe siècle, les Fortescu résidèrent le plus souvent dans un manoir plus ou moins délabré, au centre de ce qui restait de leur domaine. Une bonne gestion des biens leur était impossible. Il fallait penser à la dot des filles et, à cause d'un droit d'aînesse excessif, les cadets se multipliaient. Ceux qui restèrent nobles jusqu'à la fin de l'ancien Régime, durent vendre des terres ou constituer des rentes au profit d'habiles prêteurs, ecclésiastiques, nobles, bourgeois ou laboureurs. Certains tombèrent dans la roture et durent même recourir au travail manuel, comme cette branche d'artisans étamiers, installés à Carentan dès 1660.



Une noblesse rurale


Les Fortescu, comme la plupart des nobles du Cotentin, n'étaient pas des citadins : provincialisme profond d'écuyers issus du terroir et accrochés au manoir natal. Cette stabilité sur un même coin de terre s'est faite sans extinction de nom. Elle se traduit aussi dans le choix des conjoints. Les alliances entre nobles se passent entre non-citadins.

Espace
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19 - Origine sociale des conjoints

Deux particularités dans ces tableaux (414) : on s'allie de plus en plus dans la roture au XVIIIe siècle; bourgeoisie prêteuse en ville ou gros laboureurs du cru. L'origine géographique change elle aussi. Ils vont chercher leur conjoint dans une zone très proche de leur résidence.

La noblesse ne se transmet que par les mâles; donc, un gentilhomme peut épouser une roturière, mais inversement, il y a mésalliance. Malgré cela, les parents n'hésitent pas à placer leurs filles dans des familles de bonne bourgeoisie. Il y a donc éparpillement, dilution dans la population, osmose entre différentes catégories sociales. Mais, sans parler de véritable stratégie matrimoniale, il y eut sans doute des choix délibérés pour maintenir l'unité du patrimoine.


La grande singularité de cette famille réside dans ses résultats migratoires. La plupart des familles nobles du Cotentin ont connu une ascension sociale de la branche aînée, dès le XVIIe siècle, au détriment des branches cadettes qui menèrent une vie moins brillante. Cette ascension fut possible grâce à l'achat d'offices de justice et à une politique matrimoniale persévérante. Les Fortescu, au contraire, ont maintenu leur rang en émigrant.

Déplacements vers la ville, pour des raisons économiques. Ainsi les Fortescu-Langlet de St-André-de-Bohon vont s'installer à Carentan parce que leurs pères avaient dérogé.

Déplacements d'un cadet qui va tenter sa chance à Valognes, en 1660. Cette émigration lui réussira : dès la fin du siècle, ses enfants épousent des filles de bonne noblesse locale. Au XVIIIe siècle se crée une réelle stratégie matrimoniale, avec des alliances dans l'office : beaux-pères gardes-marteau des eaux et forêts, lieutenants généraux, civils et criminels en l'amirauté de France, beau-frère lieutenant particulier au bailliage de Valognes...

Ainsi se tissent des liens familiaux larges et privilégiés, sous la houlette du parent puissant : Jean Guillaume Piquod de Russy, prêtre, seigneur et curé d'Alleaume, personat de St-Clair, seigneur et patron de Brillevast, Boutron, Ste-Honorine-sur-la-mer, Sorteval, Grandval, etc..., titulaire et recteur de la chapelle de Notre-Dame de la Victoire, directeur de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu de Valognes.

Pendant ce temps, les aînés restés sur leur coin de terre, épousent des filles roturières de la petite bourgeoisie, voire de la paysannerie locale, aux dots bien légères, et ils accumulent les dettes.

Enfin, dès 1640, Jacques de Fortescu émigrait dans le Calvados. Nous n'avons pas étudié sa descendance. Signalons tout de même, dans l'élection de Bayeux (au XVIIIe siècle) :
- Etienne de Fortescu, écuyer, époux d'une demoiselle mineure, fille de Charles de la Folie, écuyer; mentionné dès 1734 à Colombières et à Mestry (415) (416).
- François de Fortescu, écuyer, demeurant à St-Sauveur de Bayeux, décédé avant 1734. Sa veuve, Jacqueline du Châtel, veuve en premières noces de Pierre de Boran, écuyer, seigneur de Sémilly, est signalée à Commes et à la Folie (417) (418).
- Jean François de Fortescu, écuyer; mentionné en 1734 et en 1750 à Mestry (419).
- N. de Fortescu de Corainville, écuyer, décédé avant 1734; sa veuve, demoiselle Anne Marguerite de la Basonnière, présente en 1734 à Mestry (420).
- La veuve et les héritiers d'un sieur de Fortescu, écuyer, représentant Gérard Busnel, écuyer; signalés au Molay-Littry (421).
- En 1756, un Fortescu était aide-major dans le bataillon garde-côte de Grandcamp (422).

Jusqu'en 1450, les Fortescu évitèrent les mésalliances; leur activité militaire leur permit d'acheter des terres. Après la victoire des Français à Formigny, ils se déplacèrent plus au sud, dans la région de St-Lô.

Dès 1640-1650, ils connurent divers revers de fortune. Cette période de crise entraîna la régression sociale de la famille. La branche de la Vieille-Court n'a plus ce fief dès 1648, à la mort de Nicolas de Fortescu. Quant au fief de Langlet, il fut échangé en 1640 pour liquider, semble-t-il, une situation financière difficile. Trente ans plus tard, il retournait à la famille, dans des circonstances bien mystérieuses. La régression se traduisit également à travers la dérogeance d'une des branches cadettes. Seuls les descendants de l'émigrant valognais, maintinrent leur rang et l'unité de leurs biens au XVIIIe siècle.

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20 - Preuves

(1) A.D.M., registres paroissiaux du Mesnil-Angot.

(2) Sauvage (H.), "Recherche de Jean Le Venart", in N.M.D., 24e vol., St-Lô, 1906, p. 83.

(3) Lord Clermont, op. cit., p. 449.

(4) Mémoires sur l'histoire du Cotentin et de ses villes-ville de St-Lô, St-Lô, 1864, p. 151.

(5) Chaix d'Est-Ange (G.), op. cit., Tome 19, 1927, p. 25.

(6) La Chesnaye-Desbois (A. de), Dictionnaire de la noblesse, Tome 8, P, 1866, pp. 374-375.

(7) Jougla de Morénas (H.), Grand armorial de France, Tome 4, P, 1934, p. 38.

(8) Woelmont de Brumagne ( de), "Essai de nomenclature (...)", in B.S.H.L., n° 27, 1930, p. 48.

(9) Lord Clermont, op. cit., p. 452.

(10) Chamillart, op. cit., p. 120.

(11) Prévost (G.A.), L'armorial général de France, Rouen et Paris, 1913, 2 vol.

(12) Armoiries de fantaisie, semble-t-il.

(13) Lord Clermont, op. cit., p. 461.

(14) Lord Clermont, op. cit., p. 462.

(15) Généalogie succinte, établie à partir de l'ouvrage de Lord Clermont.

(16) "Un fort bouclier est le salut des chefs".

(17) Nicholas Fortescue fut portier d'Henri VIII. Il mourut en 1549.

(18) A cette branche appartint John Fortescue, né en 1727. Il entra dans la marine en 1739, fit un voyage autour du monde sur le " Centurion " en 1740, et devint capitaine.

(19) Edmund Fortescue of Fallapit, né en 1610, fut shérif du Comté de Devon. Emprisonné au château de Windsor en 1642, puis exilé en Hollande, où il mourut en 1647.

(20) Gouverneur de Meaux pendant l'occupation anglaise.

(21) " Chief Justice of Common Pleas in Ireland ".

(22) Né vers 1394. Juriste anglais, auteur de " The Governance of England " (vers 1471). Lord Clermont le dit "Lord Chancelier" d' Henri VI.

(23) A cette branche appartint Faithful Fortescue of Buckland, né vers 1581. Constable (officier de police ) de Carrickfergus en 1606, puis nommé colonel par le Parlement en 1641. Gentleman de la Chambre Privée en 1661.

(24) William Fortescue of Buckland naquit en 1687. Il devint l'ami intime d'Alexander Pope et de John Gay, fameux poètes anglais du XVIIIè siècle. Il a laissé une correspondance avec Pope à partir de 1720. Baron de l'Echiquier en 1738 et " maître des requêtes " en 1741.

(25) Né vers 1476. "Chevalier de l'Ordre du Bain", puis Chevalier de St-Jean-de-Jérusalem en 1532. Des portraits d'Adrien Fortescue sont conservés à Malte (Collegio de San Paolo), à Madrid (Collège de St-George) et à Florence (Santa Maria dell'Anunziata).

(26) Né en 1533. Précepteur de la future reine Elizabeth. Ministre des Finances de la reine et conseiller privé en 1589. Mort en 1607. Il était né la même année qu'Elizabeth et ils furent amis intimes toute leur vie. De plus, ils étaient parents, John Fortescue étant cousin issu de germain d' Ann Boleyn.

(27) Né vers 1535. Il fut emprisonné dans la Tour en 1562, pour conspiration.

(28) A cette branche appartint Francis Fortescue, fils de John Fortescue (26). Il fut Chevalier de l'Ordre du Bain en 1603. Mort en 1623.

(29) Ecrivain et poète, mort en 1659. Petit-fils d'Anthony Fortescue (27). Il eut des contacts avec Galilée. On a conservé leur correspondance (cf. lettre de 1630).

(30) Chaix d'Est-Ange (G.), op. cit., p. 26.

(31) Lord Clermont, op. cit., p. 452.

(32) "Rôles de l'Echiquier en 1200", in M.S.A.N., Tome 16, Paris, 1852.

(33) Lord Clermont, op. cit., p. 450.

(34) Lord Clermont, op. cit., p. 451-452.

(35) A.D.M., cote 130 J 37; improbable au niveau de la datation.

(36) Lord Clermont, op. cit., p. 472.

(37) Pontgibaud (Comte de), Le chartrier de Fontenay, Caen, 1913, p. 138.

(38) Delisle (L.), Histoire du château et des sires de St-Sauveur-le-Vicomte, Valognes, 1867, preuve n° 177, pp. 261-262, et Dupont (G.), Histoire du Cotentin et de ses îles, Caen, 1873, Tome 2, p. 432.

(39) soeur de messire Jehan du Hommet, chevalier, seigneur de la Varengère.

(40) Lepingard (E.), "Le fief de Thère et ses seigneurs", in N.M.D., 13e vol., St-Lô, 1895, pp. 65-68.

(41) La Roque (G.A.), Histoire généalogique de la maison de Harcourt, P, 1662-1668, Tome 2, folio 1247 (non consulté).

(42) B.N., Nouvelles Acquisitions Françaises, 10682, in Le Sage de la Haye (Y.), L'évolution sociale des Le Sage (...), aux A.D.M.

(43) Lord Clermont, op. cit., pp. 480-481.

(44) mots rongés.

(45) Lord Clermont, op. cit., annexe, p. 61. Acte du 7 mars 1373.

(46) Durant de St-Front (J.), "Aveux du Cotentin sous les rois Charles 5 et Charles 6", in R.M., Tome 3, fasc. 9, 1961, p. 38.

(47) A.D.M., A 4114 (détruit en 1944) et Lord Clermont, op. cit., p. 472.

(48) Lord Clermont, op. cit., annexe, pp. 32-33.

(49) Lord Clermont, op. cit., annexe, p. 25.

(50) erreur de E. Lepingard.

(51) Lepingard (E.), "Messire Michel Bastard du Guesclin, seigneur de Prétot en Cotentin", in N.M.D.,16e vol., St-Lô, 1898, pp. 128-129.

(52) Lord Clermont, op. cit., p. 460.

(53) Fourrey (G.), Vos ancêtres sont-ils depuis longtemps à Geffosses ?, 1980, dactylographié.

(54) Delisle (L.), op. cit., p. 140.

(55) Lord Clermont, op. cit., p. 456.

(56) Cabinet des titres; dossier Fortescu, cf. Lord Clermont, op. cit., p. 457.

(57) Archives de la voûte du Palais de Justice à Rouen, Reg. 3, folio 76, cf. Lord Clermont, op. cit., p. 472.

(58) Delisle (L.), op. cit., preuve n° 143, p. 220.

(59) Lord Clermont, op. cit., p. 457.

(60) Dom Maurice, Histoire de Bretagne, Paris, 1744, Tome 2, preuves, pp. 408-409.

(61) Lord Clermont, op. cit., p. 458.

(62) Lepingard (E.), "Etude sur les Fortescu normands", loc. cit., p. 133.

(63) Clairembault, cf. Lord Clermont, op. cit., p. 459.

(64) La Chesnaye-Desbois (A. de), Dictionnaire de la noblesse, Tome 8, Paris, 1866, p. 375.

(65) Lord Clermont, op. cit., p. 460.

(66) Pontaumont (E. de), Histoire de la ville de Carentan et de ses notables, Paris, 1863, p. 117.

(67) "Rôles normands et français (par Bréquigny)", in M.S.A.N., 23e vol., Paris, 1858, p. 217. (acte n° 1239, daté du 17 mars 1419).

(68) cf. Lord Clermont et E. Lepingard.

(69) Lepingard (E.), "Messire Michel Bastard du Guesclin (...)", loc. cit., p. 129-131.

(70) Clairembault, cf. Lord Clermont, op. cit., p. 462.

(71) La Roque (G.A.), op. cit., Tome 3, p. 766 et Monstrelet et Masseville, Histoire sommaire de Normandie, Tome 4, p. 53.

(72) A.D.C., Recherche de Paris, 4 C 118, p. 9.

(73) A.D.M., Fonds Durant de St-Front, 130 J 37.

(74) Luce (S.), Chronique du Mont-St-Michel, 1343-1468, Tome 1, p. 293 et Sauvage (H.), "Les capitaines et gouverneurs du château de St-Lô pendant la guerre de Cent Ans, de 1337 à 1453", in N.M.D., 19e vol., 1901, p. 28.

(75) "Les d'Anneville", P.M., fasc. 54, 1984, p. 8.

(76) Lepesant (M.), "Répertoire des informations analysées par Dom Lenoir", in C.L.D., Tome 18, fasc. 3-4, 1969, pp. 27-28.

(77) Durant de St-Front (J.), "Recherche de la noblesse de l'élection de Valognes (1523)", in R.M., Tome 10, fasc. 40, 1968, p. 268.

(78) dossier aimablement communiqué par l'auteur.

(79) "Les d'Anneville", op. cit., p. 34.

(80) Chartrier de Capelle, 20 juillet 1454, cote 210 J 259. Voir aussi A.D. Seine-Maritime, Abbaye de Fécamp, 7 H 27.

(81) Dupont (A.), "Pour ou contre le roi d'Angleterre", in B.S.A.N., Tome 54, 1957-1958, Caen et Rouen, 1959, p. 156 (acte du 2 avril 1426).

(82) A.D.M., Chartrier Simon du Buisson.

(83) Le Tenneur (R.), Carentan à travers les siècles, Coutances, 1970, p. 55.

(84) cf. montre de Guillaume Fortescu, déjà citée.

(85) Pontaumont (E. de), op. cit., p. 119.

(86) "Rôles normands et français", loc. cit., acte n° 86, pp. 11-12.

(87) Godefroy (F.), Dictionnaire de l'ancienne langue française (...), Tome 8, p. 257; vireton : "flèche armée d'un fer conique, assez court et cannelé en hélice, qui la faisait tournoyer dans l'air.

(88) Dupont (G.), op. cit., Tome 2, p. 520.

(89) Fontaine de Resbecq (F. de), "Les rapports du gouvernement anglais et de la noblesse normande dans la vicomté de Valognes pendant l'occupation (1418-1450)", in M.S.L.V., Tome 9, 1907-1912, p. 23.

(90) Vautier (C.), Extrait du registre des dons, confiscations, maintenues (...) par le roi Henri V d'Angleterre, Paris, 1828, p. 120.

(91) Jean Fortescu n'est pas mentionné dans P. Lecacheux, "Actes de la chancellerie d'Henri VI (...)", in Soc. Hist. de Normandie, 1907, 2 vol.

(92) "Rôles normands et français", loc. cit., acte n° 325, p. 60.

(93) Lord Clermont, op. cit., p. 481.

(94) "Rôles normands et français", loc. cit., acte n° 930, p. 161.

(95) cf. également Dupont (G.), op. cit., Tome 2, p. 530.

(96) Sévestre (E.), Valognes, Valognes, 1926, p. 98.

(97) Campserveux (M.), "La condition économique et sociale de la noblesse du Cotentin à la fin du Moyen-Age", in R.A., Tome 54, 1982, p. 410.

(98) A.D.M., plusieurs actes dans la série H, détruite en 1944; H 2495, H 2653, etc...

(99) Dupont (G.), op. cit., Tome 2, p. 563.

(100) cf. copie dans Leturcq (J.F.), Généalogie de la famille de l'Empérière, Paris, 1904, p. 235, et Siméon Luce, op. cit., Tome 1, p. 276 et pp. 297-298.

(101) Luce (S.), op. cit., Tome 1, p. 315.

(102) cf. Jouet (R.), "La résistance à l'occupation anglaise en Basse-Normandie (1418-1450)" in Cahiers des Annales de Normandie, n° 5, Caen, 1969.

(103) Jouet (R.), loc. cit., p. 59.

(104) cf. Puiseux (L.), L'émigration normande et la colonisation anglaise en Normandie au XVe siècle, Caen et Paris, 1866.

(105) Lord Clermont, op. cit., p. 476.

(106) A.D.M., chartrier de Capelle, cote 210 J 259, acte du 20 juillet 1454.

(107) Lord Clermont, op. cit., p. 468.

(108) cf. Drouet (L.), Recherches historiques sur les vingt communes du canton de St-Pierre-Eglise, Cherbourg, 1893, p. 240.

(109) Dom Maurice, op. cit., Tome 2, col. 986.

(110) Lord Clermont, op. cit., p. 463.

(111) Lord Clermont, op. cit., p. 473.

(112) En 1497, les prévôts de Fortescu étaient exemptés du fouage à Coigny. Cf. Nortier (M.), "Les rôles de fouage (...)", in C.L.D., Tome 25, 1976, n° 406.

(113) Lord Clermont, op. cit., annexe, p. 33.

(114) A.D.M., Fonds Durant de St-Front, cote 130 J 37.

(115) Lord Clermont, op. cit., p. 474.

(116) Lord Clermont, op. cit., p. 478.

(117) Lord Clermont, op. cit., annexe, pp. 1-70.

(118) Lord Clermont, op. cit., p. 496.

(119) Lord Clermont, op. cit., p. 471.

(120) en blanc dans le texte.

(121) A.D.M., H 3619 (détruit en 1944).

(122) Renault, "Notes historiques et archéologiques sur les communes de l'arrondissement de Valognes", in A.M., 1873, p. 48, et Abbé Louis, "Recherches sur la paroisse de Ste-Marie-du-Mont", in M.S.A.N., Tome 14-15, Paris, 1844, p. 212.

(123) A.D.M., A 3507 (détruit en 1944).

(124) A.D.M., H 3614 (détruit en 1944).

(125) A.D.M., dépouillement sélectif de Sainteny.

(126) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1611.

(127) A.D.M., chartrier de Capelle, cote 210 J 259, sentence du 7 octobre 1486.

(128) Labbey de la Roque, op. cit.

(129) Lepingard (E.), loc. cit., p. 136.

(130) Lepingard (E.), loc. cit., p. 137.

(131) cités dans la sentence du 7 octobre 1486, chartrier de Capelle.

(132) A.D.C., recherche de Paris, 4 C 118, p. 9.

(133) Lepingard (E.), loc. cit., p. 138.

(134) Lepingard (E.), loc. cit., p. 138.

(135) citées dans la sentence du 7 octobre 1486, chartrier de Capelle.

(136) A.D.C., recherche de Paris, 4 C 118, p. 9.

(137) Abbé Louis, loc. cit., p. 212.

(138) Chartrier de Capelle, op. cit.

(139) Labbey de la Roque, Recherche de Montfaut, 2e éd., Caen, 1818.

(140) Sauvage (H.), "Recherche de Jean Le Venart (1523)", in N.M.D., 26e vol., St-Lô, 1908, p.5.

(141) Copie du XVIIe siècle (?), conservée aux A.D.M.

(142) A.D.C. : 4 C 118, p. 9.

(143) Mauduech (G.), Recherche de noblesse de d'Aligre, aux A.D.M.

(144) In N.M.D., 11e vol., St-Lô, 1893, p. 75.

(145) "Recherche de la noblesse de la généralité de Caen en 1666", Caen, 1887, pp. 120-121.

(146) Marsy (A. de), "Familles nobles résidentes à Vallognes en 1698, in R.N., P., 1863, p. 20.

(147) sans doute parente de Charles Beaugendre, écuyer, de la paroisse de Ste-Marie-du-Mont.

(148) Lord Clermont, op. cit., p. 470.

(149) Lepingard (E.), loc. cit., p. 138.

(150) Lepingard (E.), loc. cit., p. 139.

(151) Filiation donnée par E. Lepingard.

(152) sans doute de la famille des Cadot de Sébeville.

(153) A.D.M., Notes Descoqs, cote 6 J 6.

(154) D'après Chamillart. Les Le Peinteur étaient de la paroisse de St-Jean-de-Daye.

(155) Villand (R.), "Inventaire du chartrier de la famille de Morel", P.M., fasc. 58, Tome 2, 1985, p. 201.

(156) A.D.C., F 1109.

(157) D'après E. Lepingard.

(158) Lepingard (E.), loc. cit., p. 140.

(159) Erreur de Chamillart, qui situait le mariage en 1631.

(160) Inhumé le 4 mars 1694 à l'âge de 70 ans environ, dans la nef de l'église du Mesnil-Angot, au-dessus des fonds.

(161) A.D.M., Registres paroissiaux du Mesnil-Angot.

(162) Famille noble établie à Valognes.

(163) A.D.C., coll. Chappée, F 7744 : cm passé devant les tabellions du Hommet, le 11 juillet 1666.

(164) Lepingard (E.), loc. cit., p. 140.

(165) A.D.C., coll. Chappée, F 7744.

(166) "Rôle de la noblesse du Cotentin en 164O", loc. cit.

(167) "Rôle de la noblesse du Cotentin en 1640", loc. cit.

(168) Chamillart les disait de la sergenterie de Briquesard, élection de Bayeux.

(169) A.D.M., notariat de Lessay, 5E 5538 : le contrat avait été passé sous seing privé le 28 décembre 1692.

(170) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1471.

(171) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1472.

(172) Lepingard (E.), loc. cit., p. 140.

(173) Née vers 1610, elle fut inhumée le 8 décembre 1690, dans l'église du Mesnil-Angot, à la place de leurs parents. D'après Chamillart, la famille de Cyresme habitait la sergenterie de Thorigny.

(174) Abbé Bernard, Notes historiques sur l'arrondissement de St-Lô, Tome 5, p. 126 (aux A.D.M.).

(175) A.D.M., Registres paroissiaux du Mesnil-Angot.

(176) Dubosc (M.), Cartulaire du Prieuré de la Perrine, St-Lô, 1878, p. 44.

(177) A.D.M., Registres paroissiaux du Mesnil-Angot.

(178) Le mariage eut lieu avant 1668. Les Delamare habitaient le Calvados.

(179) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1472.

(180) Document anonyme, aimablement communiqué par M. l'Abbé Canu.

(181) A.D.C., Recherche de Paris, 4 C 118.

(182) Lepingard (E.), loc. cit., p. 138.

(183) Fille de Michel Voydie et de Louise Le Roy. Cf. Simon (G.A.), Histoire généalogique des Clérel, Caen, 1954, p. 90.

(184) Chamillart le dit fils d'Ursin des Faveries. Ils demeuraient au Mesnil-Aubert, élection de Coutances.

(185) Lepingard (E.), loc. cit., p. 142.

(186) Simon (G.A.), op. cit.

(187) A.D.C., Recherche de Paris, 4 C 118, famille du Mesnil.

(188) A.D.C., Fonds Le Duc, F 1109.

(189) A.D.M., dépouillement sélectif des registres paroissiaux du Mesnil-Véneron.

(190) A.D.M., notariat de Carentan : reconnaissance du contrat de mariage le 25 juin 1629 (5E 1427), en présence de Antoine de Fortescu, écuyer, sieur de Langlet, de la paroisse de St-André-de-Bohon.

(191) contrat passé devant La Roze et Vaultier, tabellions à St-Lô : cf. Le Clerc (R.), "Apothicaires Saint-Lois", in N.M.D., 39e vol., St-Lô, 1927, p. 27.

(192) Anoblis en octobre 1545. Chamillart les dit de la sergenterie de Briquesard, élection de Bayeux.

(193) Lepingard (E.), loc. cit., p. 142.

(194) Registres paroissiaux du Mesnil-Angot : 28 avril 1617 (cf. E. Lepingard). Paris situe le contrat de mariage le 7 juillet 1617.

(195) Le mariage eut lieu en 1633. Erreur de Chamillart.

(196) Lepingard (E.), loc. cit., p. 143.

(197) Contrat du 28 décembre 1644, devant Jacques Girard, tabellion de Quibou, à St-Lô (détruit).

(198) Contrat passé devant les tabellions de Quibou, à St-Lô.

(199) Lepingard (E.), loc. cit., p. 144.

(200) Villand (R.), "La famille de Cussy", P.M., fasc. 12, 1971.

(201) A.D.C., Recherche de Paris, 4 C 118.

(202) Villand (R.), "Inventaire du chartrier du château de Courcy", P.M., fasc. 18, 1974, art. n° 33, acte du 3 août 1543.

(203) Recherche de Roissy, op. cit.

(204) Lepingard (E.), loc. cit., p. 147.

(205) A.D.M., A 66 (détruit).

(206) Lepingard (E.), loc. cit., p. 146.

(207) A.D.M., domaine de Carentan, A 90 (détruit).

(208) Lepingard (E.), loc. cit., p. 147.

(209) erreur de Chamillart, qui l'appelle demoiselle Françoise Fortin.

(210) Chamillart le disait fils de Charles Mahieu, écuyer (p. 662).

(211) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1485.

(212) A.D.C., Recherche de Paris, 4 C 118.

(213) Lepingard (E.), loc. cit., p. 146.

(214) Lepingard (E.), loc. cit., p. 148.

(216) Lepingard (E.), "La chevauchée du Mainellu", in N.M.D., 14e vol., St-Lô, 1896, pp. 111-130.

(217) A.D.M., fiefferme de Bohon, A 88 (détruit).

(218) Reconnu devant les notaires de Carentan, le 22 mars 1628 : 5E 1424.

(219) Le Melletier (J.), "Les droits des habitants (...) dans les marais des Bohons", P.M., fasc. 53, 1984, p. 20.

(220) "Mainnelu" : acte cité par Godefroy (F.), Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes, du 9e au 15e siècle, Tome 5, Paris, 1888, p. 150.

(221) Geneviève Muldrac était sans doute la fille de Jean Muldrac, écuyer, sieur de Haultmesnil, et de Marie Cousin. Ces Muldrac étaient apparentés à la branche des seigneurs de Grenneville.

(222) Acte passé à St-André-de-Bohon.

(223) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1493.

(224) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1465.

(225) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1470.

(226) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1470.

(227) le mot écuyer rayé.

(228) Lepingard (E.), loc. cit., p. 146.

(229) Reconnaissance du contrat : notariat de Carentan, 5E 1493. Elle n'a sans doute pas écrit le texte.

(230) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1470.

(231) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1482.

(232) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1492.

(233) Pontaumont (E. de), Histoire de la ville de Carentan et de ses notables, op. cit., p. 370.

(234) Contrat de mariage du 23 août 1699. L'année est lacunaire dans ce notariat.

(235) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1537 : acte du 30 août 1730.

(236) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1465, op. cit.

(237) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1492.

(238) Pontaumont (E. de), op. cit., p. 370.

(239) Année lacunaire dans le tabellionage de Baupte.

(240) Pontaumont (E. de), op. cit., p. 397.

(241) Fils de Marin Jehenne et de Louise Carel, bourgeois de Carentan.

(242) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1537.

(243) A.D.M., notariat de Carentan, inventaires, 5E 1695.

(244) A.D.M., notariat de Carentan, inventaires, 5E 1718.

(245) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1550 : cette copie, sous seing privé, ne contient pas de majuscules, ni ponctuation, ni accentuation. Ce texte a été écrit par Gabrielle de Fortescu, elle-même, sous dictée vraisemblablement. Son écriture est un peu penchée vers le bas. Elle est grande et liée.

(246) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1603.

(247) Pontaumont (E. de), op. cit., p. 24.

(248) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1494.

(249) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1531.

(250) A.D.M., notariat de Carentan, inventaires, 5E 1690.

(251) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1507.

(252) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1539.

(253) A.D.M., notariat de Carentan, inventaire après décès de Bernardin Fortécu : 5E 1731.

(254) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1637 : acte du 28 novembre 1785.

(255) Publié dans Lord Clermont, op. cit., p. 454.

(256) Lieu inconnu.

(257) Chamillart, op. cit., p. 120.

(258) Erreur de Chamillart, qui la nomme Jacqueline Le Quesne.

(259) "Mémoires de la Société d'Archéologie et d'Histoire de la Manche", P.M., 7e série, fasc. 32, 1978, p. 5.

(260) A.D.M., dépouillement sélectif des registres paroissiaux du Mesnil-Véneron.

(261) Pontaumont (E. de), "Livre de raison des filles de la Congrégation de Notre-Dame à Carentan", in M.S.C., 1875, p. 75. L'acte fut passé le 27 novembre 1725 à Carentan.

(262) Fils de feu Michel Legrand et de Marie Ozanne. L'acte fut passé le 10 mai 1733 à St-Pierre-d'Arthenay.

(263) A.D.M., registres paroissiaux de St-Pierre-d'Arthenay.

(264) A.D.M., registres paroissiaux du Mesnil-Angot.

(265) Inhumation le 19 novembre 1763 à Graignes.

(266) Dubosc (M.), Cartulaire du Prieuré de la Perrine, op. cit., p. 40.

(267) A.D.M., registres paroissiaux de St-Pierre-d'Arthenay : 4 octobre 1689.

(268) Chamillart les dit de la paroisse d'Orbois, sergenterie de Briquesard, élection de Bayeux.

(269) A.D.M., registres paroissiaux du Dézert.

(270) A.D.M., registres paroissiaux du Mesnil-Angot : acte du 30 janvier 1731.

(271) A.D.M., registres paroissiaux du Mesnil-Angot.

(272) Archives diocésaines de Coutances, dispenses de consanguinité : 1749.

(273) Lepingard (E.), loc. cit., p. 144.

(274) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1492.

(275) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1493 (acte en mauvais état).

(276) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1498.

(277) Document anonyme, aimablement communiqué par M. l'Abbé Canu.

(278) A.D.M., registres paroissiaux du Mesnil-Angot.

(279) A.D.M., registres paroissiaux du Dézert.

(280) Erreur de Lord Clermont (op. cit., p. 454), qui, d'après O'Gilvy, le disait guillotiné à la Révolution.

(281) A.D.C., notes Deschamps-Vadeville, F 5115.

(282) Erreur de date de E. Lepingard, loc. cit., pp. 144-145.

(283) A.D.M., notariat de Ste-Marie-du-Mont, 5E 11014 : acte du 27 mai 1740.

(284) A.D.M., C 529 (détruit en 1944).

(285) A.D.M., notariat de Coutances, 5E 2977 : inventaire après décès de Messire Jacques Jean Baptiste Gautier, écuyer, chanoine en l'église cathédrale de Coutances, titulaire de plusieurs autres bénéfices.

(286) Effort d'accentuation, peu de majuscules, écriture normale et droite.

(287) "Supplément à la liste des biens des émigrés situés dans le département de la Manche", Coutances, imprimerie Joubert, 1792, p. 12.

(288) Acte du 18 octobre 1774, dans l'église du Mesnil-Angot; voir aussi à Graignes.

(289) Il aurait été naufragé sur les côtes de Guinée ! (d'après O'Gilvy, dans Lord Clermont, op. cit., p. 455).

(290) cf. O'Gilvy, dans Lord Clermont, op. cit., p. 455.

(291) Mariage religieux au Dézert, le 30 avril 1807 : aux Archives diocésaines.

(292) Lord Clermont, op. cit., p. 455.

(293) Acte de mariage du 6 mai 1858 : état-civil de Graignes.

(294) Registres paroissiaux du Dézert.

(295) confusion.

(296) Magny (E. de), Nobiliaire de Normandie, Tome 1, Paris, s.d., p. 155.

(297) Lord Clermont, op. cit., p. 455.

(298) Lord Clermont, op. cit., p. 451.

(299) Lord Clermont, op. cit., p. 454.

(300) Lord Clermont, op. cit., p. 452.

(301) Chamillart les dit de la sergenterie de Thorigny, élection de Bayeux.

(302) par contrat de mariage passé sous seing privé le 20 octobre 1711.

(303) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1704 : inventaire après décès du 23 mars 1745.

(304) A.D.M., registres paroissiaux du Mesnil-Angot.

(305) Document anonyme, aimablement communiqué par M. l'Abbé Canu.

(306) Les rôles de capitation (A.D.C.-C 4634) ne le mentionnent pas à cette date.

(307) A.D.M., registres paroissiaux du Mesnil-Angot, 29 septembre 1700 : "depuis la mort du sr curé".

(308) Lord Clermont, op. cit., p. 455. Mentionné par O'Gilvy.

(309) cf. inventaire après décès de Charles Drieu : notariat de Carentan, 5E 1704.

(310) Nommée quelquefois Marie Anne "Pouchin". Elle avait épousé André Angot le 9 octobre 1736, au Mesnil-Angot.

(311) Mariage du 28 juillet 1772, célébré au Mesnil-Angot.

(312) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1613.

(313) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1556.

(314) Notariat détruit.

(315) A.D.M., G 390 (détruit en 1944).

(316) A.D.M., notariat de Carentan, 5E 1602.

(317) Erreur de E. Lepingard, qui le disait fils de Hervé François Alexandre de Fortescu, écuyer, sieur de Langlet.

(318) Lord Clermont, op. cit., p. 455.

(319) Lord Clermont, op. cit., p. 477-478. La lettre n'est pas datée (vers 1867, sans doute).

(320) Erreur de Chamillart, qui le disait fils de Madeleine Le Mennicier.

(321) Registres paroissiaux de Valognes (en mairie): acte du 2 mai 1661.

(322) A.D.M., notariat de Valognes, 5E 14616.

(323) Cf. Registres paroissiaux de Valognes et d'Alleaume (en mairie).

(324) Villand (R.), "Besneville", non publié, aux A.D.M.

(325) Registres paroissiaux d'Alleaume.

(326) A.D.M., A 3804-3805 (détruit en 1944).

(327) A.D.M., notariat de Valognes, 5E 14638, acte du 28 septembre 1682.

(328) A.D.M., notariat de Valognes, 5E 14641, acte du 23 février 1684.

(329) A.D.M., minutes isolées du notariat de Valognes, 5E 15434.

(330) A.D.M., notariat de Valognes, 5E 14658 : 1er juillet 1695.

(331) Registres paroissiaux d'Alleaume : acte partiellement détruit.

(332) A.D.M., notariat de Valognes, 5E 14709.

(333) Drouet (L.), op. cit., p. 203.

(334) A.D.M., chartrier Simon du Buisson.

(335) Le mariage fut célébré à Alleaume le 7 juillet 1744.

(336) A.D.M., notariat de St-Sauveur-le-Vicomte, 5E 11891 : acte du 8 mars 1745.

(337) A.D.C., rôles de capitation, C 4631.

(338) Le mariage fut célébré à Alleaume le 13 décembre 1740.

(339) A.D.M., notariat de St-Sauveur-le-Vicomte, 5E 11883, acte n° 350.

(340) Grandes nappes; linge de table.

(341) Etoffe de soie à fleurs.

(342) Etoffe de soie mince.

(343) Tissu souple, léger et transparent.

(344) Toile de lin très fine et très serrée.

(345) Chandelier.

(346) Petite table.

(347) Partie supérieure d'un élément vertical, décorée ou soulignée.

(348) Se dit d'une chose large, plate et plus ou moins mince.

(349) Fil préparé pour faire de la toile (Godefroy, Tome 4, p. 713).

(350) Cas classique d'un contrat de mariage passé sous seing privé entre nobles.

(351) Décédée le 19 janvier 1777 et inhumée le 20, dans la nef de l'église de St-Sauveur-le-Vicomte.

(352) Villand (R.), "Besneville", non publié, aux A.D.M.

(353) Hecquet (H. du), La maison du Hecquet, Paris, 1915, p. 125.

(354) A.D.M., notariat d'Octeville, siège de Vauville, 5E 6592.

(355) A.D.M., notariat de St-Sauveur-de-Pierrepont, 5E 4746.

(356) Acte du 13 janvier 1739.

(357) A.D.M., Fonds Durant de St-Front, cote 130 J 37.

(358) Villand (R.), "Besneville", non publié, aux A.D.M.

(359) Le Cocq d'Armandville (J.H.I.), Etude historique et généalogique sur les Le Coq, 1933-1937, dactylographié, p. 112.

(360) A.D.M., notariat de St-Sauveur-le-Vicomte, 5E 11895 : acte du 11 mars 1749.

(361) Pithois (C.), Brix, berceau des Rois d'Ecosse, Ch. Corlet, 1980, p. 541.

(362) Instrument servant à ôter la boue des chaussures.

(363) Ciseaux de cuivre ou de métal précieux, servant à moucher les chandelles.

(364) Notariat de St-Sauveur-le-Vicomte, 11 mars 1749, A.D.M., 5E 11895, acte n° 84.

(365) Gros chenet de fer, servant à la cuisine.

(366) Ecuelle à fond de toile, servant à passer le lait.

(367) Friquet : Instrument de cuisine, servant à tourner le poisson qu'on fait frire ( Godefroy, Tome 4, p. 151 ).

(368) Plat servant à recevoir la graisse de la viande qu'on fait rôtir.

(369) Coffre servant à entreposer le sel.

(370) Grand chenet de cuisine, à crochets, sur lequel on appuie les broches.

(371) Panier servant à transporter des verres.

(372) Outil de bois, servant à détacher les parcelles ligneuses du chanvre.

(373) Grandes nappes; linge de table.

(374) Etoffe de coton commune.

(375) Tissu ramé de laine sur chaîne de coton ou de fil.

(376) Botte de paille.

(377) Paille de seigle.

(378) Impuretés provenant du vannage des grains.

(379) Ivraie : plante, dont une espèce se mélange aux céréales et y cause de gros dégâts.

(380) Instrument percé de trous, pour nettoyer et trier le grain.

(381) Bois de lit.

(382) Fil préparé pour faire de la toile ( Godefroy, Tome 4, p. 713 ).

(383) Ancienne mesure de longueur (1,188 m).

(384) Instrument servant à mettre le fil en peloton.

(385) Assemblage de barres de bois, dans lequel on met le foin destiné à une bête domestique.

(386) Petite scie ( Godefroy, Tome 7, p. 421 ).

(387) Sorte de charrette.

(388) Panier long et étroit.

(389) Synonyme d'ajonc.

(390) Instrument servant à fabriquer des tourtes de pain.

(391) Barre de bois utilisée pour façonner la pâte.

(392) Pièce de bois.

(393) Enlever l'écorce de la tige du chanvre.

(394) Godefroy ( Tome 4, p. 328 ) ne connaît pas le sens de ce mot. Il cite un exemple tiré de

textes anciens : " grager et sercler le lin ".

(395) A l'abandon.

(396) Chevrons supérieurs ( Godefroy, Tome 7, p. 523 ).

(397) Auge carrée, d'où le blé tombe dans les meules d'un moulin à farine.

(398) Fonte de fer ( Fleury (J.), essai sur le patois normand de la Hague, p. 283 ).

(399) Chamillart, op. cit., p. 120.

(400) Simon (G.A.), op. cit., p. 90.

(401) Villand (R.), "Inventaire sommaire des archives des Augustines de Valognes", 1982, (multigraphié), p. 8.

(402) Lord Clermont, op. cit., annexe, pp. 60-64.

(403) Environ 30 hectares.

(404) Lord Clermont, op. cit., annexe, p. 65 : acte du 28 janvier 1365.

(405) Lord Clermont, op. cit., annexe, pp. 62-64, acte du 3 avril 1376.

(406) Lepingard (E.), loc. cit., pp. 148-152.

(407) Bailliage de Carentan, déjà cité.

(408) Le 17 janvier 1623, au bailliage de Carentan.

(409) Il en existait une en 1295 en la paroisse de Graignes, suivant une charte de Richard de Beuzeville, qui cite Robertus de Angulo comme possesseur de terres en cette localité.

(410) Dubosc (M.), op. cit., p. 27.

(411) Ce ténement était situé au Dézert.

(412) Lepingard (E.), loc. cit., p. 151.

(413) A.D.M., domaine de Carentan, A 66 (détruit en 1944).

(414) Ces tableaux ne concernent pas la branche émigrée à Valognes.

(415) A.D.C., C 4766 et C 4823 (dizième).

(416) A.D.C., C 5337 et C 5395 (vingtième).

(417) A.D.C., C 4768 et C 4786 (dizième).

(418) A.D.C., C 5339 et C 5358 (vingtième).

(419) A.D.C., C 4823 (dizième) et C 5395 (vingtième).

(420) A.D.C., C 4823 (dizième) et C 5309 (vingtième); un Fortescu de Corainville, demeurant à Bayeux, était mentionné en 1775.

(421) A.D.C., C 5397 (vingtième), 1751-1788.

(422) A.D.C., F 1157.

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21 - Conclusion

En entreprenant cette étude, une question se posait :

La généalogie est-elle seulement une source auxiliaire de l'histoire ou bien plus, un outil indispensable à la connaissance de l'histoire familiale et sociale ?

M. Louis Henry, dans son travail sur les anciennes familles genevoises, déclarait que "les généalogies qui se contentent de rattacher une branche au tronc, sans souci des autres branches, n'ont pour le démographe aucun intérêt : savoir seulement que Pierre descend de Paul, qui descend de Louis, qui descend de Jean... ne fait que répéter que chaque homme est fils de son père (...). Dans le cas d'une généalogie en ligne descendante, apparemment soucieuse de mentionner toutes les branches, le risque subsiste de lacunes nombreuses" , qui empêcheraient d'étudier la nuptialité et la mortalité des adultes.

C'est justement le problème auquel nous avons été confronté. Une recherche généalogique détaillée était impossible au regard des sources. Dans le cadre de cette étude, nous n'avons pu qu'esquisser une approche bibliographique et archivistique d'une généalogie locale. Dans d'autres cas, elle pourrait déboucher sur une étude démographique d'ancien Régime. En effet, l'osmose entre généalogie et démographie devrait tout de même permettre des possibilités d'ouverture de la recherche en histoire moderne.

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22 - Annexe

Comprenant divers actes de mariage à Valognes et Alleaume :


 Acte de mariage de TANNEGUY de FORTESCU et de ANNE DURUEL
 Acte de mariage de JACQUES-JOSEPH de FORTESCU et de CATHERINE TOURAINE
 Acte de mariage de PIERRE GUY de FORTESCU et de CATHERINE LE POUPET
 Acte de mariage de GUILLAUME LUCAS et de CATHERINE de FORTESCU
 Acte de mariage de LOUIS de FORTESCU et de MARIE ANNE DUPREY
 Acte de mariage de JACQUES de FORTESCU et de MARIE JEANNE LE ROUX
 Acte de mariage de SIMON RAOUL DALIDAN et de MARIE ANNE de FORTESCU



Acte de mariage de TANNEGUY de FORTESCU et de ANNE DURUEL

le 2 mai 1661 à Valognes :
"Tanegy du Taillis esc[uyer] s[ieu]r de Fortescu et dam[ois]elle Anne du Ruel ont esté espousez dans léglise de Vallongnes par Me Charles Herouet p[re]b[t]re curé et off[ici]al de Vallong[nes] p[rése]nce de Me Georges du Ruel, Phillipes Groult, Me Guill[aume] du Ruel p[re]b[t]re, et plus[ieu]rs autres le 2 may 1661".


 

Acte de mariage de JACQUES-JOSEPH de FORTESCU et de CATHERINE TOURAINE

le 5 juin 1695 à Alleaume :
"Du dimanche cinquiesme jour de juin mil six cents quatre vingt quinze après les fiançailles et la publica[ti]on de trois bans faicte en cette églisse des personnes Jacques Joseph de Fortescut es[cuye]r s[ieu]r du Taillis fils de Tenneguy de Fortescut es[cuye]r s[ieu]r du Taillis et de dam[oise]lle Anne Durüel ses père et mère decette parroisse d'une part et de damoisselle Catherine Touraine veufue de Francois de Lamperiere es[cuye]r s[ieu]r de St-Rephaire, fille de Louis Touraine et de dam[oise]lle Marie Groult ses père et mère de la parroisse de Roville et de p[rése]nt demeurante en cette parroisse daultre part moy Francois Gosselin p[re]b[t]re vicaire les ay mariez selon la forme prescripte par la S[ain]te Eglisse aux présences des soubsignez".

du Taillis fortescu catherine
touraine
delahuberderie Barbou
Gosselin Beaumont

 


Acte de mariage de PIERRE GUY de FORTESCU et de CATHERINE LE POUPET

le 16 février 1702 à Alleaume :
"Du jeudy seisième jour de février mil sept cens deux après les fiancailles et publica[ti]on d'un baon contre dispense des deux autres du treisième dud[it] mois signé de Laillier et Launey des personne de Pierre Guy de Fortescu escuyer s[ieu]r de Banneville fils de Tanneguy de Fortescu escuyer s[ieu]r du Taillis et de damoiselle Anne Duruel ses père et mère de cette parroisse d'une part et de damoiselle Catherine Flocelle Louise Le Poupet fille d'Etienne Pierre Le Poupet escuyer s[ieu]r de Vauville et de damoiselle Francoise Duval ses père et mère de la parroisse de Besneville de présent demeurant en cette parroisse d'autre part moy Julien Pierre Le Poupet escuyer et p[re]b[t]re les ay mariées et leur ay donné la bénédiction nupssalle selon la forme prescritte par la S[ain]te Eglise aux p[rése]nces des sousignés".

de fortecu Catherine le poupet
jp Le poupet Tassin de fortescu

 

 

Acte de mariage de GUILLAUME LUCAS et de CATHERINE de FORTESCU

le 21 mars 1724 à Alleaume :
"Le vingt et un[ièm]e mars 1724 a été par noble personne messire Jean Guil[laume] Picquod de Russy p[re]b[t]re personat de St-Clair seig[neu]r et curé d'Alleaume seig[neu]r et patron de Brillevast, Bouteron, Ste-Honorine sur lamer Sorteval Grandval etc. célébré le mariage de noble ho[mm]e Guillaume Lucas écuier s[ieu]r de la Métaîrie fils de feu Louis Lucas éc[uie]r s[ieu]r de la Métayrie et de défunte demoiselle Marguerite Le Sueur de la parr[oisse] d'Huberville d'une part de p[rése]nt demeurant en cette parr[oisse] avec noble demoiselle Catherine Joseph de Fortécu fille de noble ho[mm]e Pierre Guy de Fortécu écuier s[ieu]r de Banneville et de noble dem[oise]lle Catherine Louise Floxel Le Poupet de la parr[oisse] de Besneville d'autre part à p[rése]nt demeurante encette parr[oisse] après la publica[ti]on d'un baon sans aucune oppo[sition] ny empechem[en]t des parties aïant obtenu dispense sur les deux autres et sur le tems du Carême du s[ieu]r de Laillier official de Valogne et grand vicaire de Coutances en datte du jour d'hier.

les fiancailles et les autres cérémonies de l'église dûm[en]t observées p[rése]nce du s[ieu]r et de lad[ite] dem[oise]lle de Banneville père et mère de lad[ite] épouse, du s[ieu]r du Taillis Fortécu et lad[it]e son épouse oncle et tante de lad[ite] d[emoise]lle, de la dame de Clairval, de n[oble] ho[mm]e Adrian Jacque Poirier écuier et amis desd[ites] parties soussinez".

 

Catherine joseph de fortecu Lucas de la metairie
de fortecu
Catherine Le poupet bonne le poupet
de fortescu Catherine touraine
francoise touraine D'auville poisson
iulienne le poupet A.J. poerier
louise margueritte lucas De Russy Piquod

 




Acte de mariage de LOUIS de FORTESCU et de MARIE ANNE DUPREY

le 13 janvier 1739 à Alleaume :
"Du mardy traiz[ièm]e jour de janvier 1739 après les fiancailles et publica[ti]on d'un baon faite en l'église parroissialle de St- Florent de Besneville et d'un autre baon fait en celle de Tourlaville au prosne des messes parroissialles desdits lieux dimanche dernier sans quil sy soit trouvé aucun empechement suivant les certificats du sieur Hébert vicaire de Tourlaville et le sieur Mauger curé de Besneville et la dispense des deux autres baons du sieur de Bernière official de Vallognes dujourdhier signé de Bernière et plus bas Duparc insinuée et scellée le mesme jour et nestant trouvé aucune opposition ny empechement, et avec la permission desd[its] sieurs curé, des personnes de Louis de Fortescu écuyer fils de Messire Pierre Guy de Fortescu écuyer seig[neu]r de Banneville, et de feüe noble dame Catherine Flocelle Louïse Le Poupet ses père et mère de lad[ite] parroisse de Besneville d'une part; et de noble demoiselle Marie Anne Charlote Duprey fille de feu noble homme Robert Hervé seigneur de Senessey et de feüe noble dame Charlote Françoise Gigault ses père et mère de lad[ite] parroisse de Tourlaville moy Jean Guillaume Piquod p[re]b[t]re seigneur et curé d'Alleaume (...), leur ay donné la bénédiction nuptialle selon la forme prescrite par la S[ain]te Eglise aux présences de leurs parents et témoins sous signez".

Loüis de fortescu marie anne charlotte duprey
de fortescut de fortecu madelaine antoinette piquod
marie anne de fortescu P hamel ph Osouf (?)
adriant Le Courtois J renouf C Le Planois
de Russy piquod




Acte de mariage de JACQUES de FORTESCU et de MARIE JEANNE LE ROUX

le 13 décembre 1740 à Alleaume :
"Le mardy treizi[èm]e jour de [décem]bre 1740 après la publica[ti]on d'un baon de mariage et dispense obtenüe des deux autres et du temps de l'Avent de monsieur l'official de Vallognes en datte dujourd'hier signé L.F. de Bernière et les fiançailles d'entre les personnes de Jacques de Fortescu écuyer sieur du lieu, conseiller du roy, lieutenant général civil au Bailliage de St Sauveur le Viconte, fils de Pierre Guy de Fortescu écuyer sieur de Banneville, et de noble dame Chaterine Loüise Flocelle Le Poupet, de la parroisse de Besneville deprésent demeurant à St Sauveur le Viconte d'une part; et de noble demoiselle Marie Jeanne Catherine Le Roux fille de Pierre Le Roux écuyer sieur de Giberprey, et de noble dame Renée Françoise Grip de Savigny de la parroisse d'Alleaume d'autre part je sous signé Jean Guillaume Piquod de Russy p[rê]tre seigneur et curé de lad[ite] parroisse d'Alleaume (...), les ay mariez et leur ay donné la bénédiction nuptialle selon la forme prescrite par la S[ain]te Eglise suivant le certificat du sieur Hubert vicaire de St Sauveur le Viconte aux présences de leurs parents amis et témoins soussignez".

De fortescu le roux renée grip herve Leroux
piquod de fortescu fortecu lucas marie anne defortescu
de La metairie Lucas henriette savigny
toussaint savigny piquod chevalier de Ste honorine
P hamel Le Merre adrien Le Courtois
De Russy piquod

 

Acte de mariage de SIMON RAOUL DALIDAN et de MARIE ANNE de FORTESCU

le 7 juillet 1744 à Alleaume :
"Le sept juillet audit an 1744 après la publication d'un ban pour première et dernière faite en cette église et les fiançailles entre les personnes de Simeon Raoult Dalidan écuyer fils de Jean Nicolas Dalidan écuyer sieur de la Valloiserie et de noble dame Marie Jeanne La Néel ses père et mère de la paroisse de Ste Croix à la Hague d'une part; et noble demoiselle Marie Anne de Fortecu fille de Pierre Guy de Fortecu écuyer s[ieu]r de Banneville et de noble dame Catherinne Louise Flocel Le Poupet ses père et mère d'autre part, originaire de la paroisse de Besneville et demeurant depuis plusieurs années dans cette paroisse.

Nous Charles François Pigache écuyer p[rê]tre docteur de Sorbonne seigneur et curé de cette paroisse d'Alleaume, vu l'attestation de publication d'un ban pour première et dernière faite en lad[it]e paroisse de Ste Croix à la Hague délivrée par led[it] Le Nepveu p[rê]tre curé de la 2e portion de lad[it]e paroisse de Ste Croix en datte du six de ce présent mois, et vu aussi la dispense des deux autres accordée par monsieur de Cussy vicaire général de Monseigneur l'Evêque de Coutances en datte du trente du mois dernier deument en forme, les avons mariés et donné la bénédiction nuptialle suivant le rituel de ce diocèse aux présences de leurs parents et amis soussignés".

marie anne defortecu Dalidan
De fortecut Dalidan de fortecu
D'alidan de La metaïrie Lucas
piquod de fortecu de fortecu Lucas J. charlote piquod
Catherine angelique piquod louise lucas
pigache B Rocquier


Espace
Espace

23 - Index des Noms

Index selectif des noms de personnes*


-A-
Agnès 77
Aigremont (d') 59
Allez 70
Allix 100
Amelot 55, 139
Andrey 77
Angot 100,101,102
Anneville (d') 38, 39, 45, 46, 52
Auber 37
Audeney 31
Auxais (d') 57, 84, 108
Aux Epaules 29, 30, 31, 34, 50, 135
Avernoy 31



-B-
Barbou 108, 113, 127
Basan 108
Basire 57, 65, 88
Basonnière (de la) 144
Baudre (de) 84
Beauchamp (de) 39
Beaudrap 113
Beaugendre 53, 55
Beaumont 127
Belleville (de) 116
Bernard 102
Bernière (de) 129, 130
Beuzeville (de) 32, 44, 47, 135, 139
Bignon 95, 97
Birée 91, 99
Blasné 115
Blessot 44
Blondel 35, 71
Boissel 72, 73
Bonvouloir (de) 8, 20, 92
Boran (de) 143
Bourdon 67
Bouthereul 76, 78
Braque (de) 67
Bray (de) 70, 71, 76, 79, 100, 108
Bréard 59
Breuilly (de) 34
Briard 83
Bricqueville (de) 32
Brisehanche 35
Brix (de) 109
Brucan (de) 114
Bucaille 74
Buisson (du) 50, 136
Buron (de) 33
Busnel 144



-C-
Cabazac (de) 65
Cadot 17, 56
Caillemer 79
Canville 91
Capelle 65
Carel 77
Caruel 104
Cauvin 59, 83, 100
Cavalot 97
Cervelle (de la) 84
Charles 69
Châtel (du) 143
Chédeville (de) 87, 101, 102
Chillans (de) 37
Christy 114
Clérel 17, 56, 64, 65, 132, 140
Conin 95
Corbie (de) 35
Couesnon 88
Couillard 78
Couldre (de la) 60, 101
Courois 105
Cousin 71
Couxy (de) 32
Crépon (de) 29
Cussy (de) 67, 109, 131
Cyresme (de) 61





-D-
Dalidan 111, 114, 130, 131
Dancel 108
Davy 55, 58
Decaumont 97
Delange 92
Delamaison 58, 102
Delamare 61
Denis 94
Divrande 102
Drieu 88, 100, 101, 103
Dubosc 34, 44, 102
Dufour 87
Duhamel 115
Duparc 129
Dupuis 78
Durant 59, 83
Dursus 108, 113
Duruel 17, 107, 108, 127, 128
Duval 83, 111, 128




-E-
Esse 67
Eude 79




-F-
Faveries (des) 64
Férey 38
Ferrant 31
Folie (de la) 143
Folligny (de) 38
Folliot 95, 104
Folliot (de) 113, 114
Foucher 102
François 44
Fresne (de) 87
Frollet 61
Furet 55




-G-
Gardin 88
Gautier 87, 88, 89
Germain 87
Gigault 113, 115, 129
Gillette 85
Girard 66, 111
Glasdal 47
Gonnivière (de la) 87
Gosselin 94, 127
Gouey (de) 51
Gourfaleur (de) 79
Gourné (de) 84
Grimouville (de) 38, 45
Grip 112, 113, 130
Griselaine-Carbonnel 114
Groult 107, 109, 110, 113, 127
Guéroult 59
Guesclin (du) 33, 35, 135
Guillebert 79, 91
Guillemette 91



-H-
Hais 136
Hallot 77, 78
Hamel 129, 130
Harcourt (d') 71
Harpelay 44
Haye (de la) 31, 115
Hébert 129
Hecquet (du) 114
Henry 69, 83
Hérouard 91
Herouet 127
Hétehou (de) 34
Hommet (du) 31, 32, 38, 47, 135
Howel 42
Hubert 130



-J-
Jean 71
Jehenne 77
Josset 44
Joubert 33
Jouenne 74
Jullien 76



-L-
Laillier (de) 128
La Néel 111, 130
Langeard 72
Langle (de) 139
Langlois 94
La Rose 64, 65
Lastelle (de) 44
Lauberie (de) 84
Launey 128
Le Bedel 97
Le Bourg 51
Le Bouteillier 34
Le Breton 110
Le Canu 61
Le Cardronnel 83
Le Carpentier 52, 64, 138
Le Cauf 113
Le Chien 36
Le Clerc 91, 140
Le Conte 60, 61, 65, 78, 79, 108
Le Coq 64, 69, 113, 115
Le Courtois 129, 130
Lécuyer 85, 87
Le Duc 55, 101, 102, 140
Le Fêvre 37, 80, 113
Le Filleur 104
Le Flament 35
Le François 101
Le Grand 83, 88, 91, 92, 104
Le Gros 99
Le Guelinel 82, 85, 87, 88, 99
Le Jay 58, 59, 107, 138
Le Jollis 70, 72
Le Lorier 86
Le Marchant 34
Le Mennicier 17, 58, 82, 83, 99, 107
Le Merre 130
Le Monnier 80, 102
Le Mouton 17, 66
Lempérière (de) 44, 87, 88, 89, 110, 127
Le Nepveu 131
Le Nerroys 35
Le Nesley 51
Lenfant 37, 69
Le Noir 32, 44
Léonard 83, 84, 101
Le Paisant 73
Le Pégot 17, 67
Le Peinteur 17, 57, 83
Le Petit 78
Le Picard 103
Le Planois 129
Le Poupet 111, 113, 128, 129, 130
Le Prévost 74
Lequertier 111
Le Reculey 97
Le Rosty 73
Le Rouge 108
Le Roux 112, 113, 130
Le Roy 59, 64, 66, 67, 85, 100, 102, 108, 140
Le Sauvage 113
Lescalier 85
Le Sueur 111, 128
Le Terrier 80
Le Tuilier 84
Lohier 85
Longuet 86
Loquet 95
Loré 37
Lours 136
Lucas 111, 113, 128, 129, 130, 131



-M-
Maheux 85
Mahieu 70
Malenfant 39
Mare (de la) 33
Marion 104
Martin 44, 109
Martine 72, 78
Mauger 129
Mauny (de) 31
Méautis (de) 35
Méhérenc (de) 62
Merle (du) 34
Merlet 17, 99, 101
Meslin 126
Mesnil (du) 65, 85, 87
Meurdrac (de) 99
Michel 38, 73, 111
Mignot 59, 61, 84, 140
Moisson 100
Moitié 102
Moncel (du) 113
Mons (de) 37, 47
Montenay (de) 52
Montfiquet (de) 65, 67
Moureton 44
Moustier (du) 108, 109
Moustiers (des) 34
Muldrac 19, 34, 71, 74
Myffant 17, 60




-N-
Néel 44, 50, 114
Nicole 34
Noz (des) 139





-O-
Oissy (d') 44
Orglandes (d') 37
Osbert 45, 46, 71
Osouf 129
Ozanne 83




-P-
Palme (de) 67
Paris 77, 80, 103
Parker 44
Paynel 37
Pellevé 51
Pigache 131
Pillet 44
Piquod 110, 113, 128, 129, 130, 131, 143
Pirou (de) 29, 31, 38
Pismond 85, 103, 140
Planchon 64
Poirier 129
Poisson 44, 76, 129
Potier 61
Poulet 44
Poullette 55
Praël (du) 113
Prey (du) 113, 115, 129




-Q-
Quesnel 94






-R-
Ragnier 46
Rault 100
Regnault 44, 56
Renouf 65, 78, 129, 132
Requier 50
Richier 71
Rigault 94
Risbey 51
Rivière (de la) 136
Robessart (de) 39
Rondel 77, 78
Roquier 131
Rouxelin 72
Ruallem 113
Ruault 58
Rue (de la) 69




-S-
Saint 65, 76
Saint-Germain (de) 35
Saint-Hilaire (de) 35
Saint-Nazaire (de) 32
Saint-Simon (de) 113
Sauvage 44
Scarron 77
Segoniz 34
Senechars (de) 31
Servelle 73
Sevestre 72
Silly (de) 31
Simon 39, 86, 113, 116
Surget 57





-T-
Tahot 99
Tassin 128
Tesson 35
Thère (de) 31
Thibault 77, 78
Thiébot 92
Thieuville (de) 99, 101
Thomas 60
Thouroude 94
Tilly (de) 37, 111
Tostain 55, 86
Touraine 110, 111, 127, 129
Tournemine (de) 52
Tourtel 45
Toustain 83




-V-
Varennes (de) 136
Vaultier 61, 65, 69, 91, 92, 97
Vauquelin 44
Vauville (de) 99
Verdun (de) 36
Villiers (de) 52
Voydie 17, 64, 88, 91, 92, 95, 102, 103, 104



-Y-
Yver 73

Espace
Espace