Sommaire

LISTE DES SOURCES ET REFERENCES

Important : certaines informations figurant dans ces documents se sont avérées être erronées. Ces derniers sont ici juste reproduits dans leur état d'origine et donc pas forcément corrigés. Pour être certain de l'exactitude des renseignements concernant la famille de fortescu, il est conseillé de consulter le travail de Jean-Luc Thouroude.


REF 006 - Histoire Généalogique et Héraldique des Pairs de France - Maison des Moges ( par Mr. de Courcelles )
REF 007 - Dictionnaire des Familles Françaises Anciennes et Notables à la fin du xix° siècle ( Par G. Chaix d'Est-Ange )
REF 008 - Azincourt Princes, Seigneurs et Chevaliers Français Tués à la Bataille d'Azincourt en 1415 (Par René de Belleval, 1865.)
REF 009 - Grand Armorial de France (Par Henri Jougla de Morenas)
REF 010 - Dictionnaire de la Noblesse - Famille Fortescu ( Par François Aubert de la Chesnaye des Bois )
REF 011 - Dictionnaire de la Noblesse - de Cramezel (Par François Aubert de la Chesnaye des Bois)
REF 012 - Nobiliaire de Normandie - de Fortescu sous la direction de E. de Magny.
REF 013 - Recherche de la Noblesse - de Fortescu ( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)
REF 014 - Recherche de la Noblesse - Beaugendre ( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)
REF 015 - Recherche de la Noblesse - des Faveries ( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)
REF 016 - Recherche de la Noblesse - Lamperière ( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)
REF 017 - Mélanges sur diverses familles - le Guelinel ( par Rémy Villand )
REF 018 - Les Plus Anciennes Familles du Monde - Famille Fortescue (par J.H. de Randeck)
REF 019 - Dans Généalogie de la Famille Le Lubois - Alliance de Fortécu-Dubois (par l'Abbé G.A. Simon)
REF 020 - FEUILLE D'AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DE LA MANCHE - Concerne Joseph-Antoine de Fortecu
REF 021 - SEMAINE RELIGIEUSE DE COUTANCES ET AVRANCHES - Concerne Gaston-Edouard de FORTESCU
REF 022 - emaine Religieuse du diocèse de coutances et avranches - Concerne la veuve de Gaston-Edouard de FORTESCU
REF 023 - Messire Michel Bastard du Guesclin - Concerne Jehan Fortescu ( par Lepingard )
REF 024 - CHARTRIER DE FONTENAY - Concerne Jeannette de Fort-Ecu ( par Le Comte de PONTGIBAUD ).
REF 025 - SOCIETE d'Agriculture, d'Archéologie et d'Histoire Naturelle DU DEPARTEMENT DE LA MANCHE - Famille SAINT / Judith de Fortescu
REF 026 - La FAMILLE de CUSSY - Concerne Françoise-Jehanne de Fortescu ( par Remy VILLAND )
REF 027 - Famille Normandes ayant Persisté (chercher titre exact) - Famille de Fortescu
REF 028 - Les de MONS - Concerne Jehan Fortescu ( par Rodolphe de MONS )
REF 029 - La Recherche de Jean Le Venart - Concerne Nicolas Fortescu
REF 030 - LE CANTON DE BARNEVILLE CARTERET - famille du Hamel / Anne-Marie-Louise-Jacqueline de Fortescu ( par Jean Barros )
REF 031 - HISTOIRE de la VILLE DE CARENTAN ET DE SES NOTABLES - Famille Fortescu ( PAR M. DE PONTAUMONT )
REF 032 - H I S T O I R E DU CHATEAU ET DES SIRES De SAINT-SAUVEUR-LE-VICOMTE. - Famille aux Epaules
REF 033 - Revue Généalogique Normande - Famille FORTESCU Question n° I-175 de Jean-Luc THOUROUDE
REF 034 - Revue Généalogique Normande - Patronyme MICHEL / Jeanne de Fortescu
REF 035 - Revue Généalogique Normande - patronyme DU BOSC
REF 036 - Revue Généalogique Normande - patronyme HAMEL / Suzanne Fortecu
REF 038 - Revue Généalogique Normande - la famille AUX EPAULES ( par Emile d'AGON de LACONTRIE )
REF 039 - Revue Généalogique Normande - famille de GOURMONT - branche des BEAUGENDRE
REF 040 - AVEUX DU COTENTIN SOUS LES ROIS CHARLES V ET CHARLES VI - Concerne Jehan Fortescu ( Par J. Durand de Saint-Front )
REF 041 - LES GENS D'ICI - familles AUX EPAULES / FORTESCU ( par Gilles Perrault )
REF 042 - Famille de Grimouville 
REF 043 - Le Site Du BLASON - lettre F ------ http://www..........................
REF 044 - Sainte-Marie-du-Mont - Notes historiques et archéologiques
REF 045 - Etude de M.E. Lepingard (1894)
REF 046 - Recherches de jean-Luc Thouroude
REF 047 - Recherches de Lord Clermont

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REF 001 Minute de Maître Dubled. - famille de fortescu


REF001

REF 002 Note de l'Abbé Bernard. - famille de fortescu

ref002_1ref002_2

REF 003 Certificat de Travail de Jean-Yves de Fortescu

ref003

REF 004 Lettre de Joseph-Auguste Defortescu

REF004.1

REF004.2

REF 005 Livret de Famille de Joseph-Auguste de fortescu

REF005.1
REF005.2
REF005.3
REF005.4
REF005.5
REF005.6

REF 006 Histoire Généalogique et Héraldique des Pairs de France - Maison des Moges ( par Mr. de Courcelles )

Histoire Généalogique et Héraldique
des
Pairs de France
( par Mr. de Courcelles )

 
 
Maison des Moges, Tome IV, page 3.
... " Maison des Moges, ancienne chevalerie province de Bretagne venue s'établir en Normandie par suite des troubles politiques et guerres civiles, à la moitié du xiv° siècle.
Jean de Moges Sgr de Savenay fit divers acquisitions de biens-fonds de Richard Vaguel,
Henri Fortescu, (HR2) Jean Roussel et Jean Louvel, par contrats des 16 octobre et 16 janvier 1392, 30 mars 1400 et 1er mai 1415. " ...
 
(Bibliothèque Nationale, Salle des Manuscrits)

Maison de Brydges (ou de Bruges) , Tome VII, page 18.
- Sir Antoine BRYDGES, premier du nom, écuyer, 3ème fils de Sir Jean BRYDGES de Coberley, 2ème du nom, 1er baron Chandos de Sudley, et d’Elisaberth Grey de Wilton (Im-Hoff, tab CXXIV), épousa Catherine FORTESCUE (1) , fille de Henri FORTESCUE, de Falkburn-Hall, au Comté d’Essex, d’une branche de l’ancienne et illustre maison de FORTESCUE, l’une des plus considérables de cette époque (2). De ce mariage sont issus :

  • Robert BRYDGES
  • Elisabeth BRYDEGES
  • Catherine BRYDGES

(1) FORTESCUE : d’argent à la bande écotée de sable, accostée de 2 filets du même émail ;
(2) De cette maison était le célèbre Lord-Chef de justice d’Angleterre, Jean FORTESCUE, créé chancelier de la couronne en 1451, auteur du livre intitulé : « De laudibus legum angliae ». Les Fortescue étaient alliés à la famille d’Anne de Bouleine, mère de la reine Elisabeth.


REF 007 Dictionnaire des Familles Françaises Anciennes et Notables à la fin du xix° siècle ( Par G. Chaix d'Est-Ange )

Dictionnaire
des Familles Françaises
Anciennes et Notables
à la fin du xix° siècle
( Par G. Chaix d'Est-Ange )

 

Tome x

 
Fortescu...

...(de), en Normandie. Armes : d'Argent à trois bandes d'Azur (alias de gueules).-
Alias : d'Azur à trois bandes d'Argent.

 
Jean Fortescu (JE1?) servit en qualité d'écuyer dans les guerres de son temps, en 1379; il est nommé dans l'échiquier de Normandie de 1388 et 1392.
Guillaume Fortescu (GU1) périt en 1415 à la bataille d'Azincourt.
Tristan Fortescu (TR1), du Mesnil-Angot, et Richard Fortescu (RI1), de Sainte-Marie du Mont, furent du nombre des gentilshommes de l'élection de Carentan qui firent reconnaitre leur noblesse lors de la grande recherche de Montfaut, en 1463. La famille de Fortescu perdit dans la suite sa noblesse par suite de dérogeance et dut se faire accorder des lettres de réhabilitation.
Michel de Fortescu (MI2), marié en 1653 à Jacqueline le Quesne (le Guelinel), ses frères
Léonor de Fortescu (LN1), marié en 1661 à Maria Merlet, et
Tanneguy de Fortescu (TN1), marié en 1661 à Marie du Ruel, et leur cousin germain,
Jean de Fortescu (JE7), sieur de Launay, en la paroisse du Mesnil-Angot, tous arrière-petit-fils de
Nicolas de Fortescu (NC2), marié en 1563 à Catherine Cadot, n'en furent pas moins maintenus dans leur noblesse, lors de la recherche de 1666, par jugement de Chamillard et intendant de Caen, comme issus d'une vieille race déja maintenue noble par Montfaut en 1463.
Leurs cousins, Jacques (JQ6) et Marc Antoine de Fortescu (MC1), marié en 1581 à Jeanne Clerel (faux : mariée à JQ4), et arrière-petits-fils de Richard de Fortescu (RI4) furent maintenus dans les mêmes conditions par jugement du même magistrat.
 
Léonor de Fortescu (LN1)
, écuyer, sieur de la Chesnaye, Charles de Fortescu (CH2), écuyer, Sgr de Langle, et Jacques-Pascal de Fortescu (JQ11?), écuyer, Sieur du Taillis, eurent leur blason enregistré à l'armorial général de 1696 (registres de Saint-LÔ et de Valognes).
 
Paul de Fortescu (PL1), pris part en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Saint-LÔ.
M.Constant de Fortescu (CB1), est décédé à Bayeux le 9 Avril 1907 à l'age de 39 ans.
Principales alliances : Cadot, Clérel (de Tocqueville), de Beaugendre (REF 014-/-REF 039) des Faveries (REF 015)1597, de Paul (?), etc.
 
Une famille de Fortescue occupe un rang brillant dans la noblesse anglaise. Elle revendique pour auteur Richard le Fort, gentil'homme normand, qui fut un des compagnons de Guillaume le Conquérant et qui lui sauva la vie à la bataille d'Hastings.
Sir John Fortescue, Chevalier (knight), fut nommé en 1442 grand maitre (lord chief) de la justice d'Angleterre; il fut un des plus célèbres légistes de son temps; sa descendance est représentée de nos jours par plusieurs branches.
Le chef de la branche ainée, Sir Hugh Fortescue, fut appelé à la chambre des lords le 16 mars 1721, sous le titre de Baron de Clinton, comme successeur de sa grand-mère, la comtesse de Lincoln; il fut encore créé en 1746 Baron de Fortescue et Comte de Lincoln. Il mourut sans postèrité en 1751 et eut pour successeur son frère consanguin, Mathieu, 2ème Baron de Fortescue, décédé en 1785.
Le Fils de celui-ci, Hughes, 3ème Baron de Fortescue, marié en 1782 à Esther Gréville, soeur du Marquis de Buckingham, décédé en 1841, reçut en 1789 les titres de Vicomte Ebrington et de Comte (earl) Fortescue. Il fut père d'Hughes, Comte Fortescue, né en 1783, Vice-Roi d'Irlande, grand intendant de la couronne, décédé en 1861, dont la descendance subsiste avec distinction.
 
(Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, le 29 mai 1990).

REF 008 Azincourt Princes, Seigneurs et Chevaliers Français Tués à la Bataille d'Azincourt en 1415 (Par René de Belleval, 1865.)

AZINCOURT
PRINCES, SEIGNEURS ET CHEVALIERS FRANçAIS TUÉS À LA BATAILLE D'AZINCOURT EN 1415
( PAR RENÉ DE BELLEVAL, 1865 )

 
 
Fortescu (Guillaume) - (p125).
Guillaume Fortescu (GU1), écuyer, fils et héritier de Jean Fortescu ( JE1), écuyer, Capitaine du Pont d'Ouve, donna Quittance le 02 Février 1403 et le 06 juin 1404, de certaines sommes que l'on devait encore à son père pour les gages de son emploi.
Sceau : écu à 3 bandes; supports : 2 lions; cimier : une tête de lion dans un vol (1).
(1) : Dossier original au Cabinet des titres, (cf manuscrits
REF 112 et REF 113).
 
Il fit montre avec douze écuyers de sa compagnie à Valognes le 25 juillet 1415 (2).
(2) : Titres scellés de Clairambault, t.48.(cf manuscrit
REF 143).
 
-- Famille Normande connue depuis Robert le Fort, surnommé " Fort - escu " compagnon de Guillaume de Normandie en 1066. Les Comtes Fortescue, pairs d'Angleterre, ont une origine commune avec ceux de Normandie et reconnaissent pour leur auteur Adam Fortescu qui reçu du Conquérant des terres en Angleterre; (3).
(3) : Burke's Peerage and Baretonage.
 
-- Armes : d'Argent à 3 bandes d'Azur.
 
 
(Bibliothèque Mazarine, le 07 mai 1990).

REF 009 Grand Armorial de France (Par Henri Jougla de Morenas)

Grand Armorial de France
(Par Henri Jougla de Morenas)
 

 

Catalogue Général
des Armoiries des Familles Nobles de France
(tome iv)
Comprenant les blasons des familles
ayant possedé des charges dans le royaume
et de celles ayant fait enregistrer leurs armoiries en 1696.

 
 
de Fortescu
15864 - ( Normandie maintenu noble en 1463 et 1666; comparant à Saint-Lô en 1789).
 

- D'az. à 3 bandes ( alias barres ) d'argt;
Alias d'argt. à 3 bandes d'az. (Alias de gue.)

 
( Armorial Général, Normandie 2.)
 
(Bibliothèque Mazarine, le 07 mai 1990).

REF 010 Dictionnaire de la Noblesse - Famille Fortescu ( Par François Aubert de la Chesnaye des Bois )

Dictionnaire
de la
Noblesse
( tome iv DOU-GAR, p374-375 )
 
( Par François Aubert de la Chesnaye des Bois )

 
 
Fortescu : La Roque parle de cette famille de Normandie, élection de Valognes, dans son "Traité des Noms" , et dans son "Histoire de la Maison d'Harcourt", p1023, 1247, 1443, et tom. iii, parmi les preuves, p766.
 
Jean Fortescu (JE1) est nommé dans l'échiquier de Normandie de 1388 et 1392. La "chronique" d'Enguerrand de Montrelet fait mention de Guillaume Fortescu (GU1), tué à la bataille d'Azincourt en 1415.
Tristan Fortescu (TR1), écuyer, vivait en 1460. Mais Antoine de Fortescu (AT1), dont les pères avoient dérogés, fut obligé de prendre des lettres de rétablissement dans le nom et les armes de son ancienne extraction, qui sont: " d'Argent, à trois bandes d'Azur ".
 
 
(Bibliothèque Mazarine, le 07 mai 1990).

REF 011 Dictionnaire de la Noblesse - de Cramezel (Par François Aubert de la Chesnaye des Bois)

Dictionnaire
de la
Noblesse
(tome 3 CHA-DOU, p435)
 
(Par François Aubert de la Chesnaye des Bois)

 
Cramezel (de): Ancienne maison de Bretagne, seule du nom, originaire d'Angleterre; le 1er connu est :
Philippe de Cramezel qui fut fait, en considération de ses services militaires, Général d'armée par Edouard 1er. Il épousa Jeanne de Boulen (Boleyn ??), d'une famille de laquelle est venue, par degrés , la mère d'Elisabeth, reine d'Angleterre. De ce Mariage vint :
Philippe Emmanuel de Cramezel, né en 1226, marié en 1244, à Louise de Fortescu (LS1), d'une maison trés ancienne et qui a donné des chanceliers d'Angleterre. Il en eut :
Emmanuel Philippe de Cramezel, né en 1278, Gentilhomme d'honneur de Philippe de Valois, Roi de France, qui se distingua à la bataille de Mons en Puelle, et fut fait Chevalier de l'Ordre de l'Etoile.
 
( Suite généalogie des Cramezel en pages 436, 437 et 438 du dictionnaire).
(Bibliothèque Mazarine, le 07 mai 1990)

REF 012 Nobiliaire de Normandie - de Fortescu sous la direction de E. de Magny.

Nobiliaire de Normandie
Publié par une Societé de Généalogie
avec le concours des principales familles de la province
sous la direction de E. de Magny.
( 2 tomes et 3 parties a, b, c ).

 

Gentilhommes Normands. (a) p66

Fortescu (de) - Election de Valogne : " d'Azur, à trois bandes d'argent."blas1a

 

Gentilhommes de Normandie qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux états généraux de 1789. (a) - p155.

Grand Baillage de Cotentin, baillage de St-Lô.
Procés-verbaux de l'assemblée de l'Ordre de la noblesse du Baillage de Cotentin. (mars 1789, archives de la Manche).
 
Paul de Fortescu (PL1).



 

Renseignements généraux sur les familles.(c) p97 :

Ancienne famille de l'élection de Valognes. Maintenue dans sa noblesse. d'ancienne extraction par Montfaut en 1463, et dont une branche existe en Angleterre; elle porte pour armes : " d'Azur, à la bande engrelée d'Argent, coticée d'Or ".blas4a
Les armoiries de la branche normande sont :" d'Argent, à trois bandes d'Azur "blas2a
 



Paul de Fortescu (PL1), a comparu à l'Assemblée de la Noblesse du baillage de Saint-Lö en 1789. (c) p14 :

Les Beaugendre, Aux-Epaules, de Fortescu et Osbert sont les fondateurs nobles de l'église de Sainte-Marie du Mont; leurs armes étaient sculptées sur les angles de la tour de cette église.
 
 
(Bibliothéque Mazarine, avril 1990).

REF 013 Recherche de la Noblesse - de Fortescu ( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)

Recherche de la Noblesse
Faite par ordre du Roi Louis xiv
en 1666 et années suivantes
( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)

 

Généralité de Caen :
Anciens Nobles trouvés dans Montfault en 1463 : ( p 120 )

 
 
Fortescu (de) Portent : d'Argent à trois bandes d 'Azur.blas2a
 

Nicolas (NC2)
François (FR1)
Nicolas (NC3)
François (FR2)
Michel (MI1)
Michel (MI2),
Léonor (LN1),
Tanneguy (TN1)
Jean (JE8)
Jean-Nicolas (JE6)



    
 

 

   
 
 
  

    
    
  
 
 
 
Michel,Léonor et Tanneguy de Fortescu, Ers, frères Sieurs du Lieu, de la Chesnaye, et du Taillis,
Michel demeurant paroisse du Dézert, Sergenterie du Hommet, élection de Carentan, 42 ans;
Léonor,en la paroisse du Mesnil-Angot, Sergenterie du Hommet, 41 ans;
Tanneguy, paroisse d'Alleaume, Sergenterie de Valognes.
 
Jean-Nicolas de Fortescu, Er, Sieur de Beauregard, demeurant paroisse du Mesnil-Angot, 23 ans.
Jean de Fortescu, Er, Sieur de Launay, en ladite paroisse; tous de la R.R. (?)
Nicolas avait épousé Delle Catherine Cadot, en 1563.
François, fils dudit Nicolas, Delle Avoye Le Peinteur, en 1585.
Nicolas fils dudit François, Delle Madeleine Le Mennicier, en 1631.
Michel, fils dudit Nicolas II, Delle Jacqueline le Quesne, en 1653
Léonor,Delle Marie Merlet, en 1661.
Tanneguy, Delle Marie du Ruel, en 1661.
Jean-Nicolas, Delle Anne Myffant.
 
Richard (RI4)
Jacques (JQ4)

Jacques (JQ6)
Marc-Antoine (MC1)
 

 

 

 

 

 

 

Guillaume (GU1-RL1x)

 

  
 

 
Jacques de Fortescu, Er, âgé de 45 ans, paroisse du Plessis-Grimoult, Sergenterie de Saint-Jean-le-Blanc, élection de Vire;
Marc-Antoine de Fortescu, Er, son frère, âgé de 32 ans, paroisse de Mestry, Sergenterie d'Isigny, élection de Bayeux, R.C.A. et R. (?)
Richard avait épousé Delle Martine Nouisdie (?)
Jacques, Delle Jeanne Clérel, en 1581.
Guillaume, Delle Claude le Mouton en 1633.
Marc-Antoine, Delle Suzanne le Pégot (?), en 1664.
 
 
(Bibliothèque Mazarine, le 14 mai 1990).

REF 014 Recherche de la Noblesse - Beaugendre ( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)

Recherche de la Noblesse
Faite par ordre du Roi Louis xiv
en 1666 et années suivantes
( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)

 

Généralité de Caen :
Anciens Nobles trouvés dans Montfault en 1463 : ( p 28 )

 
 
Beaugendre : Portent ; de gueules, à deux chevrons d'argent, accompagnés de trois coquilles d'or, deux en chef et une en pointe.

Charles
Jean (prêtre) François Charles Jacques (prêtre) 
Pierre Richard
Jean Pierre
Jacques François Robert 
Claude-François Robert
 

 
Jacques Beaugendre Ec. Seig. et patron de St Georges de la Rivière, agé de 70 ans, demeurant à Valognes; -
Claude-François Beaugendre Ec. Sieur des Essards, agé de 35 ans;
Robert Beaugendre, Ec; Sieur de Cricqueville, agé de 31 ans, demeurant en la paroisse de Ste-Marie du Mont;
Robert Beaugendre, Ec. Sieur de Lestanville, agé de 59 ans, demeurant en la paroisse de Ste Marie, Sergenterie de Ste Marie, élection de Carentan; de la R.C.A. et R. (?)
 
Charles épousa Dlle Marguerite de Fortescu (MG1).
François, Dlle Marie de Ste Mère l'église, en 1529.
Pierre, fils dudit François, épousa en 1ères noces Dlle Marie le Seigneur, et en 2èmes Dlle Gillette Simon.
Jean, fils dudit Pierre, Dlle Jacqueline d'Auxais en 1585.
Jacques, fils dudit Jean, Dlle Madeleine Caillier (?) en 1621.
Pierre Beaugendre, fils Richard, Dame Françoise Cadot (ou Kadot).
 
(Bibliothèque Mazarine, le 14 mai 1990).

REF 015 Recherche de la Noblesse - des Faveries ( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)

Recherche de la Noblesse
Faite par ordre du Roi Louis xiv
en 1666 et années suivantes
( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)

 

Généralité de Caen :
Anciens Nobles trouvés dans Montfault en 1463 : ( p 370 )

 
Faveries (des) : Portent ; d'azur, à deux chevrons d'or, accompagnés de trois lozanges de même.
 

Jacques
Ursin
Jean
Philippe

 
Philippe des Faveries, Er,Sieur du Bois, demeurant en la paroisse du Mesnil-Aubert, Sergt. de Pierre, élect. de Coutance, 68 ans; R.R.
Ursin épousa Dlle Marguerite de la Halle en 1571.
Jean, Dlle Jeanne de Fortescu (JH2) en 1597.
Philippe, Dlle Anne Ravend, en 1621.
 

François
Guillaume
Josse
François
René

 
René des Faveries, Er, de la paroisse de Quettreville, Sergt. Maufras, élect. de Coutances; R.R.
Guillaume épousa Dlle Jeanne Felice.
Josse, Dlle Martine Couillard, en 1586.
François, Dlle Perrine de Chauffey (?) en 1624.
René, Dlle Marie de Sémallé, en 1658.
 
(Bibliothèque Mazarine, le 14 mai 1990).

REF 016 Recherche de la Noblesse - Lamperière ( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)

Recherche de la Noblesse
Faite par ordre du Roi Louis xiv
en 1666 et années suivantes
( par Messire Guy Chamillard, Intendant.)

 

Généralité de Caen :
Anciens Nobles trouvés dans Montfault en 1463

 
 
Lamperière : Portent ; de gueules, au pot à deux anses d'argent, dans lequel sont deux branches de rosier de Sinople, au bout de chacune une rose d'argent et une au milieu sans queue.
 

Guillaume
Guillaum
Guillaume Jean
Jacques Abraham Jacob Jean
Philippe-Antoine Jacques François

 
Philippe-Antoine Lampérière, Er, paroisse de Gourbesville, Serg. du Pont-Labbé, élect. de Valognes, 40 ans; R.P.R. --Jacques et François frères, demeurant paroisse du Mesnil-du-Val, Serg. du Val-de-Saire, élect. de Valognes, 26 et 26 ans (?); -- Jacob, fils Guillaume, audit Goubesville; -- Jean, fils Jean, en la paroisse de Varreville, Serg. de Ste-Mère-eglise, Elect. de Carentan, 60 ans; - R.R.
 
Guillaume II épousa Dlle Anne Suhard, en 1571, et Dlle Guyonne de Crosville, en 1575.
Abraham, Dlle Marguerite Payen, en 1640.
Philippe-Antoine, Dlle Marguerite Eustache, en 1663.
 
 
(Bibliothèque Mazarine, le 14 mai 1990).

REF 017 Mélanges sur diverses familles - le Guelinel ( par Rémy Villand )

Societé Archéologique de la Manche 
Mélanges sur diverses familles
le Guelinel
du Saint-Lois
( par Remy Villand )

 
 
i . Les Guelinel de Saint Louet-sur-Lozon.
ii . 1. Gervais, époux de Colette Thouroulde + 1595, dont :
1) Gilles qui suit
2) Claude
 
2. Gilles le Guelinel, père de :
1) Nicolas qui suit.
2) Charles, père de Jacqueline le Guelinel ( x Michel de Fortescu (MI2), éc.)
3) Gilles, père de Henri et Suzanne.
3. Nicolas, père de :
4. Jean Sieur de la Vallée, père de :
5. Louis, père de :
6. Nicolas.
 
iii . Quelques Le Guelinel mentionnés dans les registres paroissiaux du Mesnil-Angot :
-- 21 janvier 1768, inhumation dans la nef de l'église, de Demoiselle Marie de Fortescu (MA11), agée de 68 ans, veuve d'Adrien le Guelinel.
 
 
Contact actuel : Mr Etienne Le Guelinel, ingénieur général honoraire d'agronomie, La Chesnonnière, le Mesnil-Hue, 50450 Gavray.
(Bibliothèque Généalogique, cote : 4° B br 3B)

REF 018 Les Plus Anciennes Familles du Monde - Famille Fortescue (par J.H. de Randeck)

Les Plus Anciennes Familles du Monde
( 1400 familles originaires d'Europe, encore existantes )
 
(par J.H. de Randeck)

 
Extrait de l'introduction de l'ouvrage :
" Les premiers grands vasseaux Anglais, dit Pineau dans une thèse pour le doctorat de la faculté de droit de Paris sur la Noblesse Anglaise, 1911, étaient d'anciens " foulons ", des chaudronniers de Coutances, Falaise, ou Bayeux ".
Ils étaient venu avec leur duc Guillaume le Conquérant, et avaient gagné la bataille de hastings en 1066. Or personne ne peut les identifier. Pourtant ils sont devenus les premiers féodaux anglais....
 

P 535-536 Earl Fortescue

Barons Féodaux du Devonshire, où :

I. Sir Richard le Fort, " une personne de grande force et de courage ", fut inféodé par Guillaume le Conquérant dont il porta le bouclier pour le protèger à la bataille de Hastings, 1066. La devise de sa descendance est : Forte Scutum Salus Ducum.
Son fils,
II. Sir Adam, laissa
III. Adam qui eut trois fils, dont deux, Sir Richard et sir Nicolas allèrent en terre sainte avec le Roi Richard 1er pour y combattre le Sultan d'Egypte Saladin. L'ainé,
IV. Sir John, fit la guerre en Angleterre contre les Barons rebels. Son fils,
V. Richard, fut père de
VI. William, allié à Elisabeth Beauchamp, fille du Earl of Warwick and Albemarle, dont il eut deux fils :
VII. a) William, auteur des Fortescue de Winston, Preston et Spridleston;
b) Sir John, combattant à Azincourt et Gouverneur de Meaux. Son 2ème fils,
VIII. Sir John, chevalier, devint Lord Chief Justice ( premier juge ) d'Angleterre en 1442. Il participa à de nombreuses batailles mais il ne choisit pas toujours le parti des vainqueurs. Aussi fut-il relevé de ses fonctions par le nouveau roi Henry et mourut-il retiré à 90 ans. Il laissa deux filles et un fils,
IX. Martin, ancètre de
XVIII. Matthew, 2ème Baron Fortescue, qui eut deux fils,
XIX. a) Le 1er Earl Fortescue, créé le 1er Septembre 1789
b) Le capitaine de marine Matthew, dont postèrité en Grande-Bretagne. La Ligne ainée issue du 1er Earl et de sa femme Lady Hester Grenville, soeur du 1er Marquis de Buckingham, continua avec
XX. a) Le 2d Earl,
b) Georges Matthew dont postèrité.
Le 2ème Earl eut pour fils,
XXI. Le 3ème Earl, dont
XXII. Le 4ème Earl, père de,
XXIII. L'actuel et 6ème Earl, Officier anglais pendant les deux guerres mondiales, dont postèrité masculine. Réside dans le manoir ancestral d'Ebrington.
 
(Bibliothèque Mazarine, le 14 mai 1990).

REF 019 Dans Généalogie de la Famille Le Lubois - Alliance de Fortécu-Dubois (par l'Abbé G.A. Simon)

Dans Généalogie de la Famille
Le Lubois
(par l'Abbé G.A. Simon)
Lisieux 1924

 
 
Page 25 :
... " V. Charles-Nicolas-Joseph Le Lubois de Clinchamp avait épousé, le 20 avril 1714, Louise-Henriette Pennel (4) (alias Panel) fille Pierre Pennel et Jeanne le Mière " ...
 
(4) " Famille encore représentée aujourd'hui (1924) notamment par M. Anthime Panel, propriétaire à St Germain d'Ectot, qui, par sa grand-mère maternelle, Françoise-Véronique de Fortécu-Dubois (FS6 ??), d'une des plus anciennes familles de Normandie...»

REF 020 FEUILLE D'AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DE LA MANCHE - Concerne Joseph-Antoine de Fortecu

FEUILLE D'AFFICHES, ANNONCES ET AVIS DE LA MANCHE

 
Samedi 5 Septembre 1818 N°160

(P1106-1107)

PURGATION DHYPOTHEQUES LEGALES.

 
Par exploit de Folin, huissier audencier, au tribunal civil de l'arrondissement de Saint-lo, du vingt-neuf aoùt mil huit cent dix-huit, registré audit lieu le même jour, droits perçus par Lechartier, copie a été signifiée à monsieur le procureur du Roi dudit tribunal civil de l'arrondissement de saint-Lo, requète de Joseph-Antoine de Fortecu (JO1), écuyer, demeurant et domicilié commune du Dezert, d'un acte à lui delivré par le greffier dudit tribunal civil de l'arrondissement de Saint-Lö, le vingt-deux dudit mois, registré audit lieu le vingt-quatre par Eustace de Denneville, droits perçus, constatant le dépìt dudit greffe, d'une copie collationnée d'un contrat de vente, d'un corps de bâtiment en ruine, à divers usages, un jardin potager, une pièce de terre claire, en herbage, nommée la Pièce, et une pièce de terre labourable, plantée de pommiers, nommée Jardin des Vauderies, le tout se tenant et contenant cent dix ares, assis en la commune du Mesnil-Vénéron, tréage des Vaudries, canton de Saint-Jean-de-Daye, susdit arrondissement, consentie audit de Fortecu, moyennant une rente de vingts-deux livres dix sols tournois et deux mille six cents francs d'argent, par Jean Legrand, artiste peintre, demeurant et domicilié en la ville de Dunkerque, Joseph Legrand, gendarme à cheval, demeurant et domicilié en la ville de Carentan, Philippe-Henry Legrand, jardinier, demeurant et domicilié en la ville de Coutances, et Jeanne Legrand, couturière, demeurant et domiciliée commune du Mesnil-Vénéron, tous enfans de feu Jean Legrand et de feue Louise Gosselin. Icelui contrat passé devant Pimor, notaire à la résidence du Pont-Hébert, susdit canton de Saint-jean-de-Daye, le deux dudit mois d'aoùt, duement registré, pour être la dite copie exposée dans l'auditoire dudit tribunal civil de Saint-Lo, au tableau des affiches, pendant le délai voulu loi, aux fins de purger les hypotèques légales qui pourraient frapper lesdits biens immeubles sus-désignés, conformément à l'article 2194, du code civil, ledit exploit visé par mondit sieur le procureur du Roi ledit jour, et portant déclaration qu'il serait publié par la voie du journal, suivant l'avis du conseil d'état du neuf mai mil huit cent sept, approuvé par le Roi le premier juin suivant.
Adressé pour être inséré dans la feuille d'annonces du chef-lieu du département de la Manche, et déposé par Follin, huissier.

A Saint-Lo, le premier septembre mil huit cent dix-huit.

signé Follin. huissier.

Reçu et enregistré au bureau de ladite feuille, à Saint-Lo, le 1er septembre 1818, n°2.
(Archives départementales de la Manche).

REF 021 SEMAINE RELIGIEUSE DE COUTANCES ET AVRANCHES - Concerne Gaston-Edouard de FORTESCU

74° Année 1938 (n°39)
N° 3.866 29 Septembre
 
 

SEMAINE RELIGIEUSE DE COUTANCES ET AVRANCHES

 
(p614)

NOS CHERS DEFUNTS

 
M.Gaston-Edouard de FORTESCU (GT4), ancien maire du Mesnil-Vénéron, conseiller municipal, chevalier du Mérite Agricole, décédé le 20 septembre, dans sa 78e année. Il portait avec simplicité l'un des plus grands noms de l'Armorial. Au soldat qui l'avait protégé de son bouclier, à la bataille d'Hastings, le duc Guillaume avait traduit d'un mot sa reconnaissance : Forte scutum, fort écu ! Il serait malaisé de trouver plus lointaine et plus noble origine de noblesse. A la simplicité, le regretté défunt apparenté aux familles " Damecour, Duboscq, Lepetit " Joignait encore la bonté et la pratique de sa foi.
 
 
( Archives Départementales de la Manche, Saint-Lö )

REF 022 Semaine Religieuse du diocèse de coutances et avranches - Concerne la veuve de Gaston-Edouard de FORTESCU

89° Année -- N° 4.598 12 Mars 1953. -- N° 11
 

Semaine Religieuse du Diocèse de Coutances et Avranches

 
 
(p152-153)

NOS CHERS DEFUNTS

 
Mme Gaston de FORTESCU (GT4), dont la guerre a éprouvé la vertu, décédée subitement le 7 mars, chez les Soeurs du Sacré-Coeur à Ste-Mère-Eglise. Elle était la veuve de l'ancien maire du Mesnil-Vénéron et portait un nom en grand honneur dans l'armorial. C'est à la bataille d'Hastings que Guillaume le Conquérant remercia son aide de camp en lui disant : Forte scutum, Fort écu ! Plus vieille noblesse n'existe pas chez nous.
 
(Archives Départementales de la Manche, Saint-Lö)

REF 023 Messire Michel Bastard du Guesclin - Concerne Jehan Fortescu ( par Lepingard )

Messire Michel Bastard du Guesclin, Seigneur de Prètot en Cotentin (1379-1390)
( par Lepingard )

dans N.M.D.,t.16, 1898, p127-133.
 
Si du Guesclin, le vaillant connétable de France, n'eut point d'enfants des deux mariages qu'il contracta, du moins laissa-t-il un fils illégitime, Michel Bastard du Guesclin (1), que Moréri cite dans son dictionnaire, et auquel La Chénaye des Bois et Badier, dans leur dictionnaire de la Noblesse, consacrent les lignes suivantes : " Michel du Guesclin servait en Normandie, avec huit écuiers, le 18 octobre 1379; le Roy lui fit une gratification, le 21 décembre 1380, en considération des services qu'il avait rendus dans les guerres où il avait esté fait prisonnier plusieurs fois et mis à grande rançon (2).Il servit en Flandres, sous l'amiral de Vienne, en 1333, et eut quelques démélés avec Jeanne de Laval, veuve de son père " (3).
(1) Hay du Chastelet, dans son histoire du Connétable B. du Guesclin (Paris in-folio 1666) donne à la page 465, la traduction du Nobiliaire espagnol où l'on attribue à Du Guesclin, deux autres fils naturels nés et restés en Espagne : l'un nommé Bertrand de Torenz, qui fut commandeur de l'Ordre de Calatrava ; l'autre dont on ne donne pas le nom, mais duquel descendrait, dit-on, les marquis de Fuentès. Toutefois aucune preuve n'est produite à l'appui.
(2) Hay du Chastelet, aux preuves, p.466, consigne l'article suivant : " Au compte d'Estienne Turpin, receveur et distributeur des deniers qui sont et seront payés à cause de la réformation ordonnée l'an 1381 : " Michel fils, bastard du compte de Longueville, Connestable de France, pour deniers qui lui estoient deus pour don à luy fai par le feu roy Charles dernier (Ches v.) pour plusieurs et bons et agréables services que le dit Michel lui avoit fait en ses guerres, ès quelles il a esté pris plusieurs fois et mis à grande rampson. Par lettres du Roy du 21 décembre, neuf vingt livres tour.»
(3) Histoire de Bretagne par D.Morice, T. II, preuves p. 408 et 409 : «  M.l'Amiral retenu au nombre de 100 hommes d'armes par lettres du Roy données à Paris, le 15 avril, aprés Pasques 1379. Et depuis retenu au nombre de 400 hommes d'armes par autres du Roy données à Montargis le 16 juillet 1379.» Dans le nombre des hommes d'armes sous la charge de l'Amiral : «  Jehan Fortescu.(JE1). ..Le Bastard du Guesclin .»   
" Le Bastard du Guesclin -- 7 décembre 1380. Montre de Guillaume de la Roche-Rousse, à Nantes. 7 janvier 1380 (vieux style), 1381 (nouveau style) -- à la Guerche T. II p. 26. 26 juillet 1392. Montre de Jehan de Perron, escuyer et de 4 escuyers en sa compagnie, veu au Mans (ibid. p. 605).»
Nul doute qu'à l'exemple d'Olivier du Guesclin, son oncle, ce preux chevalier n'ait suivi son père le Connétable sous les murs de Cherbourg; peut-être aussi prît-il part à la descente effectuée dans l'île de Jersey que relate M.G.Dupont dans son histoire du Cotentin et de ses îles,
Quoiqu'il en soit, rien, jusqu'à présent, ne laissait soupçonner, du moins à notre connaissance, que Michel du Guesclin se rattachait par un lien quelconque au Bas-Pays Normand.
Et cependant notre Chevalier avait pris femme dans le Clos même du Cotentin et y posséda, du chef de celle-ci, au moins un Fief de Haubert. Ce double fait résulte d'un aveu rendu, le 1er octobre 1390, au Bastard du Guesclin, par Jehan Fortescu, (JE1) escuier et contenant ce qui suit : ...» Item, sous la souveraineté du (Roy notre Sire) je confesse et advoue tenir par foy et hommage de noble seigneur Michel, bastard du Guesclin, et de Madame sa femme, un membre de fief tenu, par le quart d'un Fief de Haubert, franchement et noblement à court et usage, à simple Gaige-Plège, assis en la paroisse de Quetreville (alias Cretteville) et de Coigny-en-Bauptez, lequel existe et est une des branches du Fief de Prétot, et en doy au dict. Chevallier et Dame le Aydes coustumières, telles comme au dict quart de Fief peut appartenir par raison et par coustume, la Garde et Relief, quand le cas s'offre, et ay aux dicts Fiefs plusieurs rentes, faisances et redevances et plusieurs autres nobles franchises et droictures et dignités, segond que moy et (mes), prédécesseurs en avons usé au temps passé. Donné soubz mon sceel, le premier jour d'octobre, l'an mil iije iiijxx x » et plus bas :

" Collacion faicte. Signé Joubert et sélé " (1).

 
Mais à quelle famille appartenait la Dame Du Guesclin ?
L'aveu qui précède est muet sur ce point ; muet également sur le nom du Fief qui en est l'objet et sur celui du Fief dominant. par ailleurs, les historiens et les généalogistes ne fournissent aucun indice qui facilite la solution de ce problème historique.
Dans de telles conditions, il nous a paru que la marche la plus rationnelle pour découvrir la famille de la Dame du Guesclin était, en premier lieu, d'être bien fixé sur le nom du Fief possédé et avoué par Jehan Fortescu, (JE1) en second lieu, sur le nom du Fief et Seigneurie du quel relevait le précédent, pour ce second point élucidé, rechercher quel était le Seigneur qui posséda ce Fief dominant au temps du mariage de sa fille avec le Bastard du Guesclin.
 
Nous nous sommes mis à l'oeuvre, interrogeant les richesses que possèdent les archives départementales, principalement les nombreuses liasses du chartrier du Duché de Coigny, pour découvrir, d'abord, le nom du Fief de Jehan Fortescu,
Nous avons rencontré, parmi ces documents, un second aveu " fait, le 21 septembre 1406, à Messire Guillaume d'Orglandes, par Guillaume Fortescu, (GU1) " fils et héritier de Jehan Fortescu, l'avouant de 1390 (2). On y voit que le membre de Fief qui en est l'objet s'appelait alors " Fieu de Franquetot " Son identité avec le Fief de 1390 ne saurait faire difficulté, car celui qui le détient est le fils du précédent possesseur; de plus, le Fieu de Franquetot est assis à Cretteville et à Coingnies-en-Bauptez comme celui que Jehan Fortescu, avait avoué 16 ans auparavant ; comme lui encore il constitue un quart de Fief de Chevalier. Notons de plus qu'en 1457, cette terre noble était dite Fief, terre et Seigneurie de Prétot dans une déclaration " de l'ainsneche (?) de Rambault " faite à Richard Fortescu (RI1) par Pierre Le Bourgeois, de Cretteville ; qu'en 1491, elle était connue sous le nom de Fief, terre et Seigneurie de Fortescu, suivant un acte exercé " Es ples du Fief, terre et seigneurie de Prétot appartenant à noble homme Jehan d'Orglandres (sic); qu'enfin un autre acte, exercé aux mêmes pleds, le 20 juillet 1503, fait voir que le Prévost du Chef Fief de Prétot avait, par trois dimanches consécutifs, arrêté en la main de son Seigneur le Fief de FRANQUETOT nommé le FIEF DE FORTESCU. D'où il ressort jusqu'à la dernière évidence que ce double nom ai désigné une seule et même seigneurie, qui, par la suite s'appela simplement " Fief de Franquetot, assis en la Verge de Fortescu ".
(1) Archives départementales. Chartrier de Coigny. Liasse intitulée : "Anciens possesseurs du Fief de Franquetot ".
(2) Voir notre étude sur les Fortescu français. Mémoires de la Société d'Agriculture, d'Archéologie et d'Histoire naturelle du département de la Manche. T. XII, p. 134.
 
 
II. -- Ce premier point acquis, recherchons de quel Fief et seigneurie relevait celui de Franquetot-Fortescu.
L'aveu de 1390 ci-dessus rapporté, en qualifiant le Fief de Jehan Fortescu (JE1) " Membre du Fief de Prétot, indique assurément la Prééminence de celui-ci sur celui-là. Mais l'aveu de 1406 rendu par Guillaume Fortescu (GU1) à Guillaume d'Orglandes, écuyer, seigneur de Prétot, est bien plus explicite encore. Il est ainsi conçu : " Fut présent à Quettreville-en-Bauptez, Guillaume Fortescu (GU1) seigneur de Saint Evremont sur Loson, qui, de son bon gré, confessa aujourd'huy avoir faict hommage à Guillaume d'Orglandes, escuier, seigneur de Prétot, d'un membre de Fieu de haubert appelé le Fieu de Franquetot, séant en la paroisse de Quettreville " (Cretteville) " tenu par un quart de Fief, à cause du Franc-Fieu et seigneurie de Prétot et du quel hommage, pour cette fois, le dit d'Orglandez se tint pour comptent.....»
Il est vrai, cependant, qu'aux assises de Varenguebec, tenues, le 7 décembre 1529, à Beuzeville, " Jacques Guillotte, prebstre, agissant pour lui et pour ses frères Jean et Mathieu, confessa et avoua tenir par foy et par hommage de Hault et excellent prince, Mgr le Duc de Longueville, à cause de sa terre et baronnie de Varenguebec, ung Franc-Fieu tenu à court et usaige et à simple Gaige Plège, nommé le Fief de Franquetot, du quel fief le chef est assis en la paroisse de Cretteville, en Bauptez, et s'éstend en la paroisse de Congnies " Mais il nous semble qu'on doit considérer cette intervention du Duc baron de Varenguebec bien moins comme le fait du Chef-Seigneur immédiat que comme la conséquençe de l'adjudication passée à son profit " du droit de garde des enfants soubs aagés de N.H. Jean de Tilly, écuier, sieur d'Escarboville et de feue damoiselle Guillemette Lenfant, sa femme, auxquels appartenait alors le Fief de Franquetot (1) "
Le Fief de Prétot sis à Prétot nous paraît être indubitablement celui duquel se relevait par 1/4 de Fief de Haubert, le Fief de Franquetot dit aussi Prétot et encore Fortescu. Il existait également dans cette paroisse un second Fief appelé le Castel, dont Cécile Langlois fut, à un moment donné, Dame et Seigneur.
(1) Supplique du 28 mai 1530, adressée aux officiers du Duc (archives départementales. Chartrier de Coigny-Prétot).
 
 
III. Reste à chercher la Famille qui, dans la dernière moitié du xix° siècle, antérieurement toutefois à 1390, possédait le Fief de Prétot proprement dit.
Aux premières années du XIIe siècle, Robert de Prétot et sa femme étaient seigneurs du Fief de ce nom, car à ce titre ils donnèrent à l'Abbaye de Lessay, l'église de Prétot, avec ses dîmes, ses aumônes et toutes ses appartenances, le jour même où leur fils Geoffroy prit l'habit monacal dans cette même église. Les témoins sont Richard de la Haye et Muriel, sa femme. (2)
En 1178, Robert de Péretot et Robert de Fontaines, son gendre, donnent, ou plutôt confirment à la màme Abbaye la moitié de l'église de Prétot, avec ses terres et ses aumônes. (3)
Au XIIIe siècle, Guillaume de Fontaines, chler, et son fils Robert de Fontaines, également chler, confirment à leur tour, à l'Abbé, aux Religieux et Couvent de Lessay, la même grande portion de leur Eglise paroissiale dépendant de leur Fief. (4)
(2) Archives départementales de la Manche H 5320. Ab. de Lessay.
(3) Archives départementales de la Manche H 5321. Ab. de Lessay.
(4) Archives départementales de la Manche H 5322. Ab. de Lessay.
 
Ici, faute de renseignements, s'interrompt la lignée des de Fontaines ; mais nous la retrouvons, vers le milieu du XVe siècle, dans un compromis passé le 25 avril 1402, entre " Guillaume d'Orglandes, écuyer, devenu Seigneur de Prétot et Religioux hommes et honnetz l'Abbé et Convent de Saint-Nicolas de Blanchelemde " (5) au sujet d'une rente de 6 bois. de froment " qui jà piecha avoient esté donnez en pure osmonne aux relligioux du d. lieu de Blanchelande par feu Guillaume de Fonteinez, jadis chevalier, seigneur du d. lieu de Prétot et ancessour du d. escuier (Guillaume d'Orglandes). La rente, affectée d'abord sur certaines terres situées à Prétot, est reportée sur d'autres héritages assis à Neufmesnil. A cette occasion Guillaume d'Orglandes " meu de dévotion pour le salut de ces ancessours, confirme et a pour agréable le don qui par le dit messire Guillaume des Fonteinez fut fait aux d. Religieux.» Il nous semble que ce Guillaume de Fonteinez, n'est autre que le Guillaume de Fontaines, chevalier bachelier qui, le 27 mai 1356, faisait partie de la montre de Guillaume d'Argouges. (6)
(5) Archives départementales de la Manche H 489. Abb. de Blanchelande.
(6) Défenseurs du Mont Saint-Michel, par M. le Vte O. de Porli. Preuves, n° 278.
 
 
Ce Guillaume de Fontaines ne dut laisser qu'une fille appelée Katherine de Fontaines, qui, antérieurement à l'année 1380 (1) avait vendu à noble homme homme Jehan Fortescu le Fief de Prétot-Franquetot-Fortescu, sis à Cretteville et à Coigny. " Comme il appert par lettres royales " qu'il exhiba.
(1) Archives départementales. Chartrier du duché de Coigny. Liasse de Franquetot et de Prétot.
Mais cette même Katherine ayant conservé le Fief, terre et Seigneurie de Prétot, sis en la paroisse de ce nom, c'est à cette dame et à son mari Michel-Bastard du Guesclin qu'en 1390 son vassal (Jehan Fortescu) rendit aveu de son Fief de Franquetot-Fortescu. Ces rapports entre Michel-Bastard du Guesclin et Jehan Fortescu s'expliquent par leur confraternité d'armes puisque l'un et l'autre faisaient partie de la retenue " de M. l'Amiral résultant de lettres du Roy données à Paris le 15 avril aprés Pasques 1379, et d'autres lettres données à Montargis le 16 juillet suivant. » (2).
 
(2) Histoire de Bretagne par Dom. Maurice. Preuves, T. II, p.408 et 409.
Quant au mariage de la dame de Prétot avec le Bastard du Guesclin il nous semble naturel; d'abord, une fille de famille devait se trouver honorée de la recherche du fils, même illégitime du Connétable de France, alors surtout que le futur époux était lui même un vaillant chevalier et que de plus elle était la vassale de Bertrand du Guesclin auquel Charles V, avait donné le comté de Longueville et la baronnie de Varenguebec, dans la mouvance de laquelle était le grand Fief de Prétot. Est-ce à dire que cette union est prouvée par A plus B ? Dieu nous garde de cette présomption. Mais on ne saurait nier, ce semble, que les faits et renseignements ci-dessus exposés sont assez concomittants pour nous permettre de dire que tant qu'une preuve contraire, mais décisive, ne sera pas apportée, le fait que nous nous sommes efforcé d'établir devra être regardé comme un fait acquis.

Lepingard.

REF 024 LE CHARTRIER DE FONTENAY - Concerne Jeannette de Fort-Ecu ( par Le Comte de PONTGIBAUD ).

Le Comte de PONTGIBAUD
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LE CHARTRIER DE FONTENAY
Le Berseur de Fontenay
Le Viconte de Blangy
De Moré de Pontgibaud
1734-1892
i
CAEN
IMPRIMERIE HENRI DELESQUES
34, RUE DEMOLOMBE? 34
-
1913

P.138
" ..... Le fief de Crépon est un huitième de haubert relevant du fief d'Otteville-l'Advenel, dont la glèbe est dans la paroisse d'Emondeville.
Il appartenait anciennement à la maison de Crépon. Le 7 octobre 1395, Jean de Crépon, écuyer, seigneur dudit lieu, d'Agneaux et de Rochefort à Brucheville, rend aveu de ce fief à Guillaume d'Otteville, seigneur d'Otteville-l'Advenel. Ledit Jean de Crépon épousa Jeannette de Fort-Ecu, et, le 20 mars 1415, il donna ce fief à Jeanne de Crépon, sa nièce, en mariage d'elle avec Guillaume des Moulins, chevalier, seigneur d'Emondeville.
Ce fief a ensuite passé dans la maison de la Vigne, comme ceux de la Haye et de Morville.......»

REF 025 SOCIETE d'Agriculture, d'Archéologie et d'Histoire Naturelle DU DEPARTEMENT DE LA MANCHE - Famille SAINT / Judith de Fortescu

NOTICES MEMOIRES ET DOCUMENTS
Publiés par la Societé
d'Agriculture, d'Archéologie et
d'Histoire Naturelle
du Département de la Manche.
-------
TRENTE-NEUVIEME VOLUME
SAINT-LO
IMPRIMERIE JACQUELINE, RUE DES IMAGES, 23
--
MDCCCCXXVII

p.26-27
SAINT
Michel Saint, Sr de Saint-Michel, naquit, à Saint-Lô, le 8 Mai 1616, de Richard, Sr des Maugeries et d'Esther Brumoy.
Protestant comme presque tous les membres de cette nombreuse famille, qui eut, au moins, quarante représentants à Saint-Lô, il épousa Catherine Duprey, décédée, à 46 ans, le 14 novembre 1679, aprés lui avoir donné huit enfants : Jacob, qui fut Sr de Beaulieu, Jeanne, Jacques, Jean-François, Estienne, Robert-Antoine, Marie-Anne, Madelaine.
..... En 1681, Saint devient héritier de son frère Jean.....
..... Le 30 Janvier 1683, il vend à Ravend Eustache de Varroc Sr de Létanville une pièce de terre.
..... En Avril 1685, Michel Saint, monnayer de la monnaie de Saint-Lô, vend à Me Léonor Trouvey, un petit jardin herbier....
Le 8 janvier 1668, par devant David La Roze et jacques Vaultier, tabellions à Saint-Lô, Me Pierre Capelle, Avocat à Saint-Lô, époux de Judith de Fortescu (ju1), lui avait vendu le petit pré de la Chaussée, d'une contenance de trois vergées.....
(Archives départementales de la Manche, Saint-Lô)

REF 026 La FAMILLE de CUSSY - Concerne Françoise-Jehanne de Fortescu ( par Remy VILLAND )

Societé d'Archéologie et d'Histoire
de la Manche
Hôtel de ville, Saint-Lô
*
Publications multigraphiées
Fascicule 12
La FAMILLE de CUSSY
1453-XXe s.
( arrondissements de Bayeux, Coutances, St-Lô, Cherbourg )
par Remy VILLAND
*

P. 8
ESQUISSE GENEALOGIQUE SUR SES DIVERSES BRANCHES :
..... 6°) Julienne-Olive, " plus communément connue sous le nom d'Olivia, est née à Cavigny le 10 ventôse an X, et décédée à Corainville (commune de Mestry) le 15 juin 1860. Elle est inhumée dans le cimetière de Mestry. Elle épousa en premières noces le 25 janv. 1825, Michel Arnould de Braque, fils de Julien, éc., et de noble dlle Françoise-Jehanne de Fortescu, d'où Valérie de Braque, épouse de Gustave de Clinchamps, et Camille-Hypolyte de Braque, officier mort mineur à Oran le 11 sept. 1846. Veuve le 24 avril 1831, Olivia épousa en secondes noces, le 2 sept. 1834, Louis-Edouard Costrel de Corainville, officier supérieur de cavalerie, ancien garde du corps du Roi, fils de Guillaume-Claude, avocat au parlement, et de noble dlle Marie-Françoise-Jehanne d'Argouges de la Noë, d'où : Amédée-Désirée Costrel de Corainville, né le 22 aoùt 1835 à Corainville et Alfred Costrel de Corainville, né le 14 nov. 1839 à Corainville " .....(Renseignements fournis par M.Costrel de Corainville, de Caen)
 
(Archives départementales de la Manche, Saint-Lô).

REF 027 Famille Normandes ayant Persisté (chercher titre exact) - Famille de Fortescu

Famille Normandes Ayant Persisté Jusqu'à nos Jours
(titre exact ? )

 
p.4
Pendant ce XIXe s. le phénomène d'extinction sera considérable, il s'accroîtra à la fin du siècle et se prolongera sur le début du suivant. La baisse générale de la natalité aura des conséquences catastrophiques pour quantité de familles de notre contrée (mais peut-être moins qu'en d'autres régions de France ?) ; elle sévira particulièrement chez les descendants des titrés de l'Empire et des anoblis de la Restauration, mais également dans des familles bien plus anciennes (ainsi par exemple les d'Avenel, d'Auxais, de Breuilly, de Camprond (de Sixt), de Guiton, de la Bellière, du Saussey, de Tesson, toutes familles médiévales de notre région qui se sont éteintes en ligne masculine ou féminine, dans la première moitié du XXe s.).*
Les cent cinquante dernières années ont vu disparaître tellement de noms obscurs ou illustres, qu'on pouvait estimer en 1975, que parmi toutes les familles nobles, originaires ou ayant tenu des fiefs avant 1400 dans l'étendue du futur département de la Manche, seulement une trentaine avaient pu se perpétuer de cette époque jusqu'à nos jours. Et, encore, dans ce nombre, il faut noter qu'une bonne partie a perdu tout lien avec notre région.
En voici une énumération non exhaustive :

(signification des *)

* = Famille ayant encore, en 1975, des représentants dans l'étendue du département de la Manche
** = De même dans le reste de la Normandie continentale et insulaire
*** = De même, dans une province voisine de la Normandie : Bretagne, Maine, Picardie
**** = De même, dans le reste de la France.
 
d'Aboville ** (maintenu en 1487 et non anoblis comme il est écrit partout à tort)
d'Aigneaux *
d'Amphernet ***
d'Argouges ***
de Banville **
de Carbonnel de Canisy ****
de Carteret **
de Clamorgan *
Clérel de Tocqueville *
de Cussy ****
de Fortescu *
de Gouberville ** (olim Picot de G. réanoblis en 1614)
de la Broise *
de Lancosseur *
Le Forestier de Vandeuvre **
Le Provost de St-jean ***
Lucas de Couville *
de Mary de Longueville **
de Mathan *
du Mesnil-Adelée ****
Michel d'Annoville *
de Mons *
d'Orglandes **
d'Ozouville ***
du Parc (de Barville) *
Payen de la Garanderie *
de Percy ***
de Romilly ****
de Saumaresq **
de Vauborel *
de Verdun *
 
(Archives départementales de la Manche, Saint-Lô).

REF 028 Les de MONS - Concerne Jehan Fortescu ( par Rodolphe de MONS )

Société d'Archéologie
et
d'Histoire de la Manche
B.P. 600, 50010 St-Lô cedex
Publications multigraphiées
fascicule 34
Les de MONS
Sgrs de Joganville, Varreville, Carantilly et Saint-Louet
 
Etude généalogique et évolution d'une famille du Bessin et du Cotentin du XII au XXe s.
par Rodolphe de MONS
Secrétaire général de la Société d'archéologie et d'histoire de la Manche
 
1984

p26

RAOUL de MONS, CHEVALIER, SEIGNEUR DE MONS
A YVETOT-BOCAGE, VIVANT EN 1289, DECEDE AVANT 1296

 
..... Raoul de Mons contracta probablement un premier mariage avec Lucie des Moustiers, car en mai 1268 le chevalier Guillaume des Moustiers (...) fit échange avec Raoul de Mons (...) son gendre de tous les revenus et hommages que ce dernier percevait dans les paroisses de St-Pierre de Coutances et Belval (...) de par son mariage avec Lucie, sa fille ; il les échangea contre 13 livres et 4 sous tournois à percevoir chaque année sur un moulin à eau à Ste-mère-Eglise et plusieurs tènements à Ste-Marie-du-Mont (34) .....
 
p38
..... - 1425, 18 novembre, à Montebourg.- Sous le sceau de Jehan Fortescu, chevalier, garde des sceaux des obligations de la viconté de Valognes, devant Colin Breard, clerc, tabellion juré en assise au siège de Montebourg, partages de la succession de feu Simon le Rouyer, de la paroisse de Joganville. Parmi les charges de la succession, on note : " Item huit bouessaux de froment par chacun an a celui qui a le droit de messire Raoul de Mons, chevalier....»(53).
 
p171
........Les de Mons perdirent trés tôt leurs possessions de Ste-Marie-du-Mont;
1390, 1er octobre.- Jean Fortescu rend aveu du fief de Monts dont le chef est assis en la paroisse de Sainte-Marie-du-Mont (77)
1426.- Jean Fortescu, chevalier, tient à cause de sa femme, par hommage de la baronnie de la Luthumière, un fief ou membre de fief à Sainte-Marie-du-Mont, et " auparavant dudit conquest [ par le roi d'Angleterre ], lad. dame et ses prédécesseurs le tenoient " (78)......
 
p179
C) La Famille de GRIMOUVILLE (XIVe-XVe s.)
......... Jehan [IV] de Grimouville, seigneur de Carantilly, de la Lande-d'Airou et de Gouville, rendit hommage au roi Charles VI en 1403 pour son fief de Carantilly mouvant du comté de Mortain. Il épousa Jehanne d'Anneville, dame de Saint-Germain-de-Tournebut et Saint-Martin-le-Vieux. Jehan IV de Grimouville mourut le 11 septembre 1409 et sa veuve se remaria à Jehan Fortescu, seigneur de Saint-Ebremond-sur-Lozon......
 
(34) " Chartrier ou sont les rentes de Richart Fortescu, escuier, seignour du Buisson ", s.d. (XVe s.), publié par Thomas (Fortescue) Lord Clermont, in " History of the family of Fortescue ", second edition, london, 1880 ; chartrier de Richart Fortescu, p.24-25.
(53) Archives de Juigné (cf. note 27), acte n¯ 13....
(77) A.D. Manche, A 4114 (détruit en 1944).
(78) A. Dupont, " pour ou contre le Roi d'Angleterre (Les titulaires de fief en 1426 dans ... la vicomté de Carentan) ", in B.S.A.N. t. LIV, 1957-1958, p.156.
 
(Archives départementales de la Manche, Saint-Lô)

REF 029 La Recherche de Jean Le Venart - Concerne Nicolas Fortescu

La Recherche de Jean Le Venart
LIEUTENANT DE L'ELECTION DE COUTANCES AU SIEGE DE SAINT-LO
COMMISSAIRE DU ROI EN 1523
(Publiée d'aprés un manuscrit de la Bibliothèque de Rouen)
QUATRIEME PARTIE (1)
----------------------------------

 
CHAPITRE II
Ensuivent les noms de ceux qui ont esté deffaillans et dillayans (c.à-d; demandant délai) d'apporter leurs généalogies, nonobstant les commandemens et adjournemens à eux faictz.
 
Murdrac. Jean Murdrac, seigneur de Grengne (2).
Fortescu. Nicolas Fortescu (3).
De la Mare. Christofle de la Mare.
Juslain. Gilles Juslain.
De Girrois. Jean de Girrois.
Scelles. Gilles Scelles (4).
 
 
(1) Voir tomes 23, 24 et 25, des Mémoires de la société d'Archéologie du département de la Manche.
(2) Anoblissement de 1591. Armoiries : D'azur au chevron d'argent, chargé d'un croissant de gueules, accompagné de 2 soleils d'or en chef et d'un coeur enflammé en pointe.
Recherche : Chamillard.
(3) Armoiries : D'argent à trois bandes d'azur.
Recherche : Montfaut et Chamillard.
(4) Anoblissement de 1587. Armoiries : Ecartelé aux 1er et 4e, d'or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules ; aux 2 et 3, de gueules, à une fleur de lys d'argent.
Recherche : Chamillard.
 
 
(Archives départementales de la Manche, Saint-Lô)

REF 030 LE CANTON DE BARNEVILLE CARTERET - famille du Hamel / Anne-Marie-Louise-Jacqueline de Fortescu ( par Jean Barros )

LE CANTON DE BARNEVILLE CARTERET
( COTE DES ISLES )
*
Jean Barros
 
LE PATRIMOINE

 
..... Baubigny comprend dans son territoire l'ancienne paroisse de Saint-Paul-des-Sablons. Les deux communes ont été réunies par ordonnance royale du 7 janvier 1824....
..... La famille du Hamel a été la plus notable de Saint-Paul-des-Sablons aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Nicolas du Hamel, cité dans la permission donnée en 1628 par l'abbé du Voeu, eut au moins trois enfants : Françoise (+ 26.5.1694); Julien, prêtre, curé du Rosel en 1700 et Guyon, sieur du Longpray, décédé apparement sans postérité le 23.3.1696.
La postérité de Jacques du Hamel, son frère, procureur du roi à Valognes en 1628 et 1632, fut la suivante :
- Guillaume, sieur du Val du Bosc (+ le 2 avril 1681) eut au moins deux enfants :
- Guyon, qui suit.
- Guillaume, prêtre en 1690, châpelain au château de Bricquebec, curé de Saint-Paul-des-Sablons de 1702 (au moins) à 1722.
- Guyon (...1664-1690...), sieur de la Closture, épousa Françoise Pinel (+ en 1720) d'où sont issus :
- François, qui suit.
- Julien, né en 1669, clerc tonsuré en 1693.
- Marie, née en 1681.
- Françoise, qui épousa : 1) en 1686, Me Mathurin Le Roux, sieur Durevie 2) en 1690, Jean Le Fillastre, sieur des Crouttes.
- François (1664-1733), sieur de la Bucaille, lieutenant civil et criminel en l'Amirauté de Portbail et Carteret. De son mariage (1695) avec Jeanne Rouxelin, fille de Guillaume Rouxelin, écuyer, sieur de la Prairie, receveur particulier de la baronnie de Bricquebec, est issu :
- Charles François (1702-1766), sieur de la Bucaille, conseiller du roi, vicomte de Beaumont, Lieutenant de l'Amirauté de Portbail et Carteret. De son mariage (contrat du 18 octobre 1727) avec Julienne-Thérèze Le Coq (+ 1770) sont issus :
- Charles François, qui suit.
- Henri Guillaume (1733-1788), prêtre, prieur de Saint-Laurent et de Clitourp.
- Anne-Julienne-Thérèze, née en 1734, épousa le 6 septembre 1763, Michel de Ventigny, sieur de la Duranderie, régisseur des biens de la seigneurie de Graffard à Barneville.
- Julien-Nicolas-Vincent (... 1743-1785 ...), sieur des pages.
- Charles-François (... 1750-1775...), sieur de la Lionnerie, conseiller du roi, lieutenant général de l'Amirauté de Portbail et Carteret, constructeur du manoir de Saint-Paul. De son mariage avec Anne-Marie-Louise-Jacqueline de Fortescu, sont issus :
- Charles-François-julien, né en 1766.
- Théodore-Charles-Romain, né en 1767.
.....
(Archives départementales de la Manche, Saint-Lô).

REF 031 HISTOIRE de la VILLE DE CARENTAN ET DE SES NOTABLES - Famille Fortescu ( PAR M. DE PONTAUMONT )

HISTOIRE
de la VILLE DE CARENTAN
ET DE SES NOTABLES
( PAR M. DE PONTAUMONT )

 
Page 24 :
Abjurations de Calvinistes faits à Carentan :
..........Le 6 décembre 1685 à nous Louis de St-Quentin, prestre commis par Mgr l'illust. et reverend. evesque de Coutances, dame Marie du Puis Sauvegrain veuve de Gédéon Couillard, escuyer, sieur de Chamotreux vivant demeurant à Carentan a fait abjuration d'hérésie et lui avons donné l'absolution en présence de discrepte personne messire Guillaume Levavasseur prestre curé de ce lieu, de Robert de Gourmont esc. seig. de Gyé, de Me Charles Yver, de Denis de Fortescu (DS1) et de Jacques Benastre. Signé Marie du Puis et autres.
(Etat civ. reg. 1685.)
 
Page 117 :
Châtelains du Pont-d'Ouve :
..........1400. -- Le 28 novembre, Jehan Fortescu (JE1), Seigneur de St-Evremont et cappitaine de la bastide du Pont-d'ouve. (Bib. imp. dossier Fortescu, au Cab. des titres.) Il dut mourir sur la fin de l'année 1403 (idem).
 
 
Page 119 :
Reprise du Pont-d'Ouve par les Anglais :
..........1417. -- Le château du Pont-d'Ouve, qui avait pour capitaine Jean Fortescu (JE2), se rendit à Jean de Robessart et à Guillaume de Beauchamp, chevaliers, commis par le duc de Glocester pour traiter de la dite reddition. Voici quelques articles de cette capitulation, que Bréquigny nous a donnée en entier. Il y est stipulé que les chevaliers et écuyers emporteront leurs armures, vêtures et emmèneront leurs chevaux, mais laisseront les canons, poudres, arcs, arbalètes, flèches, viretons, baudreux et généralement les armes qui servaient de sauvegarde à la forteresse ; que tous les gentils hommes et autres de la ditte forteresse qui voudront demourer, attendre et devenir hommes lieges et vraiz obéissans et subgiez de notre dit souverain seigneur le roi de France et d'Engleterre sy accordera et accorde à tous ceulx de la condicion dessus dite tous leurs biens, meubles, héritages, terres et professions tant dedans le dit chastel comme dehors, hormis les terres qui auront été données devant ceste présente composition ; que les dames et damoiselles qui présentement sont au chastel du Pont-d'Ouve, mon dit seig. de Gloucestre, de sa haute seigneurie et gentillesse, leur a accordé que, au jour de la dite rendue, elles auront et emporteront ovesques eulx tous leurs biens propres. Jean de Fortescu signa cette capitulation en la ville de Saint-Lô, le 17 mars1417. (Bréquigny, vol. II. Norm. n° 86.T.Carte, rôles Norm. 1.292.)
 
 
 
Page 350 :
Coup-d'oeil sur la noblesse de l'élection de Carentan sous Louis XI.
.......... Richard Fortescu (RI1 ?), de Sainte-Marie-du Mont,....Richard Beaugendre, du dit lieu, Guillaume Aux Epaules, du dit lieu,............(Montfault, 1463).
 
 
Page 333-334 :
Etat de la noblesse de l'élection de Carentan sous Louis XIV.
Il y avait au temps de Montfault, en l'élection de Carentan, dit Toustain de Billy, cent trois gentilshommmes seulement formant soixante-seize famille. Le nombre en a tellement augmenté que nous en comptons quatre cents dans la recherche de Chamillard, sans ceux qui ont été anoblis en la dernière création qui a été faite.
..........Léonor (LN1) et la famille Fortecu , à Mesnil-Angot..........
 
 
Page 367 :
Recherches faites dans l'état civil touchant les familles notables de Carentan sous Louis XIV, avec indication des armoiries de quelques-unes de ces familles.
..........Duhérissier de Gerville
--......Voici la pièce la plus importante de cette collection : c'est l'acte de naissance du savant antiquaire. " Le 20 septembre 1769, Mre Charles-Alexis-Adrien du Hérissier, fils de Mre Joseph Alexis du Hérissier, écuyer, seig. et patron de cette paroisse, et de Charlotte-Françoise-Adrienne Hue de la Roque, né d'hier. Parrain : Me Charles-Gabriel du Hecquet, écuyer, Sr et patron de Rauville-la-Place; ....Marraine : dame Charlotte Néel, épouse de Me Jacques de Fortescu (JQ 12), écuyer, bailly de la Haye-du-Puits, de la paroisse du Hommet. Signé : Houyvet, Charlotte Néel de Fortescu, du Hecquet de Rauville.
(Arch. de la mairie de Gerville.).....
 
..........Fortecu.
-- 1641 -- Avril. Noble homme Antoine de Fortecu (AT1), Sr de Langlet, témoin. 1661.
-- 2 février. Naissance de Marie de Fortecu (MA13), fille de Pierre (PR7) et d'Anne Julien.
--- 1692. -- 7 novembre. Naissance de Marie Agnés de Fortecu (MA14), fille de Denis (DS1), Sr de la Marquandrie, et de Marie Bordel. (Blondel).....
 
..........Scarron.
-- 1691. -- 18 juin. Charles (CH8), fils de Me Denis Fortescu (DS1), Sr de la Marcanderie, et de Marie Blondel, a été nommé par noble dame Charlotte Scarron, veuve du feu seig. Léonor Agnés de Préfontaine, conseiller du roi en tous ses conseils et président en chef du conseil souverain d'Artois, assistée par messire Claude Andrey, chevalier, seigneur de Fontenay, Sillery, seig. et patron de Neuville et de Baudienville, lieutenant du roi au gouvernement des ville et château de Carentan, conseiller de Sa Majesté, capitaine des chasses et plaisirs du baillage du Cotentin. Armes : d'argent à trois bandes d'azur....

REF 032 H I S T O I R E DU CHATEAU ET DES SIRES De SAINT-SAUVEUR-LE-VICOMTE. - Famille aux Epaules

H I S T O I R E
DU CHATEAU ET DES SIRES
DE SAINT-SAUVEUR-LE-VICOMTE.
 

 
 
CHAPITRE III -- Godefroi de Harcourt. De 1330 à 1356
Page 79 : ....Le duc Charles, pour fêter sa prise de possession du duché de Normandie, avait reuni dans le château de Rouen les principaux barons de la province. On remarquait dans cette brillante et nombreuse assemblée le roi de Navarre, le comte de Harcourt, les sires de Graville, de Clère, de Préaux, du Bec-Thomas, de Tournebu ???, de la Ferté, de Biville, de Braquemont, de Blainville, de Sainte-Beuve et de Houdetot, le maire de Rouen, Jean Mustel et les plus notables bourgeois de la ville (chronique des quatre premiers Valois, 35).....
 
CHAPITRE IV -- Occupation Anglaise du Château de Saint-Sauveur, depuis la mort de Godefroi de Harcourt jusqu'à la mort de Jean de Chandos. De 1356 à 1370
Page 130 : .....Aprés la journée de Cocherel, du Guesclin s'avança vers la Basse-Normandie, et secondé par Olivier de Mauny, il enleva les principales positions qui étaient au pouvoir des Navarrais dans le Côtentin : telles étaient Carentan, le Pont-d'Ouve, Néhou, Magneville et Valognes. Il paraît, d'aprés les documents officiels et contemporains, que le Pont-d'Ouve et Néhou furent livrés aux Français par Guillaume aux Epaules (Preuves, p.145).
Page 143 : .....Les nobles Normans, c'est assavoir monseigneur de la Ferté, monseigneur du Melle, monseigneur de Tournebust ???, monseigneur de Blainville, monseigneur Friquet de Friquans, monseigneur Regnault de Braquemont firent crier l'assault.(Chronique des quatre premiers Valois, P;169.)
 
CHAPITRE V -- Suite de l'occupation anglaise de Saint-Sauveur jusqu'à la reddition de cette place aux Français. De 1370 à 1375.
Page 189 :.....Pendant les mois de septembre et d'octobre, les Français se bornèrent à faire bonne garde et à repousser les sorties des Anglais.(....). L'Amiral (de France, jean de Vienne) avait son quartier général à Pont-l'Abbé, où des provisions de vin furent apportées par eau pendant les mois de septembre et d'octobre, et où furent reçues le 1er septembre la montre de Galois de Guyry et le 1er octobre celle de Guillaume Aux Epaules (Preuves, p.220).....
Page 233 : ..... Les rançons que les Anglais avaient imposées à plusieurs de leurs prisonniers furent acquittées, en tout ou en partie, aux frais du roi : le bénéfice de cette mesure fut appliqué à Guillaume aux Epaules, capitaine de Néhou (Preuves p.232, 262, 309), à Jean sire de Gouhenans et à Guillaume Fortescu (GU0) (Preuves P 262).....
 
 
CHAPITRE VIII -- Le château et la baronnie de Saint-Sauveur depuis le recouvrement de la Normandie par Charles VII jusqu'aux temps modernes. De 1450 à 1789
Page 290 : .....Relevaient de la baronnie de Saint-Sauveur : .....Le quart de fief de Saint-Germain-de-Tournebu ; le quart de fief Pinel, tenu à Saint-Rémi-des-Landes par les héritiers de Jean Fortescu (JE2 ??).....Tous ces détails sur les dépendances de la baronnie de Saint-Sauveur se trouvent confirmés et complétés par un dénombrement du 21 juin 1528, qui est rapporté plus loin parmis les pièces justificatives (Preuves, p.349)......
 

REF 033 Revue Généalogique Normande - Famille FORTESCU Question n° I-175 de Jean-Luc THOUROUDE

Revue Généalogique Normande

 

Question n° I-175 de Jean-Luc THOUROUDE, parue dans la revue en 1987, demandant tous renseignements sur la famille DE FORTESCU.

 
Réponse de Monsieur Claude TOURAINE, parue dans le n° 38 page131 (avril / juin 1991) :
 
FORTESCU (50) -
Sans répondre directement à la question, j'ai rencontré ce patronyme à quelques reprises sur les registres paroissiaux de Cerisy-l'Abbaye....
° 24.10.1644 Jean Nicolas (JE6), fs de
Michel (MI1), esc., sr de Beauregard, et de dlle Adrienne GERMAIN. x 29.08.1648
Jacques de SALLEN esc., sr des Brians et de dlle Louise DELACROIX, Vve de PONTHUS D'AMOUR, vivant esc., sr des Monts ;
° 24.06.1657 Charlotte Lebosquain fa de Jean et de Jeanne CLAIREL ;
° 17.11.1657 J.Jacques DUPONT fs Richard et de Marie QUEMIN ;
° 20.07.1665 Charles de FORTESCU (CH2??) nommé par Charles de la DANGIE, esc., présence dlle Françoise de SALLEN, fa Philippe, esc., sr des Rochers ;
° 20.03.1672 Renée FAUVEL, fa Gilles, chirurgien, et de dlle Charlotte de FORTESCU (CH13).
 
 
Réponse de Monsieur René DELANOE, parue dans le n° 39 page 240 (juillet / sept. 1991) :
 
Une famille de FORTESCU habitait l'ancienne commune de Le Molay (14) vers 1900-1920, voir paroisse Saint-Germain, le Molay-Littry.
 
 
Réponse de Monsieur Claude TOURAINE, parue dans le n° 40 page 327 (oct. / déc. 1991)
 
Sans répondre directement à la question, j'ai rencontré le patronyme de FORTESCU sur les registres paroissiaux de Cerisy-l'Abbaye (50) (Cerisy-la-Forêt).
1) x 24.02.1664 FAUVEL Gilles, médecin, fs + Jean, médecin, et de jacqueline DES MARES de la Haye du Puits, avec de FORTESCU Charlotte (CH13), fa de + Michel (MI1), escuyer, sieur de Beauregard et de Adrienne Germain, du Mesnil-Angot
2) ° 24.10.1644 FORTESCU Jean-Nicolas (JE6), fs Michel (MI1), escuyer, sieur de Beauregard et de Adrienne GERMAIN - P = Noble Homme Ponthus d'AMOURS, sieur des Monts - M = Charlotte de La CROIX veuve de la VALLEE Gilles.
3) ° DUPONT Jean-Jacques , fs Richard et de Marie QUEMIN nommé par DOM = Jean-Jacques OURRY religieux prestre de l'abbaye et Charlotte de FORTESCU (CH13).
 
 
Réponse de Monsieur Claude TOURAINE, parue dans le n° 43 page 232 (1992) :
 
Sur les registre de Catholicité de Cerisy-l'Abbaye, j'ai découvert cet acte :
-- le 15.06.1691 Inhumation : " dans l'église paroissiale, a esté insépulturé le corps de Dlle Charlotte de Fortescu (CH13), Vve de Me Gilles Fauvel, vivant, chirurgien. Présence de Raphaël et Renée Fauvel ses fils et fille, Me Charles Rogereau, greffier en ladite haute justice de ce lieu, Me Raphaël Houllette, contrôleur des exploits, Jacques Ruault, du métier de boucher, Nicolas Varignon, Pierre Dubosq, Jean Lecanelier, Custos. "
 
A Villier-Fossard, deux actes beaucoup plus récents :
-- Le 08.11.1865 : Décès de Eléazard de Fortescu (EZ1), meunier, né à le Dézert, le 22.02.1785, de Paul (PL1) et Marie Regnault.
-- Le 30.04.1855 : x Jean-Alexandre de Fortescu (JE19), né à Graignes le 23.02.1826, de Louis Charles (LS6), 71 ans, et feue Françoise Marion, et Elisabeth Marie Félicité, née à Litteau (14), le 14.01.1832, de Pierre, 70 ans, et de feue Marie Guerin
 
(copies actes joints ainsi que coupures de presse relatives à ce patronyme contre grande enveloppe timbrée à 2,50 f au responsable des Q. et R.)
 

REF 034 Revue Généalogique Normande - Patronyme MICHEL / Jeanne de Fortescu

Revue Généalogique Normande

 
 
Question n° N-433 posée dans la revue en 1992, concernant le patronyme MICHEL.
 
Réponse parue dans le n° 43 (1992), page 250.
..........Le Fondateur de la famille fut Thomas MICHEL, sieur de la Michelière, homme d'armes dans une compagnie d'ordonnances du Roi Charles VII, fait prisonnier à la bataille d'Auray avec du Guesclin en 1364. L'un de ses fils, Roger, par son mariage avec " la soeur d'un Lestre, chevalier audit lieu " s'établit dans la région de Valognes (50). Il eut entre autres :
- Colin Michel, écuyer, Sgr de St-Germain-de-Tournebu, x Jeanne de Fortescu (JH14) dont :
- Jacques Michel, écuyer, vivant à Valognes en 1484, x Marie du Rozel, dont :
- Jean Michel, écuyer, Sgr de St-germain-de-Tournebu, x Louyse Anquetil, dont :
- Estienne Michel, écuyer, Sgr de Teurthéville-Bocage, x Jeanne Marie, dont :
- Thomas Michel, écuyer, Sgr et patron de Teurthéville-Bocage, lieutenant des Eaux et Forêts du Bailli du Cotentin, x en 1566 Dlle Guyonne Lhermitte, et tué le 03.10.1591 par le Liqueur Le Tourp, dont: ........
..........J'ajoute que du mariage de Colin Michel et de Jeanne de Fortescu, cité plus haut, fut également issu Guillaume Michel, auteur des lignes établies à Vaudreville, Néhou et St-Martin d'Audouville (50), x Girette Lucas.
 

REF 035 Revue Généalogique Normande - patronyme DU BOSC

Revue Généalogique Normande

 
 
Questions posées dans la revue en 1992,
n° N-745 concernant le patronyme DU BOSC, et
n° N-787, concernant le patronyme GUY.
 
Réponse parue dans le n° 45 (1993), page 52, faite par N. Renault-Laurent.
 
Ces deux familles sont alliées. Voici les renseignements que j'ai relevés :
 
-- Nicolas DU BOSC (+/ Sept 1761) x Marie GUY, dont Marie Suzanne et Alexandre Nicolas.
-- Marie GUY (+ Sept 1761) fa ou soeur de Pierre Guy. en sept 1761 demeure à Paris, rue de Touraine.
--
Pierre GUY (de Fortescu) bourgeois de Paris, demeure rue St-Jacques, paroisse St-Benoit. ! 13.03.1724 dans le C.M. de sa fille Catherine.
--
Catherine de Fortescu (CT6), fa Pierre Guy de Fortescu (PR11) et catherine Floixel Legoupil (*), de Besneville (50), x Guillaume Lucas, écuyer, Sr de la Maiterie, demeurant Huberville (50) C.M. 13.03.1724 à Valognes.
-- Allexandre Nicolas Du Bosc (+/ fev. 1769) licencié ès lois, négociant à Valognes et y demeurant, fs Nicolas Du Bosc et Marie Guy, x Jeanne Nicolle Du Bois, C.M. 19.09.1761 devant les notaires du Châtelet à Paris. A cette date Jeanne Nicolle Du Bois demeure avec sa mère à Paris, rue des Fossés le Prince, paroisse St-Sulpice, x 23.09.1761 en l'église St-Benoit Paris, fa de + Jean Du Bois, trésorier général des deniers de police, et de Jeanne Brancand.
Témoins : Me Nicolas Lalauze, avt au parlement, le sr Nicolas Bonaventure Deschenne, libraire, le sr Joseph Barbon, libraire, le sr Antoine Barbey de Champoux écuyer, le sr François Aillet, M
e ezart (sic) en l'université de Paris, tous amis.
En 1767 (?) A.N. Du Bosc achète à Anthoine de la haye une maison à Valognes, quartier du Séminaire. Avant sa mort (date inconnue : 1767 ou 1768), il avait alièné une " petite terre à Fieuville ". Jeanne Nicolle Du Bois, veuve et tutrice de leurs enfants mineurs, doit faire face à des créanciers et vend des biens de la succession, dont le navire " L'Aimable Magdeleine ", acquis par l'Amirauté de Cherbourg.
 
Pour de plus amples renseignements (témoins mariage G.Lucas, C.Fortecu, description maison de Valognes, etc..) vous pouvez m'écrire par l'intermédiaire du CE.GE.CAL.
 
 
(*) Il s'agit plutôt de Catherine Floxelle Louise LEPOUPET et non LEGOUPIL.

REF 036 Revue Généalogique Normande - patronyme HAMEL / Suzanne Fortecu

Revue Généalogique Normande

 
Question posée dans la revue n° 37 (janvier / mars 1991), n° M-70 concernant le patronyme HAMEL, par Philippe Devillard.
 
Je recherche, région Val de Saire, XIII ème siècle, alliance Thomas Hamel et Suzanne Fortecu (SU4), descendance en partie connue.
 
 
 
Question posée dans la revue n° 38 (avril / juin 1991), n° M-310 concernant le patronyme FORTECU, par Philippe Devillard.
 
Rech. ts rgts sur cette famille, alliance Suzanne Fortecu (SU4) avec Thomas Hamel, en Val de Saire au début du XVIII ème siècle.
 

REF 038 Revue Généalogique Normande - la famille AUX EPAULES ( par Emile d'AGON de LACONTRIE )

Revue Généalogique Normande
la famille
AUX EPAULES

 

( par Emile d'AGON de LACONTRIE )

 
 
L'histoire de la famille AUX EPAULES est directement liée à celle du Cotentin.
 
Nous avons pris les renseignements sur cette branche familiale dans les renseignements que nous ont fournis le capitaine B.PARIS, lui-même allié à la famille AUX EPAULES, la revue départementale de la Manche, fasc. 55 et 56 de 1972 ; la revue " Héraldique et généalogie " dans laquelle nous avions posé des questions ; le livre de Gilles Perrault " les gens d'ici ", éditions Ramsay ; un document manuscrit datant de plus de 250 ans et détenu dans le chartrier de la famille de MOREL ; un document fourni par l'abbé J. CANU, etc...
 
Nous remercions toutes les personnes qui nous ont permis d'établir cette monographie familiale.
Celle-ci ne fournira que les renseignements connus sur nos ascendants que nous énumérons rapidement à partir du fondateur :

VIEUL - ALBINUS - ROGER - RANULPHE - MICHEL - GUILLAUME - RICHARD GUILLAUME - GUILLAUME - GUILLAUME - RICHARD - GEORGES - CHARLES NICOLAS - SARAH -

 
 
67 272 504 - VIEUL " SCHE SULKEN ", nom danois ou vieux germanique, qui signifie AUX EPAULES. Sans doute avait-il les épaules trés larges. Vers l'an 900, les vikings avaient depuis bien longtemps visité les plages et les estuaires des côtes des mers du Nord et de la Manche. Mais cette année là fut marquée par l'incursion dans le Nord de celui qui devint plus tard ROLLON, duc de Normandie (notre aïeul aussi par d'autres alliances). Mais sur la côte Est du Cotentin, une flotille de drakkars s'avançaient en cette même année. Elle fut prise dans la tempête à quelques encâblures de la plage et sans doute aussi déportée du lieu où Vieul avait décidé de jeter sa troupe. Le chef viking jura de se faire chrétien si le salut lui était accordé ainsi qu'à tous les siens. Nous savons qu'il en füt de même pour d'autres vikings en Irlande par exemple.
 
Son serment fut accepté et les drakkars vinrent échouer dans le Vey. l'actuelle chapelle de la Madeleine, proche de la plage n'est pas celle qu'il fit bâtir pour y être baptisé. Mais il y a des vestiges trés anciens dans le petit cimetière qui l'entoure. Serait-ce ceux de cette antique chapelle ?
 
Il épousa BAUDOUR vers 910. Elle était fille du comte de Cotentin, alors que régnait Charles III le simple.
Son écusson était : de gueules à un gonfanon antique à deux pendants d'or.
Il fit bâtir un fort à Sainte-Marie, sur les bords du Vey, qui existait encore vers 1710, ou un peu plus tard.
De ce premier aïeul viking débarquant en Cotentin, vingt six générations séparent celui qui établit ce mémoire, en février 1988 ; soit plus de mille ans aprés.
Mais n'est-il pas normal d'essayer de retrouver parmis ses ancêtres une famille qui se distingua tout particulièrement en Normandie ?
 
De son union avec BAUDOUR de Cotentin, naquit un fils ; peut-être y eut-il d'autres enfants, qui nous sont inconnus ; dénommé :
 
33 636 252 - ALLéNUS, ou ALBéNUS - ou simplement ALBAIN, encore dénommé Albinus AD HUMERET dit AUX EPAULES. Ce dernier épousa Moraille de LA RIVIERE. Nous ne savons rien d'autre sur ces deux premiers couples. Ils devinrent seigneur et maïtre, par le sang et le baptême, de Sainte-Marie-du-Mont.
Dudit Albinus et de ladite de LA RIVIERE sortit :
 
16 818 176 - Roger DESHUMèRES, dit AUX EPAULES, peut-être à l'époque se prénommait-il, lui aussi, Ranulph, Rolf ; pour devenir Roger au baptème.
Ce Roger prit pour femme Létitia CRESPIN ; fille de Guillaume Crespin et de Yvonne de TANCARVILLE, qui était grand chambellan ou connétable héréditaire de Normandie ; en l'an 976. Il fit de grands biens et donations à l'abbaye de Blanche-Lande, qui s'édifiait.
Nous ne savons toujours pas si Roger AUX EPAULES eut des frères et soeurs ; de même le nombre de ses enfants. Nous ne connaissons que :
 
8 409 088 - Rodulphe ou Ranulph, qui épousa en 1015 Béatrix de MALLETOT, dequel sortit:
 
4 204 544 - Michel DESHUMèRES, dit AUX EPAULES, qui épousa en 1069 Maheult de MANNEVILLE, fille de Raoult.
Là aussi ce Michel eut-il des frères et soeurs et d'autres enfants que le premier Guillaume que nous allons voir ci-dessous ?
 
2 102 272 - Guillaume AUX EPAULES épousa Jacqueline de VASSY en 1160 ou vers 1150, ou plus tard en 1180. Nous savons qu'il décéda en 1212, sans plus. Sa postérité, hormis Albain, nous est inconnue.
 
1 051 136 - Alabin épousa Denise de LA HAYE en 1230 et mourut en 1254. Il eut pour fils : Richard, Pierre et Jean. Le cadet, Pierre fut prêtre et décède en 1283. Rien sur Jean.
 
525 568 - Richard, sgr de Sainte-Marie-du-Mont, chevalier, vivait en 1253. Il épousa vers 1260/63 Luce du HOMMET, fille de Guillaume, connétable de Normandie, et de Luce de MORTEMER.
De cette union naquirent quatre garçons, dont trois prénommés Guillaume, et un Richard. Celui-ci, le Guillaume ainé et le cadet furent prêtres. le troisième :
 
262 784 - Guillaume fut chevalier banneret, sgr de Sainte-Marie-du-Mont, du combat de Bouvines. Il se maria en 1309 à Jeanne des MOUSTIERS, fille de Jean, chevalier, sgr des Moustiers, de La Roquelle. Ils eurent : Philippe, Guillaume, Pierre, Jean-Richard et Guillemette. Jean-Richard, prêtre, mourut en 1349.
Guillemette épousa en 1340 Pierre de FORTESCU.
Philippe reprit la ville et le château de Carentan aux Anglais et s'empare de Nicolas de GROUCHY et de Raoul de VERDUN qu'il mène au Roi, qui les fera décapiter. Il fut fait chevalier à Crécy en 1346. Lui-même aurait été décapité en 1379. Pour quelle raison ?
 
131 392 - Guillaume époux de Colette de TILLY (ou Jeanne) ou de TILLOY. Nous pensons plutôt que c'est bien Colette de TILLY, dame du Hommet, fille de N. baron du HOMMET et de Jeanne de SILLY.
Il fut capitaine de Moulineaux, Néhou, Pont-Audemer, sgr de Sainte-Marie-du-Mont ; conseiller et chambellan de Charles V. Fait chevalier à la bataille de Rozbek en Cotentin, notamment au temps de DUGUESCLIN en 1385. Il vivait en 1346. Il trépassa en 1395.
Pour le compte du Roi de Navarre, Guillaume tenait le Pont-d'Ouve, ainsi que la citadelle. Le Roi de Navarre choisissant le parti anglais, Guillaume se retourna alors vers le Roi de France et déclara tenir la forteresse pour et au nom du Roi. Celui-ci l'en remercia par lettres patentes de juin 1365 et lui accorda deux cents livres parisis, chaque année, sur les tabellionnages de Coutances et Saint-Lô.
Délogé de la forteresse du Pont-d'Ouve par les Anglais, rentré avec l'aide de DUGUESCLIN, Guillaume le suit dans ses combats itinérants. En 1374 il est au siège du château de Saint-Sauveur-le-Vicomte, repaire de Godeffroy d'HARCOURT. Il est capturé, rançonné. Le Roi de France l'aide à régler sa rançon en 1375, puis en 1376. Lorsqu'il décède il est ruiné, mais Glorieux.
 
 

FAMILLE AUX EPAULES

 
Guillaume AUX EPAULES et Colette de TILLY eurent plusieurs enfants : Marguerite, Guillaume, Guillemette, Jean, Jeanne, Philippe. Jean et Philippe n'eurent pas de postérité semble-t-il. Marguerite épouse en 1386 Jean CARBONNEL. Guillemette épouse en 1388 Raoul de GUIDON. Jeanne épouse Guillaume de MONTECOCQ.
 
65 696 - Guillaume épouse en 1385 ou 91 Raoulette TESSON DE LA ROCHE TESSON, fille de Raoul et de Ne de SAINT-GILLES. Il fut chevalier à Azincourt 1415. Il était sgr de Sainte-Marie-du-Mont. Il fut armé en 1380. Il fut fait prisonnier par les Anglais à Azincourt. Ce couple eut plusieurs enfants : jean-Philippe, Guillaume, Richard, Jacqueline, Marguerite. Et Pierre et Guillaume, eux, légitimés en 1459. Jacqueline épousa en 1434 Jean de SEMILLY. Marguerite épousa en 1420 Jean PIGACE. Guillaume mourut en 1424 sans postéité et semble-t-il à la défense du Mont-Saint-Michel, sous les ordres de Louis d'ESTOUTEVILLE. Le frère ainé Jean aurait épousé Jeanne de TILLY, et, resté au château aurait prêté hommage au Roi anglais en 1426. Guillaume serait décédé en 1395.
 
32 848 - Richard AUX EPAULES, fils du sus-dit Guillaume, épousa en 1435 Madeleine du HOMMET, sans postérité ; et en 1441 jeanne de SURIENNE, dame de Loigny et Pisy, fille de François de SURIENNE, dit l'aragonnais, capitaine de Chartres et Montargis ; oncle du Pape Clément VI (Rodrigo BORGIA). Il fut fait chevalier par Louis XI en 1448, lorsqu'il l'envoya contre Edouard l'usurpateur. En effet il gardait le château de Loigny pour son beau-père ; et il fit entrer les Français qui prirent les Anglais prisonniers et en tuèrent. Ils étaient 200 combattants. Il reçu quatre cents cinquante livres tournois de Charles VII, qui lui donna le commandement de la forteresse du Pont d'Ouve, en 1450.
Il décéda en 1492. Leurs enfants furent : Georges, Charles, Ne.., Marie.
Charles décéda en 1560. - Ne. épouse jean de RASSENT.
Marie se maria à Pierre d'ARGOUGES en 1471.
 
16 424 - Georges, fils ainé de Richard épousa Magdeleine de DREUX (descendante d'Hughes CAPET), en 1477 ; fille de Robert de DREUX, baron et vidame d'Esneval, et de Guillemette de SEGRIE ; tante de la grande sénéchal de Normandie. Il fut fait chevalier en Bretagne par Charles VII. Il prouva sa valeur à la bataille de Guinegatte en 1479 contre les Autrichiens. Louis XI l'employa ensuite aux affaires et Charles VII lui conserva la faveur royale. Ecuyer d'écurie du Roi. Il décéda en 1524 à Rouen.
Par son mariage avec une demoiselle de DREUX, il faisait entrer sa descendance dans la descendance des capétiens directs.
Il avait eu de son mariage avec Jeanne de SURIENNE : Charles, François, Geoffroy, Jacqueline, Jeanne, Oseberthe, Jacques.
François fut prêtre.
Geoffroy fut sans postérité.
Jacqueline épousa en 1498 Jacques d'ORGLANDES.
Jeanne épousa Jacques d'AUBERVILLE.
Oseberthe fut sans postérité.
Jacques épousa successivement : Marie de CHASTELLUX, puis Jeanne de FERRIèRE dont il eut postérité en 1524.
 
8 212 - Charles AUX EPAULES, fils ainé du sus dit Georges, épousa Anne GOSSET, dame de Lieuray, de la Thillaye, veuve de Gilles de HEUDREVILLE, sgr de Ferrières ; fille de Nicolas, bailli d'Orbec.
Il fut fait chevalier par le Roi Louis XII, et employé à Naples, en toutes guerres d'Italie où il se fit connaïtre.
Ses enfants furent : Nicolas ; Henri ; Louis ; Madeleine ; Avoye.
Madeleine épousa en 1533 Georges de TROUSSEVILLE.
Avoye se maria à jean JOLLIVET en 1544.
Nous n'avons rien sur Henri et Louis. Quant à
 
4 106 - Nicolas, il fut de toutes les activités de la religion protestante dans le Cotentin, ainsi que son épouse.
Il était chevalier, sgr de Sainte-Marie-du-Mont et de Lieurré. Il vivait en 1558. Il décéda en 1577. Il avait épousé Françoise de MOUCHY (ou MON--) en 1557, veuve de PEVEREL françois, sgr de Montiraulier, fille de Jean, sgr de Sénarpont et de claude de LONGUEVAL.
Elle épousa en 3ème noces Jacques TESARI, sgr de Lassen, baron de Tournebu. Elle décéda aprés 1613. Leurs enfants : Henri-Robert ; judith ; Sarah.
Henri-Robert né en 1562, décédé en 1607 épousa en 1585 Jeanne de BOURS, dame de Gennes et eut postérité dont la célèbre Suzanne de LONGAUNAY, puis de LA GUICHE.
Judith épousa Arthur de MAGNEVILLE, décéda en 1604.
Nicolas, notre aïeul, s'engagea dans la conjuration huguenote d'AMBOISE où il conduisit les cotentinais. Il ramena les seigneurs cotentinais en passant entre les mailles du filet tendu par le Duc de Guise. Il ouvre son château aux prédicateurs.
Mais il semble que son épouse Françoise resta dans ses convictions puisqu'en 1612 elle rouvrit prêches et chapelle.
Henry-Robert lui aussi n'abjura qu'en 1600. Une statue de marbre blanc existe de lui en l'église de Sainte-Marie-du-Mont.
 
2053 - Sarah, fille de Nicolas AUX EPAULES et de Françoise de MOUCHY épousa en 1586 Isaac de PIENNES, sgr de Regneville, Bricqueville-la-Blouette, Bricqueville-sur-Mer, Lingreville, Moidrey, Moigneville ; fils de Simon, capitaine et gouverneur de Granville, sgr des dits lieux ; et de PAISNEL Jeanne, dame de Lingreville, Moidrey, les trois Bricqueville, d'une grande famille cotentinaise.
Les de PIENNES venaient de Flandres.
 
 
 

L'étude des AUX EPAULES s'arrète ici, mais leur descendence continue pour arriver à l'auteur de cette généalogie, Mr Emile d'AGON de LACONTRIE.

 
(Revue Généalogique Normande, N° 29, 1989, pages 9 - 10 - 11. Bibliothèque Généalogique, rue de Turbigo à Paris, Aoùt 1995).
 

REF 039 Revue Généalogique Normande - famille de GOURMONT - branche des BEAUGENDRE

Revue Généalogique Normande
 
 
Généalogie de la famille de GOURMONT
concernant la branche des
BEAUGENDRE
parue dans le N° 42, de la revue, page 296, (1989).

 
 

K 173 - BEAUGENDRE -

 
1. Pierre-Félix de BEAUGENDRE
Allié en 1) le 15.03.1735 à Jeanne-Françoise LE COURTOIS, et en 2) le 02.05 1774 à Bonne-Françoise Charlotte Sabine de GOURMONT, eut au moins deux enfants de sa seconde alliance : a) Pierre-François de BEAUGENDRE ° La Chapelle Enjuger (50) le 29.01.1776 allié au début de la révolution à sa cousine germaine Marie-Bernardine Sophie de GOURMONT ; et b) Robert-Bernardin de BEAUGENDRE, b. la Chapelle-Enjuger le 11.03.1777, curé de la paroisse de Hébécrevon sous l'Empire.
 
2.3. Bernardin-Robert BEAUGENDRE
Sieur de St-Martin, d'Etaville, né le 07.08. et baptisé le 11.09.1675 à Blosville, allié à Ste-Marie-du-Mont le 21.10.1698 à demoiselle Bernardine-Claude LE MIGNOT, baptisée à Ste-Marie-du-Mont le 29.10.1679. Ce Bernardin-Robert avait eu au moins un frère : Jean-François BEAUGENDRE, écuyer, sieur de St-Martin allié le 13.08.1709 à Dlle LE LOUP, fille de Pierre LE LOUP et de Anne FOLLIOT ; et une soeur :Marie-Félice BEAUGENDRE alliée à Jean des MOUSTIERS, sgr et patron de Neufmesnil.
 
4.5. Pierre BEAUGENDRE
Écuyer, sieur de St-Martin, baptisé à Blosville le 08.11.1648, inhumé à Ste-Marie-du-Mont le 24.10.1689, allié par traité passé à Marigny (50) le 02.07.1678 à noble dame Anne-Marguerite MORAIN, inhumée à Ste-Marie du Mont le 02.02.1713. Ce Pierre BEAUGENDRE eut au moins un frère : Robert BEAUGENDRE, écuyer, sieur de la Vaucelle, inhumé à Blosville le 10.09.1707 et allié à noble Dlle Françoise-Charlotte de BRAY (dont postérité) ; et quatre soeurs : a) Anne BEAUGENDRE baptisée à Roncey (50) le 11.08.1635, alliée à Louis BELLOT, éc. sieur de Franqueville (dont postérité); b) Marie BEAUGENDRE, bapt. à Ste-Marie-du-Mont le 05.11.1639, y x le 13.01.1682 à Pierre LE DUC, écuyer, sieur de Soulle ; c) Jeanne-Gilette BEAUGENDRE, bapt. à Roncey le 13.04.1643, alliée à Ste-Marie-du Mont, le 03.06.1670 à Gilles de LEMPERIERE, éc. sieur de la Carpenterie (dont postérité) ; d) Françoise BEAUGENDRE, bapt. à Blosville (50) le 08.03.1652 et alliée en premières noces à St-Martin-de-Varreville le 15.06.1677 à Adrien LEMPERIERE, écuyer, sieur des Mézières (frère de Gilles ci-dessus), et en secondes noces à St-Martin de Var. le 28.11.1684 (avec dispense du 3ème degré) François LE LOUEY, écuyer, sieur du Ronceray (dont postérité des deux lits).
 
6.7. Julien LE MIGNOT
Écuyer, sieur de Jametot, né en 1698 époux de demoiselle Jacqueline HUBERT.
 
8.9. Robert BEAUGENDRE
Écuyer, sieur d'Estaville, conseiller du Roi, Lieutenant criminel à Carentan, inhumé à Ste-Marie-du-Mont le 13.12.1678, allié à Roncey le 22.09.1634 à demoiselle Anne DU QUESNEL, inhumée à Ste-Marie-du-Mont le 16.10.1679. Ce Robert BEAUGENDRE avait plusieurs frères et soeurs dont Scolastique BEAUGENDRE, bapt. à Ste-Marie-du-Mont le 24.01.1622 alliée en l'église de Vierville le 27.07.1649 (d'aprés les registres de Brucheville) à Hervé CORNAVIN, sieur de St-Clément (dont postérité à Brucheville).
 
10.11. Michel MORAIN
Écuyer, sieur de Boisroger, capitaine d'une compagnie en la ville de Caen, fils de Jacques MORAIN, écuyer, sieur de la Haye et d'Ouville et de Jacqueline LE SOUDAIN, allié par contrat passé devant les tabellions de Caen le 06.06.1638 noble dame Marguerite LE MESLE, fille de Jean LE MESLE, écuyer, sieur du Mont et du Vernet, et de demoiselle Catherine de VILLIERS.
 
16.17 Pierre BEAUGENDRE
( petit-fils de Charles BEAUGENDRE et Marguerite FORTESCU )
Écuyer, sieur de St-Martin, mort à Ste-Marie-du-Mont et inhumé le 25.10.1662 en l'église de Vierville allié à demoiselle Françoise CADOT (qui est marraine à Ste-Marie-du-Mont le 11.02.1661).
 
18.19 Jean DU QUESNEL
Sieur de Maupertuis, allié à Isabeau DU QUESNEY.
 
 
 
Sources : Notes Généalogiques Deschamps-Vadeville ; Hist. Généal. de la famille de Gourmont. Jean de GOURMONT.
(Bibliothèque Généalogique, rue de Turbigo, Paris, Aoùt 1995).
 

Recherche de Noblesse de la famille BEAUGENDRE par Chamillard -----) (ref 014)

REF 040 AVEUX DU COTENTIN SOUS LES ROIS CHARLES V ET CHARLES VI - Concerne Jehan Fortescu ( Par J. Durand de Saint-Front )

REVUE DU DEPARTEMENT DE LA MANCHE
 
Société d'Archéologie et d'Histoire de la Manche
Tome 3, 1961
 
AVEUX DU COTENTIN
SOUS LES ROIS 
CHARLES V ET CHARLES VI.
( Par J. Durand de Saint-Front )

 
 
 
 
 
C 107 -- 31 may 1399
-- Aveu de Jehan du Hommet chev
r, pour le plein fieu de la Varengière avec manoir et coulombier. s'étendant en diverses paroisses et emportant patronage d'église à Ozouville, Andouville, et Fréville.
-- Long aveu dans lequel le détail des rentes est donné, avec le prix des unités ; par exemple la livre de cire : 5 sols ; le quartier de froment : 6 sols 8 deniers ; le quartier d'avoine: 3 sols 6 deniers, etc...
Duquel chevalier relèvent :
1) Jehan de St Nazaire, escuier, pour 1/8 de fief pour lequel il doit à son seigneur 10 sols d'aide par chacun an, -- et s'il y deffault il est à l'amende d'un congre du prix desd. 10 sols ;
2) et
Jehan Fortescu
, escuier, à cause de sa femme pour une vavassorerie de 60 acres à Huberville.
 
Lequel fief de la Varengère valait jadis 500 livres de revenus et du fait des guerres ne vaut plus que 200 livres.
 
 
(Bibliothèque Généalogique, rue de Turbigo, Paris, Aoùt 1995).

REF 041 LES GENS D'ICI - familles AUX EPAULES / FORTESCU ( par Gilles Perrault )

LES GENS D'ICI
( par Gilles Perrault )

 
 
Suivent plusieurs paragraphes extraits de l'ouvrage, où l'auteur retrace l'histoire de Sainte-marie-du-Mont et du Cotentin en général. De l'arrivée des vikings en l'an 900, jusqu'au débarquement allié, il est intéressant de suivre la destinée de la famille AUX EPAULES, " fil conducteur " de l'ouvrage, alliée à celle des FORTESCU au moins une fois, vivant dans le même village, et ayant combattu côte-à-côte, dans divers conflits.
 
 
 
p 52 : " L'un des nôtres était à Hastings : le noble sire de Fortescu.
Une tradition locale affirme que la famille reçut son nouveau patronyme, sinon à Hastings même, du moins lors d'une des batailles opiniàtres qu'exigea la pacification ultérieure de l'île. Guillaume, (le Conquérant) enveloppé d'adversaires, fut désarçonné et un Saxon s'apprêtait à l'achever quant un chevalier couvrit le duc de son bouclier et neutralisa l'agresseur.
Guillaume l'appela désormais Fortecu en souvenir du solide écu qui lui avait sauvé la vie, et le nom lui resta.
L'anecdote risque d'être authentique car dans ces mêlées sauvages où les chefs chargeaient assurément avec leurs hommes (au soir d'Hastings, le casque de Guillaume est enfoncé jusqu'à ses oreilles à force d'avoir été martelé de coups) mais étaient protégés par une garde du corps prête à se faire hacher, tout combattant réussissant à mettre un personnage souverain en position scabreuse, ou à l'en sauver, entrait pour longtemps dans la légende populaire....."
 
p 53 : " C'est donc peut-être bien de chez nous qu' "issit" le bouclier qui sauva le duc Guillaume.
Les Fortecu avaient leur résidence à Pouppeville, hameau situé en retrait du Grand-Vey, auquel sa position valait jadis d'être plus considérable que le bourg lui-même puisque tous les voyageurs passant le Vey devaient le traverser. Les érudits nous disent que le nom se serait constitué par la conjonction de Poppa, nom de femme germanique, et de villa, qui signifie domaine en latin : le domaine de Poppa. Ce serait l'une des rares traces de l'occupation franque, qui s'établit entre celle des Saxons et l'arrivée des Normands.
Pouppeville fut en vérité à l'origine de la commune puisque nous nous appelions en ces temps anciens Sainte-Marie-de-Pouppeville. Le cartulaire de Saint-Wandrille indique par exemple que Guillaume le Conquérant place cinq églises, dont Sainte-Marie-de-Pouppeville, sous la tutelle de l'abbaye de Saint-Wandrille. En 1145, une charte du pape Eugène II la met dans la dépendance de l'évêque de Coutances, ce que confirment ensuite le pape Urbain II et Henri II, roi d'Angleterre et duc de Normandie. Le déplacement du centre de gravité a commencé vers 1400. L'ancienne église, dont il ne reste que des vestiges, fut bientôt surpassée par celle du bourg pour sa beauté et sa capacité.
Les Fortecu, peu chauvins, furent l'une des familles dont les offrandes financèrent la construction de notre clocher. Leur histoire n'a ni la durée ni l'éclat de celle des Aux Epaules. C'est peut-être qu'ils eurent moins de flair dans l'interminable partie de quitte ou double que fut chez nous la guerre de Cent Ans...."
 
p 55 - 56 : "...Guillaume Aux Epaules, jeune frère de Philippe, se trouva pris dans un autre conflit d'allégeance. ... Le roi de Navarre, qui avait de grands domaines en Normandie, était venu se jeter dans la guerre franco-anglaise...Notre Guillaume gardait pour le compte du Navarrais la citadelle du Pont d'Ouve, construite à l'initiative de Godefroy d'Harcourt sur l'une des rivières qui se jettent dans la baie des Veys. Dressées au milieu des marais de Carentan à un point de passage obligatoire, elle allait devenir pour des siècles le verrou du Cotentin. De sa tour, Guillaume pouvait apercevoir l'ancien clocher de notre église.
En 1363, le roi de Navarre choisissant l'alliance anglaise, notre seigneur "tourna françois" et déclara tenir la forteresse " pour et au nom du roy de France ". Celui-ci l'en remercia par des lettres patentes du 20 juin 1365 accordant " à son amé et féal chevalier Guillaume Aus Espaules 200 livres parisis à prendre et lever tant comme il vivra chacun an sur les escriptures des tabellionnages des villes de Coustances et de Saint-Lô, et ce en considération des bons et loyaux services qu'il lui a fais au temps es guerres et des grans pertes et domages qu'il a eus et soustenus pour le fait d'icelles guerres ".....
 
p 57 : "..... Délogé du pont d'Ouve par les anglais, rentré dans la forteresse avec l'aide de Duguesclin, Guillaume suit le célèbre capitaine dans sa guérilla itinérante. Nous le retrouvons dix ans plus tard, en 1374, au siège du château de Saint-Sauveur-le-Vicomte, repaire de Godefroy d'Harcourt et citadelle anglaise plantée au coeur du Cotentin. Il a l'infortune d'être capturé et rançonné. Le roi de France devait tenir à lui car il écrit le 14 février 1375 : " Charles, par la grâce de Dieu, roy de France....pour considération des bons et agréables services que notre aimé et féal chevalier Guillaume Aus Espaules nous a fait en nos guerres, au cours desquelles il a été naguère pris devant Saint-Sauveur, et est encore prisonnier de nos ennemis qui y sont, et pour luy aider à payer sa rançon, nous lui avons donné de grâce spéciale et donnons par la teneur de ces lettres cinq cents francs d'or." ....Le roi de France entra en négociation pour obtenir son évacuation à prix d'argent et le sort de notre guillaume fut compris dans l'accord final...."
 
 
p 58 : ".... En 1415, Henry V d'Angleterre débarque de nouveau en France, triomphe à Azincourt, investit ensuite la Normandie. Le capitaine de la forteresse du pont d'Ouve est cette fois Jehan de Fortecu, seigneur de Pouppeville. Moins vaillant que ses voisins Aux Epaules, il rend la place le 13 mars 1417 sans trop se faire prier, négociant avec les officiers anglais, Jean de Robessart et Guillaume de Beauchamps, une reddition satisfaisante sinon honorable : " Chevaliers et écuyers emporteront leurs armures vêtues et emmeneront leurs chevaux mais laisseront les canons, poudres, arcs arbalètes, flèches, viretons, banderoles et généralement les armes qui servaient à sauvegarder la forteresse... Accordons à tous ceulx, dans les conditions ci-dessus, la libre possession de tous leurs biens : meubles, héritages, terres, tant dedans ledit chastel, comme dehors."
"Fortecu n'est pas unique : la noblesse du pays collabore et le peuple n'aspire qu'à la paix, qu'elle soit anglaise ou française...."
" Cent dix-neuf têtes dures s'enferment au Mont-Saint-Michel avec un millier de manants, des armes, des vivres, de l'eau, et la belle devise : "Là où est l'honneur, là est la patrie.» Neveu de Philippe Aux Epaules qui s'était illustré à Crécy, fils de Guillaume qui avait combattu sous Duguesclin, notre seigneur Guillaume Aux Epaules est l'un des cent dix-neuf résistants.....
Le siège, commencé en 1424, dure encore dix ans plus tard....En 1434, les Anglais décident d'en finir avec le Mont. Ils couvrent la grève de machines de guerre et lancent des milliers d'hommes à l'assaut des remparts ; la marée emportera, avec leurs cadavres, les ultimes espoirs anglais d'emporter la butte indomptable. Les cents dix-neuf entrent dans la légende mais notre Guillaume Aux Epaules meurt au rempart du Mont......."
 
 
p 79 : ..... " Il ne reste pratiquement rien de l'église. On ne sait même plus où habitaient les Fortecu"...
 

REF 042 Famille de Grimouville

hit.xiti
 

FAMILLE GRIMOUVILLE.

Jean de Grimouville, seigneur de Carantilly, auquel vers 1395, Jeanne d'Anneville de Tournebu avait été mariée, appartenait à l'une des familles les plus anciennes et les plus considérables de la région coutançaise. Elle était originaire de la paroisse de Cenom. Leur fief de Grimouville, dans la mouvance du comte de Mortain, devait, en temps de guerre, quarante jours de garde à la Barre de Montfautrel.

Quatrième enfant de Jean de Grimouville et de Jeanne de Folligny, il allait créer la branche des Grimouville de Tournebu, Azeville et des Maretz en Nacqueville.

Entre 1417 et 1419, meurt Jean de Grimouville, laissant quatre enfants :

 

  • Jehan de Grimouville, sgr de Carantilly, marié à Marie de Semilly, Dame de Vaubadon.
  • Olivier de Grimouville. sgr de St Martin le Vieux.
  • Guillaume de Grimouville
  • Colette de Grimouville, mariée à N H Landry du Saussey.

C est vers la fin de 1421, ou dans le cours de l'année suivante qu'eut lieu la nouvelle union de la fille et unique héritière de Guillaume d'Anneville avec Jehan Fortescu.

Jehan Fortescu, chevalier, rallié à la cause anglaise et qui, de 1424 jusqu'à la fin de l'occupation étrangère, exerça la fonction de garde du scel des obligations en la Vicomté de Valognes. Avec son futur beau-père Guillaume d'Anneville, seigneur de Tournebu, il fut comme gentilhomme, appelé à servir d'arbitre dans le litige soulevé entre l'Abbé de Montebourg et Guy Malet chevalier, seigneur de Graville et de la Brisette. Dans la charte relatant le fait, Jehan Fortescu y était qualifié, " écuyer, seigneur ". Ce fief du Bisson étant assis en la paroisse de Ste Marie du Mont.

 

" d'argent à trois bandes d'azur "

Jusqu'en 1418, nous perdons toute trace de Jehan Fortescu mais alors, en ces jours néfastes où toutes les places fortes du Cotentin tombaient les unes après les autres sous le joug anglais, nous le retrouvons gouverneur de la forteresse du Pont d'Ouve, et la rendant le 27 mars aux deux chevaliers anglais ; Jean de Robessant et Guillaume de Beauchamp, commis par le duc de Gloceister pour traiter de la dite reddition. C'est lui qui reçoit la capitulation de Saint-Lo. Diverses récompenses lui sont attribuées :

 

  • Le 20 septembre 1419, expédition du don fait à Jehan de Fortescu, écuyer de le laisser jouir de ses héritages, était adressée aux Baillis de Caen et du Cotentin.
 
  • En janvier 1421, le dit écuyer était nommé, pour un an Grand Louvetier du bailliage du Cotentin. Depuis 1419, les terres étaient restées incultes, les bêtes fauves se multiplièrent tant dans cette partie de la Normandie que "plusieurs créatures humaines "y avaient été dévorées, et qu'il y régnait une véritable terreur. La prime fixée était 2 d. pour un loup, 4 d. pour une louve, à percevoir sur chacun feu demeurant à 2 lieues à la ronde là où les dits loups ou loupves seront prinses"
 
  • En décembre 1422, il était fait chevalier et bientôt élevé à la charge de Garde du Scel des obligations de la Vicomté de Valognes, transformée momentanément en Vicomté de Cherbourg.
 
  • Autre récompense : la mise en possession de la terre et seigneurie de la Boissaye domaine assis en la paroisse de St Martin d'Audouville et qui, alors, Confinait aux terres de la Seigneurie de Tournebu. Ce fief le seigneur de Tournebu le perdra lors de la révolution normande, où tous les fiefs du Cotentin, confisqués au profit des partisans de la cause anglaise furent rendus à leurs anciens et légitimes propriétaires.

En 1429, Jehan Fortescu dut pendant quelques mois quitter ses paisibles fonctions de garde du Scel pour reprendre les armes. Est-ce pour protéger les renforts qui s'acheminaient vers Orléans, est-ce pour combattre, nous ne savons. Le chevalier Jehan Fortescu, seigneur de Tournebu, aurait pu se trouver aux prises avec Jehan Malet, sire de Graville, seigneur de la Brisette, le grand maître des Arbalétriers de France. Fin 1430,1e Seigneur de Tournebu avait repris ses fonctions de garde du Scel de la Vicomté de Valognes.

Pendant l'occupation anglaise, -1432 -, la Brisette elle-même est confisquée à son légitime propriétaire Jehan Malet, sire de Graville Elle est donnée au chevalier anglais Jehan de Drosey, secrétaire de Henri VI. Si le procureur de la Brisette veillait ainsi à faire respecter les droits de son maître, Jehan Fortescu ne négligeait pas de son côté les intérêts de la Maison de Tournebu. C'est ainsi en particulier qu'en 1433, il obligeait un des onze arbitres appelés dans l'affaire de l'emplacement des Esseaulx du moulin de l'étang, Michel Gabey à lui rendre aveu pour partie du Camp Cauvet fieffé à cette famille en 1400 par le seigneur de Tournebu. Le camp Cauvet, 48 vergées environ.

Mer l'abbé Adam, dans ses études sur Valognes, donne Jehan Fortescu comme garde des Sceaux des obligations de la Vicomté de 1424 à 1444. En réalité le chevalier garda cette charge jusqu'à la fin de l'occupation anglaise : à preuve la lettre du 11 septembre 1446 et deux autres, l'une du 27 mai 1448 (archives de Tournebu) et l'autre du 9 juin 1449 (archives de l'église de Tamerville.)

Croix des anglais à Huberville le 15 avril 1450, l'armée anglaise se fit battre en la célèbre journée de Formigny. Les fuyards anglais qui, regagnant la place de Cherbourg, eurent, prés du Castelet, le jour de la Pentecôte 1450, une rencontre avec les habitants de Valognes. Complètement défaits, ceux qui purent échapper furent massacrés sur le territoire d'Huberville, au lieu dit : " La croix des Anglais ".

Sous l'épiscopat d'Etienne Martel, évêque de Coutances de11552 à 1560, Guillaume de Grimouville le vicaire général, est presque seul chargé du gouvernement de tout le diocèse. En 1528, encore dans toute la force de l'âge, il fait son testament au profit du fils aîné de son frère, Jean de Grimouville. On aimerait savoir les motifs pour lesquels il écartait son frère aîné et instituait de préférence, pour son légataire universel et son exécuteur testamentaire, son neveu le fils aîné du seigneur de Tournebu. Dans ce fait y a-t-il matière à établir un rapprochement avec les difficultés pécuniaires dans lesquelles ce Seigneur semble s'être trouvé, en ces années où, en relation avec Anne de Graville et son mari Pierre de Balzac, on le vit exerçant les pouvoirs de Procureur et Receveur de la terre et seigneurie de la Brisette. Ces embarras d 'argent chez le seigneur de Tournebu, se manifestaient, dés l'année 1518 où il commence toute une série d'emprunts gagée sur telle ou telle partie de ses terres : en 1520 et en 1529 Par contre "vénérable et Scientifique Personne Maistre Guillaume de Grimouville " rachetait ce que vendait son frère.

Nous ignorons à quelle date fut conférée l'officialité à Maistre Guillaume de Grimouville, prêtre "licencié en chacun droit " nous savons qu'il occupait cette charge en décembre 1524, quand le 7 décembre, il reçut collation définitive de Sainte Marie de Tamerville après résignation de sa cure de Liesville. Quand à la cure de l'église paroissiale de Granville, - la grande portion -, alors vacante par la mort de son dernier curé, Maistre Jean Poissons, elle lut avait été Conférée le 17 mai 1523, sur présentation de Damoiselle Guillemette de Folligny, veuve de Pierre d'Argouges, en son vivant, seigneur temporel de Granville et de Gratot, et Gilles d'Argouges fils dudit Pierre. Ces derniers étaient d'arrières cousins de Guillaume de Grimouville.

Ces relations de famille étaient à la veille de se rajeunir et peut-être Messire Guillaume de Grimouville n'y fut-il pas étranger. Vers 1560 nous verrons Pierre de Grimouville, seigneur d'Azeville et des Marestz, épouser Damoiselle d'Argouges fille de Gilles d'Argouges et petite-fille de Guillemette de Foligny, Dame de Granville.

Les archives de Tournebu nous permettent de montrer que ce prêtre éminent, licencié " in utroque jure " n'attendit pas à être vicaire général pour s'intéresser aux affaires de sa famille. Quant à l'élévation de ses sentiments, il suffit pour l'apprécier de lire son Testament qui date de 1528, alors qu'il était encore dans la force de l'âge :
" Moi Guillaume de Grimouville, prêtre, désirant de toutes mes forces, comme il convient, voir affermir les catholiques dans la Foi, l'Espérance et la Charité, en vue de mériter la grâce et la miséricorde de Notre seigneur Jésus-Christ qui nous a rachetée de son précieux sang, gravement pénétré de ces choses, j'établis mon Testament ou codicille, en déclarant qu'il ne faut pas donner foi à aucun autre par moi fait antérieurement.

D'abord, je supplie qu'à mon décès, mon cadavre soit déposé dans une sépulture ecclésiastique avec les catholiques, sans aucune pompe funéraire mais aussi religieusement que faire se peut, avec un service des défunts le jour même de ma mort ; selon l'usage, je veux que tous les prêtres y assistant reçoivent conformément à une louable coutume chacun 2 tz pour toute messe, qu'ils la célèbrent au lieu de ma sépulture ou ailleurs pour éviter trouble scandaleux ou indévotion. Je veux que mes dettes soient intégralement payées. Je lègue aux églises paroissiales ou conseil de fabriques, à savoir Ste Marie de Granville, 1O L tz, Ste Marie de Tamerville 5 tz, Ste Marie de Liesville pareille somme. Je veux que chaque jour pendant un an, à partir de mon décès une messe soit célébrée pour le salut de mon âme. D'autres aumônes prises sur mes biens seront faites, j'en laisse l'ordonnancement à mon exécuteur qui est Jean de Grimouville fils naturel et légitime de mon frère aîné Jean de Grimouville que, pour certains motifs, je laisse de côté. Et auquel Jean de Grimouville, fils de mon frère, choisi pour être l'exécuteur de ce testament, à lui seul je donne et je laisse tous et chacun de mes biens, à charge d'exécuter de qui précède. Qu'il dispose du reste, partie en ausmosne pour procurer à ses frères et sœurs le vivre et le vêtement, et l'autre partie pour ses besoins personnels... Pour la force de cet écrit, expression de ma dernière volonté et pour confirmer chacune des choses qui y sont contenues, je signe de mon signe manuel, ci apposé ce présent testament, entièrement écrit de ma main, l'an 1528, le 21 jour d'août. "

signé: de Grimouville.

 
 
 

C'est en 1538, dit Toustain de Billy que Guillaume de Grimouvllle, chanoine de Coutances, commence d'entrer dans les affaires par être vicaire général substitué. Le 23 novembre 1542, Guillaume de Grimouville résigne purement et simplement son bénéfice de curé de Tamerville. Il est remplacé à cette cure par son neveu Guillaume de Grimouville. Après six années de contestation, le jeune Guillaume gardera la cure jusqu'à sa mort en 1580. En 1549, le vicaire général prend possession du siège de Coutances au nom du nouvel évêque Payen d'Esquetot.

 
Sous Jean II de Grimouville apparaît dans la paroisse de St Germain une nouvelle famille les P A S S E M E R dont la descendance perpétuée jusqu'au XX éme siècle.
 

  • Frédéric et Albert Passemer. au village de la Queue.
  • Pierre Passemer au Mont Perret
  • Alexandrine Passemer dame Lefrançois.
  • Marie Passemer dame Gibert à la Bréviére

Fin 1543 ou 1544, mort de Jean I de Grimouville. La pierre tombale, disparue lors de la transformation du chœur de l'église en 1897, se trouvait côté de l'évangile, vers le milieu, formant pavé prés de la muraille.

Fin 1546,Maistre Robert Bavent meurt ainsi que Thierry Bavent, en 1549 ; l'héritage va être acheté par l'une des héritières a sa sœur pour être donné aux de Grimouville en 1549. B avent mais pas la Bouessaye qui échut à Adrien Dursus, écuyer, fils du Seigneur de Lestre.

1549, année où commence l'apogée de la puissance de Guillaume de Grimouville. En 1551, Mgr Payen d'Esquetot, venant dans son diocèse de Coutances le confirme comme Grand Vicaire. Puis Etienne Martel, nouvel évêque de Coutances, l'établit grand vicaire et c'est en qualité de son procureur que Guillaume de Grimouville prît possession pour lui de l'évêché le 3 décembre 1552.
Le 2 février 1553, Guillaume reçoit les lettres de vicaire général.

Messire Guillaume de Grimouville se lie d'amitié et d'intérêt avec le seigneur du Mesnil au Val, le Sire de Gouberville.

En 557, Jacques de Grimouville devient Abbé commendataire de St Sauveur le Vicomte : il en était le 35 éme Abbé, d'après la "Gala christiania" le 37 éme selon d'autres. Ses grandes occupations ne l'empêchent pas d'entretenir en dehors de son Abbaye, des relations avec ses amis et membre de sa famille.
C'est ainsi qu'en 1562 nous le voyons assister au traité de mariage de sa nièce Marguerite de Grimouville. Pendant son règne Jacques de Grimouville eut à faire trois présentations à la cure de St Germain de Tournebu.

1562, Maistre Gilles Bourdée.
1570, Maistre Roger Ravenel.
1571, Maistre Guillaume de Grimouville, chanoine de Coutances et curé de Tamerville.

En 1560, Jean II de Grimouville fait aveu de sa terre et seigneurie. Au moment où il s'acquittait ainsi vis du Roi de ses devoirs de vassalité, il eut une autre grosse préoccupation : la liquidation de la succession de son frère, Maistre Jacques de Grimouville, abbé de St Sauveur le Vicomte, décédé le 17 novembre 1573. Entre autres dispositions testamentaires, ce Seigneur Abbé laissait deux fondations L'une d'obit et l'autre concernant la création d'une école à St Sauveur. Il fut inhumé dans son Abbaye au pied du maître autel avec cette inscription :

"  Jacobus de Grimouville, presbyter dum viveret, Abbas commendatorius qui obiit 17 novembris 1573. "

L'année qui suivit la mort de Maistre Jacques de Grimouville fut particulièrement agitée dans le Cotentin, par le fait des Huguenots tentant de nouveau d'en prendre possession. Alors que le fameux Colombiéres, avec ses bandes s'emparait de St Lo, le comte de Montgommery, débarqué le 11 mars 1574 à Linvinville, occupait successivement Carentan, les Ponts d'Ouve, le Pont-l'abbé, St Sauveur le Vicomte ... et bientôt arrivait devant Valognes ,défendu par le capitaine Cartot. Quinze jours durant il parcourt et ravage le pays jusqu'aux portes de Cherbourg où il pille l'abbaye du Vœu. On sait la fin de cette audacieuse équipée. Le 9 mai, poursuivi par Matignon et ses lieutenants, Montgommery s'enfermant dans le château de Donfront, et, le 27,il était réduit à capituler. Conduit à Paris et condamné à mort, Montgommery fût exécuté en place de Grèves.
Le 26 juin 1574. Le 18 juin suivant, Colombiéres, a son tour, succombait à St Lo.

C'est à l'occasion de ces luttes fratricides que, en 1574 et 1575, des subsides extraordinaires furent prélevés, par ordre de l'autorité royale sur le clergé de France. Pour sa part l'Abbaye de Notre Dame du Vœu était taxée à 700 L.tz et pour se libérer, elle dut vendre son fief d'Auvers à St Germain.
L'origine de ce fief, constitué dans la deuxième partie du III éme siècle par les frères Robert et Richard d'Auvers, seigneurs de Tournebu, confirmé et accru par les seigneurs et suzerains de St Sauveur le Vicomte, Léticie Néel, veuve de Jourdin Taisson et son second fils Roger Taisson vers 1179 et Jean d'Harcourt en 1284. La mise en vente du fief d'Auvers eut lieu à Coutances le 29 novembre 1575.
Le chanoine de Grimouville, curé de Tamerville mourut au début de 1580,impossible de savoir si ce fût à Coutances ou à Tournebu.

Déjà fort délaissé à la fin du XVI éme siècle, après la mort de Messire Guillaume de Grimouville, curé de Tamerville et de St Germain, le manoir de Tournebu le fut encore davantage au XVII éme siècle par Jacques de Grimouville dont la résidence habituelle était le château de Nacqueville. Il semble bien que ce seigneur ne fit à Tournebu que des séjours passagers pour lesquels il s'était réservés ainsi que le montrent divers baux, les chambres et le salon, tant au-dessus de la petite salle que des celliers. L'une des chambres en garde le souvenir et s'est appelée longtemps "  la chambre du Chevalier ".
A partir de cette date le nom s'écrit avec un "  Y " .

En octobre 1606, Jacques de Grymouville est à Rouen pour s'y faire recevoir Maistre particulier des aux eaux et forets au bailliage du Cotentin, malgré la présentation de Jean de Tourlaville.

Le 1 er mars 1609, baptême à Huberville de Jacques de Cussy, fils de Baptiste de Cussy, seigneur du lieu, nommé par Jacques de Grymouville.
Même cérémonie en 1609, à Valognes.

En 1613, meurt le curé de Brix, Pierre de Grymouville, frère de Jacques.

En 1626, trois ans après qu'il eut acquis le domaine de Filebec, le sieur de Beauchamps, écuyer, dut les rétrocéder moyennant remboursement à Jacques de Grymouville, sur clameur de ce seigneur qui le lui laissa à simple titre de fief.

A sa charge de Maistre aux Eaux et Forests au Baillaige du Cotentin depuis 1606, Jacques de Grymouville, seigneur de Tournebu et châtelain de Nacqueville joignait de plus en 1625, celle de Capitaine garde-côtes à la Hague.

Jean de Grymouville est nommé curé de Querqueville le 18 février 1606. En 1615, il est présenté et nommé par les bourgeois de Cherbourg et reçoit collation du prieuré de Cherbourg (Maison-Dieu de cette ville ), bénéfice qu'il garda jusqu'à sa mort. D'après Toustain de Billy, Jean de Grymouville, par acte du 13 novembre 1623, de Thomas Bourgoin, évêque de Coutances, fût établi official de Valognes et grand vicaire dans toute l'étendue de cette officialité En 1629, l'official Jean de Grymouville préside une commission d'enquête pour la béatification du vénérable prestre Thomas Hélye. Il décède en décembre 1638.
En 1626, un événement vient resserrer l'alliance des familles de Grymouville et Le Bourgeois.
Jacques le Bourgeois, jeune châtelain d'Octeville l'Avenel épouse sa cousine germaine Charlotte de Grymouville. Jacques le Bourgeois était le fils de Jean le Bourgeois marié à Demoiselle Françoise de Mouy, sœur de Charlotte de Mouy, dame de Nacqueville et mère de Charlotte de Grymouville.

Anoblis en 1507 en la personne de Robert, père de Jean et patron d'Héauville, de Nicolas, seigneur de Gruchy en Gréville, et de Jacques, sieur de Ste Croix à la Hague.

Les Le Bourgeois portaient "d'argent au croissant de gueules posé en cœur, accompagné d'hermines sans nombre.

C 'est vers la fin du XVI éme siècle que Jacques Le Bourgeois seigneur de Ste Croix, marié à Damoiselle Jeanne de Ste Mére-Eglise, avait acheté des Pellevey, l'antique Seigneurie et Terre des Avenel.

En 1567, Jacques Pellevey, esc. fils de feu Jean Pellevé, le second mari de Jeanne Faucon, veuve de Thomas Laguette, vicomte de Valognes, faisait hommage pour son fief d'Octeville l'Avenel.

Mort de Jean Le bourgeois, mai 1608. Jean le bourgeois, fils de Jacques, marié avec Françoise de Mouy, morte quelques mois auparavant en 1607, ainsi que sa mère Jeanne de Ste Mére-Eglise. Les archives de St Pierre-Eglise disent : " Jean Le Bourgeois, seigneur d'Octeville l'Avenel, en interceptant un cartel de provocation, avait préservé le seigneur de Grey, lieutenant de Matignon à Cherbourg, d'un guet-apens dans la forêt de Brix où Jean du Boulay voulait l'attirer pour l'assassiner. Celui-ci, furieux de ce contretemps, se rendit à Cherbourg le 16 mai 1608, escorté de Chardin Julien, dit Sordeval et de plusieurs autres. Il rencontre Le Bourgeois dans la rue de la trinité en compagnie de son cousin germain Robert Hervieu, seigneur de Courcy et se précipite sur lui l'arme au poing, en vomissant contre sa famille les injures les plus grandes. Le Bourgeois, en parant les coups de sa main gauche gantée, s'embarrassa dans ses éperons et tomba à la renverse. A l'instant du Boulay lui perça la gorge et le tua net. Hervieu voulut porter secours à son cousin ; Sordeval et du Boulay se ruèrent sur lui. Il tira l'épée et laissa le meurtrier sans vie sur la place ".

Le Corps de Jean Le Bourgeois fut transporté à Octeville et inhumé dans le chœur de l'église à côté de son épouse et de sa mère. Longtemps le deuil régna au manoir seigneurial d'Octeville jusqu'au jour où Demoiselle Charlotte de Grymouville, devenue Dame de Octeville en lieu et place de sa tante, vint égayer de ses grâces et de sa bonté.

Type accompli des grandes Dames chrétiennes du XVII éme siècles et dont un tableau de l'église à conservé les traits. Madame d'Octeville se complut, en maintes circonstances à remplir le rôle de parraine, non seulement prés des enfants de sa famille, mais aussi de ceux des paysans de ses Terres et des employés de sa maison. Toutes les mères du voisinage semblaient ambitionner l'honneur de l'avoir pour marraine de leurs filles. A Octeville, à St Germain comme à Nacqueville, on ne rencontrait que Charlotte. Les registres de catholicité nous en fournissent de nombreux exemples dans le genre de celui-ci. "  A St Martin d'Audouville, 26 juin 1650, Charlotte Dursus, fille de N.H. Jacques Dursus, esc Sr de la Boissaye et de Demoiselle Charlotte Le Bourgeois, nommée par Madame d'Octeville. "
Louis de Grymouville, futur Marquis de la Mailleraye, était qualifié de "seigneur de Tournebu ". Même du vivant de son Père, comme le prouvent les différents actes : " Louis, fils de N. H. Richard de Belleville, esc a esté nommé par N.H. Louis de Grymouville, esc sieur de Tournebu, le 26 mars 1635 ". Registre d'Alleaume.

Maître des eaux et forêts au bailliage du Cotentin, Chevalier fort riche, Jacques de Grimouville apparaît, en ces année, avec des allures de grand Seigneur, qui se manifestent jusque dans un contrat de fief de terres possédées par lui à Morsalines non loin du rivage.

C'est en 1635 que, pour la deuxième fois, Jacques de Grimouville nous est apparu avec la qualification de Chevalier, sans pouvoir dire depuis quelle date ce titre lui appartenait.

En octobre 1637, toujours acquéreur de rentes et de terres le Seigneur de Tournebu achetait en octobre 1637, de son ami Nicollas Michel esc seigneur de Beauchamp, de St Germain, un ténement de huit vergées sis au Lieu dit de St Germain et tenir de la Seigneurie de la Brisette.

En l'année 1638, le 10 juillet, en l'église de St Martin d'Audouville, Jacques de Grymouville, encore une fois parrain, donnait le nom de Jacques au fils nouveau-né de Jacques Dursus, esc seigneur de la Boissaye et de Charlotte Le Bourgeois.

Jusqu'à sa mort arrivée en novembre 1640, aucun autre Souvenir, relatif à ce Seigneur ne nous a été conservé. Son décès est enregistré en ces quelques mots au mémorial de catholicité de la paroisse St Laurent de Nacqueville : " Noble Seigneur Jacques de Grymouville a esté inhumé dans le cœur (sic) de l'église, le lundy XII éme jour de novembre 1640 ;"

 
Les nombreux contrats d'acquests au nom des Grymouville, montrent bien que la fortune de l'arrière petit-neveu de Miastre Guillaume de Grymouville, l'ancien vicaire général de Coutances, devait être considérable on en trouve confirmation dans l'état de la noblesse du Cotentin, présenté à Richelieu en 1640, et faisant connaître l'effectif que, les nobles des six vicomtés du " Grand Bailliage de Cotentin " pouvaient mettre en ligne lorsque le Ban et l'arrière ban les conviait à la défense du Royaume.

Aux paroisses de la Vicomté de Valognes, se lit en effet : - St Gernain de Tournebu : - appartient au Sieur des Maraitz qui porte le nom de Grymouville, bonne et ancienne famille de laquelle ont esté les barons de Larchant, chevaliers du St Esprit, capitaines des Gardes du corps soulz le Roy Henry Troisième ; celui-ci est un vieil homme, habile en affaire, Maistre des Eaux et Forets en la Vicomté. Avare, riche de 20 000 L. tz de rente de feu Messire de la Mailleraye. Avait épousé la sœur de feu Messire de la Mailleraye, lieutenant pour le Roy en Normandie... dont est sorti un seul fils, guidon des Gendarmes de Monsieur le Cardinal, homme de cœur, d'esprit lourd(sic) et de petite entreprise qui a hérité d'autres 20 000 L. tz de rente du feu sieur de la Mailleraye.

- Octeville l'Avenel : Jacques Le Bourgeois, esc. sgr et patron du lieu, porte l'épée, peut servir, riche de 3000 L. tz de rente... a espouzé la fille du sieur des Marestz, nièce de M. de la Mailleraye,

 
- St Germain de Tournebu : - Nicolas Michel, esc, homme povre et de peu de considération. Richard Michel, esc, de mesme ; Thomas et Adrien Michel, ezcuiers frères, de mesme ; Guillaume Michel, esc, id.

Les Passemer, reconnus nobles en 1598, sont passés sous silence. De fait à partir de la deuxième partie du XVII éme siècle, eux-mêmes ne sont plus dits "écuyers ".

- Huberville : Guillaume Vaultier, esc. Sr de Franqueterre, homme ancien, a deux fils dont l'ung est escuier du comte de Thorigny, riche de 700 L. tz de rente.

 
Quoiqu'il en soit des appréciations plutôt bizarres portées par le rédacteur du " Rôle de la noblesse du Bailliage de Costentin " tant sur Jacques de Grymouville que sur son fils, il se trouve que ce dernier, Louis-Pierre de Grymouville, unique héritier du Seigneur de Tournebu et de son oncle maternel et parrain Louis de Mouy, marquis de la Mailleraye, était riche do 40 000 L. tz de rente à la sort de son père.

Louis de Grymouville, devenu lui-même Marquis de la Mailleraye, en héritant de son oncle, succéda aussi de son père dans la charge de Maistre es eaux et Forests, au bailliage du Costentin. On trouve en effet aux archives de la Manche, - H 41O4 une sentence rendue par Louis de Grymouville, seigneur et châtelain de Nacqueville, des Marests et des St Germain de Tournebu, portant en 1641, que "les jugeurs, voyeurs, et vavasseurs défaillants et non légitimement excusés, demeureront condamnés, pour non comparence aux jours synodaux, chacun en soixante sous d'amende... ".

Les de la Mailleraye dont le titre et la fortune se trouvèrent ainsi transportés dans la Maison des de Grimouville, branche de Tournebu, vers 1640, portaient : de gueules fretté d'or de six pièces.

 

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Messire Louis de Grymouville devait être, à Tournebu, le dernier anneau de la lignée quatre fois séculaire des d'Anneville- de Grymouville. Le château de la Mailleraye, ayant été avec Paris, le lieu de leur résidence habituelle, leurs terres de Basse-Normandie, confiées à l'administration de procureurs, les voyaient rarement et tout comme le manoir de Tournebu, le château de Nacqueville, semble bien avoir été fort délaissé depuis la mort de Jacques de Grymouville. Le Marquis de la Malleraye avait cependant de la famille dans le Cotentin. Sa sœur Charlotte de Grymouville était toujours Dame d'Octeville où en mai 1657, à la mort de son mari Jacques Le Bourgeois, leur fils aîné Louis marié à Damoiselle Marie-Hélène du Mesnildot, devint seigneur et patron d'Octeville l'Avenel.

Le 1 février 1646, par contrat passé devant Gallot à Valognes, "Jacques le Bourgeois, seigneur et patron d'Octeville, avait fondé en la chapelle de la Victoire pour le 7 octobre, l'office de N.D. de la Victoire, première et deuxième vespres, matines et laudes et la Messe haute à diacre et sous-diacre, pour ce donna 10 L. tz de rente foncière : au curé 2 L. pour lui et son droit de chapelle, le surplus pour les prestres s'avoir 2 L à chaques vespres et 4 L. à matines, à Laudes et à la messe. On Chantera aussi l'antienne Memorae avant la messe et toutes les fois qu'on ira en procession à ladite chapelle.

Jusque' en 1643, cette Chapelle fort ancienne était connue sous le nom de chapelle du Castelley ou du Casteler ou encore du Castiller. Ce vocable " N.D. de la Victoire" date de la célèbre mission du P.. Eudes à Valognes en 1643.

 
 
C'est vers 1664 que Messire Louys Pierre de Grymouville, Marquis de la Mailleraye, passa de vie à trépas. Nous ignorons comment il avait pu laisser si obérée l'immense fortune laissée par Jacques de Grymouville. Son fils Louis mourut sans postérité à une date que nous ignorons, et en l'année 1687,Messire Bon Thomas Castel, marquis de St Pierre, devenait acquéreur de la Terre et Seigneurie de St Germain de Tournebu.

 
 
 

REF 043 Le Site Du BLASON - lettre F ------ http://www..........................



f
...
Fort (Le)
en Normandie. D'argent au croissant de gueules, accompagné de trois merlettes de sable, 2 et 1.
Fort (Le)
en Normandie. De gueules au chevron d'or, accompagné de trois croissants d'argent.
Fort
en Provence. D'azur au lion armé d'une massue; le tout d'or.
Forteau. D'azur au chevron d'or, accompagné de trois oiseaux du même.
Fortescu
en Normandie. D'argent à trois bandes d'azur.
Fortescue
en Angleterre. D'azur à la bande engrêlée d'argent, coticée d'or.
Fortet. D'or à une croix aux extrémités pattées de gueules, chargée en abîme d'une rose d'argent, cantonnée en 1 et 4 d'une grappe de raisin et en 2 et 3 d'un livre ouvert, le tout de pourpre. AIMER - AGIR. (©AFE)
Fortia
en Provence et en Touraine. D'azur à une tour ronde, crénelée de quatre pièces d'or, maçonnée de sable et posée sur un tertre de six coupeaux de sinople.
...

REF 044 Sainte-Marie-du-Mont - Notes historiques et archéologiques


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NDLR : texte de 1873, Voir source en bas de page.

Sainte-Marie-du-Mont, Sancta Maria de Monte.
La paroisse de Sainte-Marie-du-Mont doit son nom à son église dédiée à la Vierge Marie, et à sa situation sur un point très-élevé, d’où l’on découvre un des horizons les plus vastes et les plus variés du Cotentin.
L’église paroissiale de Sainte-Marie-du-Mont est cruciforme, et se compose du chœur, d’une nef avec bas côtés, d’un transept et d’une tour. Elle présente des caractères d’architecture appartenant au roman du XIe ou XIIe siècle, et au style ogival des XIIIe, XIVe et même XVIe siècles.
La nef, sauf les retouches ou additions, est du XIe siècle. On remarque, dans le mur méridional, des assises de maçonnerie en arête de poisson, et une porte d’un caractère roman. Les fenêtres qui primitivement éclairaient cette partie de l’église étaient petites et étroites à l’extérieur et ébrasées à l’intérieur. Il existe dans le bas côté sud une ogive romane ornée de zigzags. Les modillons qui ornaient le haut des murs et qu’on voit encore, présentent des figures grimaçantes, des têtes grotesques et autres sujets appartenant évidemment à l’époque romane. On remarque sur un des chapiteaux un centaure qui décoche un trait contre un cerf dont il n’est séparé que par un arbre : c’est sans doute un sujet symbolique. Sur un autre, c’est Jésus-Christ nimbé que soutiennent deux anges : il porte d’une main sa croix et bénit de l’autre ; à ses côtés se tiennent saint Pierre et saint Paul, qu’on reconnaît l’un à ses clefs, l’autre à son épée. Sur un autre, c’est l’avarice figurée dans un homme qui tient à la main une large bourse, et qui semble interroger un dragon ailé qui se tient près de lui. L’avarice ainsi symbolisée se trouve souvent sur les chapiteaux des églises du XIe siècle.
La nef communique avec les bas côtés au moyen de plusieurs grandes arcades cintrées. Ces nefs latérales, sauf les retouches, sont aussi du XIe° ou XIIe siècle.
Le chœur voûté en pierre est du XVIe siècle.
Un clocher composé d’une tour carrée reposant sur quatre piliers s’élève au-dessus du transept. La tour devient octogone, et se termine par une coupole qui, renversée par la foudre, a été reconstruite il y a quelques années. Cette tour, dans sa partie inférieure, accuse le XIVe siècle ; mais la partie supérieure depuis l’octogone est du XVIe siècle.
Plusieurs fenêtres offrent des armoiries qui appartiennent aux familles
Aux Epaules et Beaugendre.
Sous le chœur de l’église, il existe une crypte, caveau funéraire, qui renferme les restes des membres de la famille
Aux Epaules, et notamment ceux de Henri-Robert Aux Epaules, capitaine des gardes de Henri IV, et lieutenant-général de Normandie ; de Jean-François de la Guiche Saint-Géran, maréchal de France, et de Suzanne Aux Epaules, sa femme ; de Marie de la Guiche, leur fille, mariée à Charles de Levy, duc de Ventadour.
On remarquait, avant la révolution, dans cette église un groupe en marbre représentant
Henri-Robert Aux Epaules, accompagné de deux gardes à genoux sur un coussin, dans une attitude suppliante, les mains jointes sur la poitrine et couvertes de leurs gantelets. Ce monument fut arraché au vandalisme révolutionnaire et conservé par un ami des beaux-arts.
L’une des cloches porte l’inscription suivante :

D. S. A. TRÈS HAUT, TRÈS PUISSANT ET TRÈS ILLUSTRE PRINCE
CHARLES DE ROHAN, PRINCE DE ROHAN, DE SOUBISE,
D’EPINOY ET DE MAUBUISSON, PREMIER BEER ET CONNÉTABLE
HÉRÉDITAIRE DE FLANDRE, COMTE DE SAINT PAUL, DE VENTADOUR,
DE TOURNON ETC, BARON, SEIGNEUR CONSERVATEUR ET
FONDATEUR DE L’ÉGLISE ET PAROISSE DE SAINTE-MARIE-DU-MONT,
REPRÉSENTÉ PAR FRANÇOIS DESPORTES, ÉCUYER, SEIGNEUR ET PATRON
DE GOUBERVILLE ET MARIE-THÉRÈSE MASSON, SON ÉPOUSE,
M’ONT NOMMÉE MARIE, EN 1737. NOUS AVONS ÉTÉ REFONDUE
A LA DILIGENCE DE NOBLE HOMME LOUIS SYMON DE FRANQUEVILLE
ET DE MESSIRE CHARLES LESIEUR, PRÊTRES.

Au bas de cette cloche, on lit ces mots :

ECCE MARIA VOCOR, SUM PRIMA ET SACRA MARIAE ;
LAUDO DEUM VERUM, FULMEN FUGO, FESTA DECORO,
DEFUNCTOS PLORO, PLEBEM VOTO, C0NGREG0 CELRUM,
CUNCTAS ET SEMPER RAPIDI SONO TEMPORIS HORAS.

Il y avait dans la paroisse deux chapelles ; l’une était désignée sous le nom de chapelle des lépreux ou des ladres. Elle était sous le vocable de saint Antoine ; le curé en avait le patronage ; elle a existé jusqu’au commencement du XVIIe siècle.
L’autre chapelle était sous le vocable de sainte Marie-Madelaine ; elle a dû, dans le XVIe siècle, en remplacer une qui datait du XIe siècle : on trouve dans ses environs des restes de construction. On s’y rend en pèlerinage dans les temps de maladies, de sécheresses ou de calamités publiques.
L’église de Sainte-Marie-du-Mont dépendait de l’archidiaconé du Cotentin et du doyenné du Plain. Le patronage appartenait au chapitre de
Coutances, et le curé qu’il présentait était archiprêtre, et jouissait à ce titre de plusieurs privilèges. Les dîmes appartenaient à l’évêque et au chapitre de Coutances, qui étaient les gros décimateurs. Cependant les abbés de Blanchelande, de Montebourg et de Saint-Wandrille avaient chacun un trait de dîme. Le trésor de l’église avait la dîme de la partie de la paroisse nommée Etaville ; le seigneur du lieu avait la 12° gerbe.
En 1665, le patronage appartenait à l’archiprêtre ; l’évêque et le chapitre avaient les dîmes et payaient les décimes et les charges. La cure valait 400 livres avec les novales en sus. Le curé, plus tard, obtint, en outre, le quart des dîmes que percevaient l’évêque et le chapitre.
La paroisse qui nous occupe est appelée
Poupevilla, dans le pouillé du diocèse de Coutances, rédigé dans le cours du XIIIe siècle, et désignée sous le nom de Sainte-Marie-du-Mont, dans celui du XIVe siècle. Aujourd’hui Poupeville n’est plus qu’un hameau de la paroisse de Sainte-Marie-du-Mont. Son église abandonnée, et en partie ruinée, a servi à des usages domestiques. Cet abandon remonte sans doute à l’époque où l’église de Sainte-Marie-du-Mont put réunir tous les paroissiens.
Les domaines de Poupeville et de Varreville paraissent avoir appartenu, au XIe siècle, à
Robert de Vieilles, fils d’Onfroy. Ce fut à sa prière que Guillaume, duc de Normandie, transféra à l’abbaye de Saint-Wandrille les églises qu’il avait précédemment données à ce seigneur, et au nombre desquelles figurent celles de Sainte-Marie-de-Poupeville.... et S. Mariae de Popevilla. [1]
Le pape Eugène III, confirmant, en l’année 1145, à Algare,
évêque de Coutances, les biens de sa cathédrale, mentionne Poupeville en ces termes : ecclesiam Sanctae Marie de Pupevilla, cum cimeterio, decimis, terra Radulphi de Spalda et aliis pertinentiis. [2] Cette paroisse est ainsi nommée dans plusieurs actes de donations ou de confirmations.
Henri II concéda les terres de Poupeville et de Varreville à
Richard de la Haie ; on voit, en 1190, Richard Coeur de Lion, donner à Richard du Hommet et à Gille, sa femme, Poupeville et Varreville. [3]
Les fiefs, terre et seigneurie de Poupeville dépendaient de l’ancienne baronnie de la Luthumière. Cette seigneurie, appelée aussi
le Lorey, avait une basse justice, exercée par un sénéchal que le seigneur nommait. Ce fief du Lorey devait un oiseau de rivière et deux tiers de poule.
Un autre grand fief dépendant aussi de la baronnie de la Luthumière, était l’ancienne seigneurie de Sainte-Marie-du-Mont, appelée la seigneurie de la Rivière, sous la chatellenie de la vicomté de
Carentan. C’était un plein fief de haubert, avec basse justice, cour et usage, exercée par un sénéchal, nommé par le seigneur ou la dame du lieu. Cette seigneurie avait aussi un marché chaque semaine, trois foires annuelles et le patronage honoraire de l’église de Sainte-Marie-du-Mont.
Le domaine et le château de Sainte-Marie-du-Mont ont appartenu à une ancienne et puissante famille nommée
Aux Hunières ou Aux Epaules, ad Huméros.
En 1095, un membre de cette famille, le sire
Aux Epaules, suivit Robert Courte-Heuse, fils du Conquérant, lorsqu’il partit pour la croisade avec grant foison de chevaliers, barons et aultres gens de Normandie. [4]
Un autre épousa
Denise de la Haie, et un de leurs fils épousa, en l’année 1253, Luce du Hommet, fille du connétable héréditaire de Normandie.
Un Philippe
Aux Epaules fut fait chevalier à la bataille de Crécy. [5]
Un autre membre de la même famille fut aussi fait chevalier à la glorieuse bataille de Marignan, que François Ier gagna, le 15 septembre 1515, sur les Suisses et Sforce, duc de Milan.
Cette famille, pendant plusieurs siècles, s’allia aux plus grandes maisons de France. Ses membres figurèrent dans les guerres où les appelèrent les intérêts et l’honneur de la France. Ils se montrèrent les bienfaiteurs des églises et des abbayes ; mais ceux qui vécurent à l’époque des guerres de religion, dans le XVIe siècle, oublièrent la conduite et les exemples de leurs aïeux, et se déclarèrent les ennemis de la religion. Une salle de l’ancien château servit de lieu de réunion ou de prêche aux protestants.
Le château de Sainte-Marie-du-Mont était un des plus anciens du pays ; il avait donjon, fossés, ponts-levis, grande cour et colombier au milieu ; quelques parties encore existantes du château, qui a remplacé celui du XIe siècle, datent du XIIe siècle. [
6]
Après la famille
Aux Epaules, les principales familles de Sainte-Marie-du-Mont, furent les Fortescu, les Osbert, les Beaugendre dont le château, connu sous le nom de château Saint-Martin, n’existe plus.
Suzanne Aux Epaules, dame de Sainte-Marie-du-Mont, y fonda, en 1610, une maison d’école ; et la duchesse de Ventadour, en 1688, un hospice pour les pauvres, desservi par des religieuses.
Les armes de
la famille Aux Epaules étaient d’or à la fleur de lis de gueules remplissant tout l’écu. [7]
Philippe VI, en 1346, donna à son
amé et féal écuyer, Guillaume Pocaire, une terre que Godefroy d’Harcourt, possédait à Sainte-Marie-du-Mont, et qui pouvait valoir, dit l’acte de donation, quatre-vingt-dix livres quatorze sols et quatre deniers tournois de rente annuelle.
Antiquités
La paroisse de Sainte-Marie-du-Mont avait été, sous les Romains, une localité qui était le rendez-vous de toutes les voies du Cotentin pour se rendre au passage du Grand-Vey. Aussi y a-t-on trouvé des médailles romaines, une grande quantité de tuiles et de briques gallo-romaines.
En 1823, au village de Poupeville, on découvrit, dans les décombres d’une vieille maison, une vingtaine de pièces d’or à l’effigie des rois de France Jean dit
le Bon et de Charles V, dit le Sage.
Dans un autre lieu nommé
le Quartier de la guerre, on a signalé des ossements, et parmi quelques autres objets, une lance et une épée.
En 1463,
Montfaut trouva nobles, à Sainte-Marie-du-Mont, les Fortescu, les Osbert, les de Beaugendre et messire Richard Aux Epaules, chevalier ; Jehan Fortescu, seigneur de Saint-Evremont, était, en 1400, capitaine de la forteresse des ponts d’Ouve. Richard Fortescu, en 1417, était gouverneur de cette même forteresse. En 1540, Guillaume Fortescu, sieur du Buisson, habitait encore la paroisse de Sainte-Marie-du-Mont. Cette famille portait d’argent à trois bandes d’azur.
La famille
Osbert possédait le château de la Maillardière, près de l’église de Sainte-Marie-du-Mont ; elle fit bâtir celui du Val, à Chef-du-Pont. En 1585, messire Robert Osbert était prieur, doyen et patron de Saint-Côme et Morsalines. En 1422, on trouve Guillaume Osbert, écuyer, obtenant de Henri V, roi d’Angleterre, l’office de garde des sceaux des obligations de la vicomté de Carentan. Adrien d’Osbert, seigneur du fief du Val, fit partie de l’Assemblée des trois ordres du Cotentin, en 1789. Cette famille portait d’argent, à la croix de gueules cantonnée de quatre lions de sable.
Roissy, en 1599, mentionne, à Sainte-Marie-du-Mont,
Guillaume Osbert, et Simon Bollée anobli par une charte de 1576.
En 1666, Chamillard y maintient nobles les
Beaugendre, les Osbert, et les Hautchemail dont la noblesse datait de 1543, ainsi que Jean-François Simon et Julien Tardif, qui justifièrent de leurs quatre degrés.
On trouve, en 1668,
Claude-François Beaugendre, écuyer, sieur des Essarts, et, en 1695, Robert Beaugendre, écuyer, sieur de Vaucelle. La famille Beaugendre portait de gueules au chevron d’argent, accompagné de trois coquilles d’or.
La paroisse de Sainte-Marie-du-Mont fut jadis le siège d’une cour de justice dépendant du bailliage de
Saint-Sauveur-le-Vicomte ; elle relevait de l’intendance de Caen et était le chef-lieu d’une sergenterie. En 1765, le prince de Rohan, aux droits de la feue duchesse de Vantadour, en était le seigneur. Masseville lui comptait 276 feux, et Expilly 1265 habitants. En 1871, sa population s’élève à 1413 habitants.
Source :

Notes

[1] Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, tome XI, pag. 43.
[
2] Gall. Christ., tome XI. Inst. Const. Eccl. col. 240.
[
3] Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, tom. XVI, pag. 7, n° 22.
[
4] Duchesne et la Chronique de Normandie.
[
5] Bataille où Philippe de Valois fut battu, en 1346, par Edouard III, roi d’Angleterre.
[
6] On peut consulter sur la paroisse de Sainte-Marie-du-Mont une notice historique, par M. l’abbé Louis, ancien curé de cette paroisse, et un travail plus étendu du même auteur, intitulé : Recherches sur la paroisse de Sainte-Marie-du-Mont, publié dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, tome IX, page 524, et tome XIV, pag. 190. Voir aussi un article de M. de Gerville, dans les mêmes Mémoires, tom. I, pag. 312, et ses Etudes historiques sur le département de la Manche, pag. 185, l’Histoire de l’ancienne élection de Carentan, par M. de Pontaumont, pag. 75.
[
7] Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, tome I, pag. 315.