16 - Descendants du dernier Sieur de la Vieille-Court : Les sieurs de la Chesnee et de Morfleur

9b) Léonor

Ecuyer, sieur de la Chesnée, demeurant au Mesnil-Angot. Second fils de Nicolas de Fortescu et de demoiselle Madeleine Le Mennicier (cf. Chamillart, qui le fait naître en 1625). Selon la tradition familiale, il aurait voyagé en Angleterre, dans sa jeunesse (300). Il épousa demoiselle Marie Merlet (301), en 1661. Née vers 1642, elle fut inhumée le 5 septembre 1726, dans la nef de l'église du Mesnil-Angot, vis-à-vis de l'autel de la Ste-Vierge. De leur union sont issus de nombreux enfants, tous nés au Mesnil-Angot :

- André, né vers 1662 (suivra en 10b).
- Marie, marraine en 1679, de son frère Mathieu. Elle épousa le 30 juillet 1699 (au Mesnil-Angot), Me Thomas Le Gros, bourgeois de Carentan, fils de feu Me Michel Le Gros, sieur de la Rivière et de honnête femme Marie Tahot, bourgeois de Carentan.
- Jacqueline, née le 28 décembre 1669, baptisée le 2 janvier 1670. Nommée par Jacqueline Le Guelinel et Michel de Fortescu, son époux. Inhumée le 29 avril 1678, dans l'église, proche l'autel Notre-Dame, du côté de l'Evangile.
- Pierre Augustin, né le 15 février 1671, baptisé le 27. Nommé par Pierre de Vauville, diacre, et Jeanne de Vauville, femme de Monsieur de Meurdrac.
- Marie, baptisée le 25 février 1672. Nommée par Marie, fille de Michel de Fortescu, et Me Nicolas Birée, curé de Graignes. Inhumée le 19 mars 1672, dans l'église.
- Charles, né vers 1673. Inhumé le 4 juillet 1681, devant l'autel.
- Jeanne Thérèse, baptisée le 9 janvier 1676. Nommée par Madame de Meurdrac et Alexandre de Thieuville, écuyer, son fils aîné. Inhumée le 25 avril 1680, dans l'église.
- Antoine, né le 26 janvier 1678, baptisé le 19 février. Nommé par Antoine de Thieuville, écuyer, et Marie de Fortescu. Inhumé le 13 mars 1683, devant l'autel Notre-Dame.
- Mathieu, né le 21 septembre 1679, baptisé le 2 octobre. Nommé par Mathieu Angot, curé du Mesnil-Angot, et Marie de Fortescu, fille dudit Léonor. Mathieu de Fortescu était écuyer, sieur de Morfleur, en 1701. Il mourut sans doute célibataire (François, son frère cadet, reprenait le titre en 1720).
- Anne Marie, baptisée le 6 avril 1683. Nommée par Adrien Rault, prêtre de Graignes, et Anne de Bray, femme de Monsieur du Campgrain (Le Roy). Elle épousa sans doute Me Charles Drieu, laboureur, demeurant au village de l'Ecluse à Montmartin-en-Graignes (302). Ce Charles Drieu mourut en 1745. Ses meubles furent estimés à 897 livres (303).
- François, baptisé le 30 décembre 1686. Nommé par Me François Moisson, écuyer, sieur de Précorbin, sousdiacre, et Françoise de Fortescu (suivra en 10c).

Le neveu de Léonor de Fortescu, Pierre Cauvin, fils de Antoine Cauvin et de demoiselle Gabrielle de Fortescu, qui était en pension chez lui, fut inhumé le 20 août 1677 (304).
Il était mentionné au Mesnil-Angot, dans une liste des nobles de l'élection de St-Lô, datée de la fin du XVIIe siècle (305).
Léonor mourut sans doute avant 1701 (306).

 


10b) André

Fils aîné du sieur de la Chesnée. Ecuyer, sieur de la Métairie en 1683. Il embrassa la carrière ecclésiastique. Diacre en 1694, puis prêtre en 1698, il fut peu de temps desservant de la paroisse de Graignes (307).
En 1691, il s'opposa au mariage de Marie de Fortescu, fille Michel (sa cousine germaine), avec René Allix, sieur de la Vallée, de la paroisse de St-Jean-de-Daye (308).
Il mourut de maladie et fut inhumé le 11 avril 1720, dans le choeur de l'église du Mesnil-Angot.

 


10c) François

Ecuyer, sieur de Morfleur. Il épousa le 13 février 1720, au Mesnil-Angot, demoiselle Marie Jeanne de Chédeville, demeurant à Notre-Dame de la Poterie, à côté du couvent des Bénédictines, où elle était pensionnaire. Née vers 1697, fille de feu Michel de Chédeville et de Françoise Le François, de la paroisse de St-Jean-de-Bayeux. Elle fut inhumée le 5 juillet 1757, dans la nef de l'église du Mesnil-Angot. De ce mariage sont issus plusieurs enfants, tous nés au Mesnil-Angot :

- Jean François, né le 8 mai 1721, baptisé le 6 octobre ! Nommé par Jean Alexandre de la Couldre, écuyer, sieur de la Bretonnière, et Marie Merlet (suivra en 11c).
- Charles Antoine, baptisé le 20 octobre 1722. Nommé par Charles Louis de Thieuville, écuyer, seigneur de Groucy, et Anne de Thieuville, sa fille, de la paroisse de Graignes. Inhumé le 12 novembre 1722, près de l'autel de la Vierge.
- Marc François, baptisé le 27 avril 1724. Nommé par Me Gilles Angot, curé du Mesnil-Angot, et demoiselle Marie Léonard.
- Louis Léonor, baptisé le 17 décembre 1726. Nommé par Louis Armand Le Duc, sieur de la Ducquerie, et demoiselle Anne Catherine de Thieuville. Inhumé le 16 février 1727, près de l'autel de la Vierge.
- une petite fille, née vers 1727, inhumée près de l'autel de la Vierge, le 28 janvier 1731.

François de Fortescu passa un contrat de constitution de rente de 25 livres, au profit de Charles Drieu, son beau-frère; contrat passé devant les tabellions du Hommet (détruit), le 12 juillet 1726 (309).
Il mourut le 20 janvier 1739 et fut inhumé le 21 dans la nef de l'église du Mesnil-Angot, proche l'autel de la Ste-Vierge.




11c) Jean François

Ecuyer, sieur de Morfleur. Le 6 juin 1752, Il épousa au Mesnil-Angot, Marie Le Monnier, veuve de André Angot (310). Née vers 1720, fille de feu Jacques Le Monnier et d'Elizabeth Le Duc, de la paroisse du Mesnil-Durand. Dont, au Mesnil-Angot :

- Georges François, né et baptisé le 23 avril 1753. Nommé par François de Fortescu, écuyer, sieur de Langlet, et Jeanne de Chédeville (suivra en 12c).
- Françoise Marie (Jeanne) Catherine, née fin 1756. Nommée par Catherine Bernard, de la paroisse de St-Jean-de-Daye, et messire Jean Le Roy, écuyer, de la paroisse du Mesnil-Angot. Elle fut inhumée le 25 avril 1758, dans la nef de l'église du Mesnil-Angot.
- Jean Maiçant Auguste Scipion, né le 13 juillet 1760, baptisé le 14. Nommé par messire Maiçant Auguste Scipion (Le Roy) de Daye, et Catherine (Le Roy) de Daye, sa soeur. Décédé le 21 avril 1764, il fut inhumé le 22, dans la nef de l'église.

Marie Anne "Pouchin" mourut le 2 janvier 1772 et fut inhumée le 3 dans l'église du Mesnil-Angot. A peine sept mois plus tard, Jean François de Fortescu épousait en secondes noces, Gillette Foucher (311), fille de feu Thomas Foucher et de Marie Dubosq, de la paroisse de Gourfaleur. Le contrat de mariage fut passé devant les notaires de Carentan, le 24 juillet 1772 (312). La future apportait une dot estimée à 500 livres, dont 150 livres en argent. De cette union sont issus, au Mesnil-Angot :

- Marie Louise Françoise, née le 3 octobre 1773, baptisée le 4. Nommée par Marie Delamaison et Louis Jean François Delamaison, son frère.
- Jean Baptiste Honoré, né le 7 décembre 1775, baptisé le 8. Nommé par Jean Baptiste Foucher, de la paroisse de la Chapelle-Enjuger, et Marguerite Divrande, veuve de Henri Moitié, de la paroisse de St-Lô.
- Justin François, né et baptisé le 13 avril 1779. Nommé par Jean François de Fortécu, écuyer, et Anne Voydie, sa femme. Décédé le 8 mars 1783 et inhumé le 9 dans le cimetière.


Le 6 mai 1744, Me Charles Drieu consentait à Jean François de Fortescu, l'extinction et l'amortissement de 60 livres de rente, faisant la dot de Marie de Fortescu, épouse dudit Charles Drieu. Le même jour, Jean François vendait 60 livres de rente foncière à Me Antoine Le Picard, de la paroisse de Montmartin-en-Graignes (313). Ces 60 livres de rente foncière venaient de 85 livres qu'il avait à prendre au jour de Noël de chaque année, sur Antoine Pymond, de la paroisse du Mesnil-Angot, à cause d'une fieffe de fonds sis au Mesnil-Angot, relevant de la sieurie de Daye (par contrat passé devant le notaire pour le siège de la Meauffe, en date du 18 novembre 1741) (314). La vente fut faite moyennant le prix de 1200 livres. Cette somme servit à l'extinction et l'amortissement de la dot de Marie de Fortescu.

C'est peut-être lui qui était en procès en 1750, en compagnie de Nicolas Voydie, au sujet des dîmes de la paroisse du Mesnil-Véneron (315).

Le 19 juin 1767 (316), Jean François de Fortescu vendait une maison à Jean Paris, batelier, de la paroisse du Mesnil-Angot : "maison à usage de salle et sellier de fonds en comble, dont les planchers sont en ruine, un morseau de terre en jardin potager, au bout de lad[ite] maison du costé du couchant et trois champs de terre plantés en pommiers, devant lad[ite] maison" . Cette maison, située au village de Morfleur, était mouvante de la seigneurie de Langlet, sous le fief de Morfleur.

Jean François de Fortescu mourut le 17 février 1785 et fut inhumé le 18 dans le cimetière du Mesnil-Angot : "Messire Jean François de Fortécu, écuyer, sieur de Morfleur, décédé d'hier, en sa maison à Morfleur, à l'âge de 66 ans".




12c) Georges François

Fils dudit Jean François de Fortescu (317). Ecuyer, sieur de Morfleur. Il épousa Geneviève Voydie, de la paroisse de Graignes, dont :

- Geneviève Anne Françoise, née et baptisée le 13 février 1775, à Graignes. Nommée par Jean François Defortescu, écuyer, sieur de Langlet, et Anne Voydie, son épouse.
- Michel Georges François, né le 1er mai 1778, baptisé le 2, à Graignes. Nommé par Michel Voydie, laboureur, et Françoise de Fortescu, son épouse.
- Louis Charles, né et baptisé le 6 juillet 1782 à Graignes. Nommé par Me Louis Caruel, curé de Graignes, et Louise Caruel, sa nièce. Louis Charles de Fortescu épousa Françoise Marion, fille de feu Jean François Marion et de Jeanne Le Filleur, de la paroisse du Mesnil-Véneron. L'acte du mariage fut passé le 26 juillet 1814, au Mesnil-Véneron.
- Louise Catherine, née le 31 décembre 1786, baptisée le 1er janvier 1787 au Mesnil-Véneron. Nommée par Catherine Voydie, sa tante, et Louis Le Grand, oncle de la marraine.
- Georges (François) , né et baptisé le 4 juillet 1790, à Graignes. Nommé par Me Thomas Folliot, fils Jacques, et Jeanne Françoise Folliot, sa soeur. En 1810, il partit faire son service militaire. Il n'est jamais revenu en Normandie. Il semblerait qu'il soit parti en Angleterre (318) :

"Au très honorable Lord de Fortescu.
Comme notaire de la famille de Fortescu, j'ai l'honneur d'exposer au très honorable Lord de Fortescu, ce qui suit.
Georges de Fortescu, né à Graignes, canton de St Jean de Daye, le 4 juillet 1790, fils de Georges François de Fortescu, ecuyer, est parti de Graignes à l'âge de 20 ans pour le service militaire.
C'était au moment des guerres du premier empire. Depuis cette époque sa famille très inquiète n'avait pas reçu de ses nouvelles, lorsque l'année dernière une personne étrangère est venue prendre des renseignements sur la famille de Fortescu, et a révélé le décès à Londres d'un de Fortescu que l'on supposait être né en Normandie.
Cette révélation a nécessairement fait supposer que ce de Fortescu pourrait bien être Georges.

Ce qui ajoute au raisonnement de cette supposition, c'est que comme je l'ai déjà dit, Georges de Fortescu faisait son service lors du passage de l'Empereur Napoléon premier en Angleterre. Si Georges de Fortescu n'est pas mort, sa famille serait excessivement heureuse de connaître son existence et de pouvoir se rappeler à ses souvenirs.
Si, au contraire, il est décédé, il est important pour elle de savoir à quoi s'en tenir sur sa succession.
J'ai pensé, très honorable Lord, que par vos hautes et importantes fonctions, vous pourriez rendre un éminent service à la famille de Fortescu en lui faisant découvrir à Londres Georges de Fortescu, ou en lui faisant connaître sa succession dans le cas de décès.

Je m'adresse à vous avec d'autant plus de confiance, que la famille de Fortescu est l'une des plus nobles et des plus anciennes de la Normandie; je dirai même que vos ancêtres doivent être nés en cette province qu'ils ont dû quitter lors de la conquête de l'Angleterre par Guillaume Le Conquérant (vers l'an 1060).


J'ajouterai que l'an dernier aussi, l'un de vos régisseurs est venu dans notre pays pour rechercher si la famille de Fortescu était bien la vôtre, il dit que si cette famille avait besoin de vos services, vous vous empresseriez de les leur rendre. (...) Courois Notaire à St-Jean-de-Daye" (319).

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