17 July 2011

Couverture

OUVRAGE DE FAMILLE RELIÉ :
« A History of the Family Of Fortescue in All its Branches « 


Thomas FORTESCUE (Lord) Clermont

1ère édition 1664
2de édition 1880

Sommaire

Clermont_Normandie_001

Sommaire


CHAPITRES DE CET OUVRAGE
retraçant l'histoire de la famille depuis son origine,
sous toutes ses branches anglaises et dont un chapitre traite de la branche normande.
ref042contenu



pREFACE à la première édition................v

Introduction..........................................1

Chapitres
I.Les Fortefcue de Wimftone...3
II.Les Fortefcue de Prefton, et de la seconde branche de Wood...9
III. Les Fortefcue de Spridleftone...11
IV. Les Fortefcue de Cookhill et Wheatley...15
V. Les Fortefcue de Fallapit, seconde branche...27
VI. Les Fortefcue de Norreis et Wood, et Les Fortefcue de Fallapit, Première branche...44
VII. Chancelier Sir John Fortescue...50
VIII. Réponse du Chancelier Fortescue concernant certains écrits...106
IX. Les Fortefcue de Filleigh ou Castlehill...126
X. Les Fortefcue de Buckland-Filleigh...148
XI. Les Fortefcue de Dromifkin et Ravenfdale...169
XII. Les Fortefcue de Punfborne et Falkborne...234
XIII. Les Fortefcue de Salden...255

XVI. Les Fortefcue de Normandie
..448...449...450...451...452...453...454...455...456...457...458...459...460...
461...462...463...464...465...466...467...468...469...470...471...472...473...
474...475...476...477...478...479...480.
Appendice
Chartrier de Richart Fortefcu
Index général

 
Liste des preuves de noblesse.................xiii
Liste des Illustrations............................xv

Introduction

INTRODUCTION
 acc1

espaceLa famille des Fortescue, tout comme la plupart de nos anciennes maisons, est d'extraction Normande, et revendique s'être implantée en Angleterre par un compagnon ou un partisan de Guillaume le Conquérant ; connu sous RICHARD LE FORT, ou FORT ESCU comme étant l'auteur de toutes ces branches.
espaceUn ancêtre de ce soldat envahisseur était, comme nous pouvons certainement le supposer, un de ces "loups de mer " danois ou norvégiens qui à peine plus d'un siècle et demi auparavant, sous le commandement de ROLF ou de ROLLON, débarquèrent sur la côte française, se rendirent maîtres de Rouen et de la partie occidentale de la Normandie d'alors ; et qui, trente ans plus tard, aprés la défaite d'un prince breton, étendirent leur territoire vers l'ouest jusqu'à la limite actuelle de la Normandie et de la Bretagne, chassant les autochtones dans cette dernière province, et se partageant entres-eux, aux soldats comme aux chefs les terres laissées vacantes.
 
espaceLa double opération de conquète et de colonisation, fut à la fois rapide et complète ; depuis, cette contrée, reconnue plus tard comme le Côtentin et le Bessin, devint en l'espace de quelques années, bien que la dernière annexée, l'une des plus complètement normanisées, ce qui lui permit, selon les historiens, d'être considérée comme la " Normandie de la Normandie ". (1)
 
espaceIci la langue danoise et la religion païenne conservèrent leurs fondations jusqu'à la fin du X° siècle ; de même ici, les rudes chevaliers et barons, fiers de leur sang scandinave, plus pur que dans le reste du Duché et remarquables pour leur indépendance vis à vis du gouvernement de Rouen, étaient accoutumés à se rendre au combat en invoquant "Thor" plutôt que le dieu de leurs compatriotes chrétiens. (2)
 

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(1) Palgrave's History of Normandy and England, vol. ii. p. 178.
(2) Thierry, conquète de l'Angleterre par les Normands. vol. i p 206, 272.

 

acc2



Sites où les Fortescu possedaient des biens ou des résidences
 

 Sainte-Marie du Mont, Brucheville, Angoville, Francquetot, Pont d’Ouve, Coigny, Isigny, Saint-Lô, Coutances, Le Mesnil-Bus, Saint-Ebremont, Le Hommet, Marchesieux, Bonvouloir, Saint-Fromont, Le Dézert, Valognes, Barfleur, Le Mesnil-Angot, Langlet, Tourneville, Saint Germain de Tournebut, Graignes, Le Chesne, Le Mesnil-Vénéron, Mestry, Nehou, Huberville, Cherbourg, Carentan, La Vieille-Court.


espaceC'était principalement dans la partie septentrionale de cette région, que les historiens spécialistes appellent " la péninsule noble du Côtentin " (1) -- le berceau des familles Anglo-Normandes -- que les ancêtres des Fortescu semblent avoir reçu leurs parts des territoires conquis. C'est ici, en tout cas, qu'il est pour la première fois fait mention du nom ; et c'est aussi ici, à l'intérieur de quelques "associations "??? de la ville de Carentan, que, comme nous le met en évidence une abondante documentation, les Fortescu tenaient de nombreux fiefs, et occupaient de nombreuses résidences depuis les premiers temps.
espaceLa vénérable et presque unique tradition, traçant l'origine du nom, et l'établissement de la famille tant en Normandie qu'en Angleterre, se résume comme il s'en suit :
 
espaceRICHARD (2), surnommé LE FORT, un chevalier Normand, homme très fort et " échansson " (officier d'une maison royale ou seigneuriale dont la fonction était de servir à boire à la table du Prince) du Duc de Normandie, débarqua en Angleterre avec son maître en l'année 1066, et combattant dans la grande bataille de Senlac ou Hastings, sauva le Duc, qui eut trois chevaux tués dessous lui, de la charge de ses assaillants, le protégeant de son bouclier ( écu / escu ).
espaceEn rapport avec cet acte de bravoure, Richard (auparavant appelé LE FORT ; il apparaît tel FORT ou FORZ, dans les copies des parchemins sur " Battle Abbey " par Grafton & Holinshed ), était depuis lors connu sous le nom de RICHARD LE FORT ESCU. (fort bouclier / écu), " lequel patronyme" écrit Holinshed " tient son origine de la force de son écu ".
 
espacePlus tard, quand l'utilisation des devises fut introduite, les descendants de cette famille, en choisirent une en référence à l'évènement ci-dessus. " FORTE SCUTUM SALUS DUCUM " qui signifie " Un fort écu le salut des chefs ".
espaceLa tradition dit en outre, qu'aprés la conquète, Richard FORT ESCU revint en Normandie, où ses descendants de par un second fils, prospérèrent jusqu'au XVIII° siècle ; laissant derrière lui en Angleterre, son fils ainé, Sir ADAM, qui s'est aussi battu à Hastings et fut l'ancêtre des Fortescu Anglais.
 
espaceQue l'incident sur le champ de bataille eut ou non quelque fondement dans les faits, nous pouvons probablement considérer le nom de LE FORT comme déjà celui d'un nom de famille plutôt qu'un surnom acquis par ledit Richard.
espaceIl semble avoir été un soldat appartenant à la famille LE FORT, bien connue à l'intérieur et aux alentours du Côtentin dans les temps reculés. De même, un évènement comme celui-ci, dont la devise se refère, semblerait actuellement avoir pris ses sources dans de moins remarquables circonstances et semble avoir suggéré seulement les deux dernières syllabes du nouveau nom ( ES CU ) et non pas le patronyme en entier.
espaceDe quelque manière l'évènement puisse être interprété, il est absolument véridique qu'à compter d'un siècle et demi de l'invasion de l'Angleterre, le nom de FORT ESCU (E) est trouvé de part et d'autre en Normandie et dans le Devonshire ; ce nom n'étant d'évidence pas d'origine locale ou territoriale, il ne peut difficilement provenir autrement que d'un acte personnel, comme celui que la tradition nous a transmise.
 

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(1) Freeman, Norman conquest, vol i 182. 2de édition
(2) Les généalogistes français le nomment ROBERT ou WILLIAM. ref 042 / p 06